27.04.2008
Grand Prix d'Espagne
Cet après-midi avait lieu le Grand-Prix d'Espagne sur le magnifique circuit de Montmelo dans la banlieue de Barcelone. Mais la course n'a pas été à la hauteur de mes attentes. Pris d'un ennui mortel, j'ai failli m'endormir lorsque les accidents ont rythmé la course. Malheureusement, ce sont ces accidents qui ont mouvementé la course au lieu de duels sur la piste. Les commentaires de Lafitte, Moncet et Malbranque, toujours en manque de précision et de techniques n'ont pas fait de ce Grand-Prix ce que j'attendais.
Après une bonne qualification de Sébastien Bourdais hier qui réussissait à hisser sa monoplace poussive et vieillissante en Q2, un incident de course l'a forcé à l'abandon dans le 10è tour. En effet, Nelson Piquet, qui s'était encore sorti de piste, remontait sur la machine du Français à toute vitesse. Dans le virage 10, ça n'a pas manqué, le jeune brésilien de la Renault porte une attaque sur Bourdais. Les deux voitures vont au tapis. Quelques tours plus tard, c'est la McLaren de Heikki Kovalainen qui perd un élément à la roue avant gauche. Conséquence : le malheureux pilote finlandais est contraint à tirer tout droit à l'entame du virage 9, le plus rapide du circuit. Il se retrouvera coincé dans la barrière de pneus. La voiture médicale immédiatement sortie des stands, se rend sur les lieux de l'accident alors que le Safety Car jugule le peloton. Heureusement pour le Finlandais, il va bien et son état est stable. Mais j'ai eu sur le coup une très grosse frayeur. Nick Heidfeld, le pilote allemand de l'écurie BMW Sauber, était rentré aux stands pendant que la pit lane était fermée à cause du Safety Car. Il a donc dû s'immobiliser une nouvelle fois devant son box pour 10 secondes. Le calme reprend alors ses droits, immanquablement ponctué de cette satanée publicité. Et soudain, les commentateurs s'agitent. La raison en est compréhensible et bien dommage. Le seul qui pouvait peut-être faire vibrer cette course subi une casse moteur. Le chouchou du public, Fernando Alonso, courageusement revenu chez Renault qui manque quand même cruellement de performance, s'immobilise sur le bord de la piste en fin du virage 3. Et après des regrets bien compréhensibles, la course continue dans la litanie catalane. On verra ensuite Rubens Barrichello faire un tour sur son aileron et malheureusement l'abandon de Nico Rosberg sur la ligne des stands pour casse moteur.
Résultats : doublé des Ferrari, Raikkonen devant Massa, qui ont mené la course de bout en bout sans encombre, Lewis Hamilton termine 3è malgré l'accident de son coéquipier qui a fait peur à toute l'écurie anglaise. Le polonais Robert Kubica prend la 4è place. Mark Webber obtient la 5è place, la meilleure place d'un moteur Renault grâce à la Red Bull. Pour les points d'honneur, Button, Nakajima et Trulli. Heidfeld finit 9è, Fisichella hisse sa Force India en 10è position. Timo Glock, David Coulthard et Takuma Sato ferment la marche.
21:25 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-prix, kovalainen, espagne, alonso, renault, bourdais, raikkonen




