10.03.2008

Zapatero reste

1771827553.jpgJose Luis Rodriguez Zapatero reste à La Moncloa pour les 4 prochaines années. Les élections législatives de dimanche dernier ont confirmé le Président espagnol en poste. Malgrès tout, le candidat du PSOE aura une majorité un peu affaiblie. Le PSOE aura environ 169 sièges et le PPE 153. Mariano Rajoy, soutenu par François Fillon et Nicolas Sarkozy se voyait bien élu. C'était sa deuxième tentative. On se souvient d'il y a 4 ans et le malheureux attentats Al Qaida faisant près de 300 morts, les élections avaient été maintenues et le dauphin de José María Aznar avaient encaissé une belle défaite. Le PPE avait été sanctionné du fait de la mauvaise stratégie vis-à-vis de l'ETA et du mensonge d'Aznar accusant l'ETA en sachant bien qu'il ne s'agissait pas d'eux. Rappelez-vous la manifestation de réaction à Madrid où les Espagnols s'étaient réunis en criant "Hijo De Puta" contre le terrorisme. Cette année, l'ETA a encore fait parlé de lui, mais ce coup-ci, il s'agissait bien d'eux. Un raid ETA a en effet tué un politicien basque du PSOE. Zapatero a fait preuve de sang froid et a appelé à reprendre les négociations de cessez-le-feu avec les indépendantistes basques. Toutefois, les socialistes espagnols devront faire face à de nombreux problèmes émergeant sur la péninsule ibérique. Le pouvoir d'achat, tant attendu en France aurait aussi fuit l'Espagne. La montée des prix des loyers a été un des sujets de campagne les plus abordés avec son lot de promesses électorales des deux côtés. Concernant la politique européenne, seul Zapatero a abordé les sujets en cours sur la scène européenne. Les socialistes mèneront très prochainement l'adoption du Traité de Lisbonne. Sur la laïcité, le candidat du Parti Populaire Espagnol entendait remettre la famille au coeur de la société, appuyé par un nouvel ami, le Président de la Confédération Episcopale Espagnole. Jusque là ce corps religieux était calme. Mais le Pape a mandaté un ami, du coup la CE Espagnole s'est transformée en CE Italienne avec tous les aspects détestable qu'elle comporte. Mais face à Zapatero, ce sera plus difficile de se faire entendre. Et c'est tant mieux. VIVA ZAPATERO !!!!

31.10.2007

L'Espagne reconnaît légalement le franquisme

07b0d4b36091980156e3b7da59752673.jpgDepuis la mort du dictateur Franco en 1975, les partis politiques espagnoles s'étaient entendu pour ne pas parler de la guerre. Aujourd'hui, après une très belle révolution démocratique et quelques mouvements d'intellectuels comme la Movida dans les années 80, l'Espagne fait partie des grands pays démocratiques européens. C'est donc dans une suite logique que le gouvernement de Jose Luis Rodriguez Zapatero a fait voter aujourd'hui au Congrès une loi qui reconnaît la tragédie franquiste. Les vicitimes de la guerre civile seront réhabilitées et la dictature est légalement condamnée.

L'adoption de la "Loi de mémoire historique" est passé relativement sereinement. Le PSOE avait mené des consultations en amont. Pour le Sénat, ça devrait être une formalité. Le projet de loi prévoit le retrait de tous les symboles du franquisme dont les statues et les noms de rue. Le texte déclare illégitime les condamnations contre les opposants à la dictature, ouvrant la voie à des révisions de procès. Il contraint les administrations locales à financer l'exhumation des fosses communes. La loi prévoit également une indemnisation symbolique de toutes les victimes de la guerre. On estime à 500.000 le nombre de victimes pendant le conflit.

Le Parti populaire accuse Zapatero d'être "obsédé par la vengeance". Le Président du gouvernement espagnol avait fait de cette loi un des grands chantiers de son mandat. Un porte-parole du PP, a dénoncé le texte, le qualifiant d'"inutile" et de "préjudiciable à l'harmonie nationale". La vice-Présidente du gouvernement Maria Teresa Fernandez de la Vega a dénoncé la position de la droite. "Il n'y a pas une ligne de cette loi qui ne pourrait pas être pleinement soutenue par un démocrate!", a-t-elle lancé.2c9ce1790647906847009d05b707ecd6.gif

On ne peut donc que se réjouir de cette loi. Même si c'est une épreuve pour le peuple espagnol qui se trouve face à son passé, au moins les négationnistes seront condamnés sur la base de cette loi. L'affirmation de la démocratie gagnée ne peut être qu'un acte positif pour nos voisins européens d'outre-Pyrénées. Merci Zapatero et vive la démocratie !