19.11.2007

Berlusconi: le come-back?

01c446a191d96c1e443ab94044333fbb.jpgL'ancien Président du Conseil Italien Silvio Berlusconi a annoncé hier soir officieusement la création d'un nouveau parti politique à droite. Aujourd'hui encore à la tête de Forza Italia, l'ancien chef de la coalition au pouvoir jusqu'en 2006 entend redonner une dynamique à droite pour une opposition plus forte au gouvernement de Romano Prodi. Ce nouveau parti politique s'appelle Partito del Popolo e delle Libertà (parti du peuple et des libertés). On note, par le nom, l'attachement au PPE (parti populaire européen) et au nom de la coalition de droite (Casa delle Libertà). Ce nouveau parti est destiné clairement a repropulsé le président de Mediaset et du Milan AC au Palais Chigi.e775897a482d96cf2435706c52944342.jpg

Mais à droite, ce nouveau parti ne fais pas l'unanimité. Il déclenche même plus de tensions que de sentiments positifs. Le leader de AN (Alleanza Nazionale - refondation du parti fasciste) Gianfranco Fini a annoncé que ce parti n'apporte rien dans la vie politique italienne. Berlusconi s'obstine à garder le leadership de l'opposition selon Fini. Il a aussi déclaré que le fait de vouloir obstinément obtenir des élections anticipées n'a comme seule conséquence de maintenir Prodi au pouvoir, avec une "assurance vie". Fini est devenu très critique face à son ancien chef de file. Il espère de moins en moins secrètement prendre la tête de la coalition de droite aux prochaines élections. Umberto Bossi, le Président de la Lega Nord (parti sécessioniste italien, anti Sud et xénophobe), a annoncé que la création de ce parti n'aura pas pour conséquence de créer un parti unique à droite. Du côté des chrétiens-démocrates de l'UDC, Pier Ferdinando Casini a annoncé que ce parti ne changeait absolument rien: "l'interlocuteur à droite reste Silvio Berlusconi". Mais l'UDC se félicite de sa volonté de s'asseoir à la table des réformes, et notamment celle du système électoral. En effet, ils sont désormais deux à droite à soutenir un système à l'allemande pour obtenir une majorité claire tout en gardant une pluralité de partis politiques. Sauf que: en Allemagne aussi la coalition est fragile.