07.05.2008

Super Aguri se retire

1240942816.jpg"J'ai participé au championnat depuis deux ans et quatre mois avec l'écurie Super Aguri mais je suis au regret de vous informer que l'équipe va cesser toutes ses activités à partir d'aujourd'hui", a ainsi annoncé Aguri Suzuki, le directeur de la petite équipe, dans un communiqué.

L'écurie japonaise Super Aguri, en grosses difficultés financières depuis la fin de saison dernière, a annoncé mardi son retrait du Championnat du monde de Formule 1 et laisse un peloton maigrelet de 20 voitures sur la grille de départ du prochain Grand Prix, ce week-end en Turquie. Ce retrait laisse donc la F1 avec seulement 10 écuries en course, alors qu'initialement 12 écuries auraient dû participer à la saison 2008. L'écurie Prodrive avait de son côté baissé pavillon avant même de pouvoir s'inscrire, en novembre dernier. On se retrouve dans la configuration de 2004 et 2005 après le retrait de Prost Grand-Prix.

L'ancien pilote japonais devenu patron d'écurie a précisé que le non paiement d'un sponsor majeur en fin de saison passée avait placée l'écurie au bord du gouffre. L'équipe a pu lutter contre des voitures soutenues par de grands constructeurs et a marqué son premier point après seulement 22 courses, terminant à la neuvième place du Championnat constructeurs 2007, indique ainsi Aguri Suzuki. Mais le non respect d'un contrat par SS United Oil & Gas Company a conduit à un manque à gagner et immédiatement placé l'équipe en difficultés financières.
Super Aguri, première écurie 100 % japonaise créée notamment pour permettre au populaire pilote local Takuma Sato de conserver un volant en Formule 1, n'avait ainsi pu mener que trois journées de tests cet hiver quand toutes les autres équipes accumulaient des milliers de kilomètres.

1796074176.jpgL'engagement de Super Aguri, largement soutenue par Honda, était donc sujet à caution avant la première course de la saison en Australie, mais un accord de dernière minute avait été trouvé avec le cabinet de conseil londonien spécialisé dans l'automobile Magma Group.
La situation semblait sauvée mais après les trois premiers Grands Prix où les voitures maison trustaient les dernières places, Magma faisait machine arrière. Un coup de pouce ponctuel de Honda permettait bien à Super Aguri de participer au Grand Prix d'Espagne à Barcelone fin avril mais le constructeur japonais n'envisageait pas qu'une telle situation perdure. Un nouveau repreneur potentiel était annoncé : l'entreprise automobile allemande Weigl Group AG devait prendre une part "substantielle" dans l'écurie afin d'assurer son avenir sur les circuits.

Aguri Suzuki est aujourd'hui contraint de renoncer. "Je voulais juste courir", a encore regretté Aguri Suzuki, amer. "C'est un club de piranhas778802996.jpg et je ne veux plus y mettre les doigts. Je veux remercier Dieu de m'avoir donné la chance de faire ce que je voulais, mais si quelqu'un veut s'engager en F1, je lui donnerais comme conseil de ne pas le faire". L'ancien pilote, qui avait été le premier Japonais à monter sur un podium en Formule 1 (3e au Grand Prix du Japon 1990), n'envisage donc pas de retour, même s'il trouvait un appui financier dans les semaines qui viennent. Selon la réglementation, vous pouvez manquer trois courses dans une saison, mais je n'ai pas l'intention de revenir, a-t-il affirmé.

La mésaventure de Super Aguri prouve une nouvelle fois qu'il devient de plus en plus dur de se faire une place en F1 sans l'appui d'un grand constructeur automobile. Six des dix écuries sont ainsi soutenues par des marques reconnues au niveau mondial (Renault, BMW Sauber, McLaren-Mercedes, Ferrari, Toyota, Honda). Des milliardaires amateurs de sport automobile permettent à trois autres équipes d'exister (l'Indien Vijay Mallya pour Force India, l'Autrichien Dietrich Mateschitz pour Red Bull et Toro Rosso). Seule la vénérable Williams fait figure d'exception, même si son motoriste Toyota lui procure de précieux subsides.

D'après AFP et F1-live.com

27.04.2008

Grand Prix d'Espagne

127973116.jpgCet après-midi avait lieu le Grand-Prix d'Espagne sur le magnifique circuit de Montmelo dans la banlieue de Barcelone. Mais la course n'a pas été à la hauteur de mes attentes. Pris d'un ennui mortel, j'ai failli m'endormir lorsque les accidents ont rythmé la course. Malheureusement, ce sont ces accidents qui ont mouvementé la course au lieu de duels sur la piste. Les commentaires de Lafitte, Moncet et Malbranque, toujours en manque de précision et de techniques n'ont pas fait de ce Grand-Prix ce que j'attendais.

 

Après une bonne qualification de Sébastien Bourdais hier qui réussissait à hisser sa monoplace poussive et vieillissante en Q2, un incident de course l'a forcé à l'abandon dans le 10è tour. En effet, Nelson Piquet, qui s'était encore sorti de piste, remontait sur la machine du Français à toute vitesse. Dans le virage 10, ça n'a pas manqué, le jeune brésilien de la Renault porte une attaque sur Bourdais. Les deux voitures vont au tapis. Quelques tours plus tard, c'est la McLaren de Heikki Kovalainen qui perd un élément à la roue avant gauche. Conséquence : le malheureux pilote finlandais est contraint à tirer tout droit à l'entame du virage 9, le plus rapide du circuit. Il se retrouvera coincé dans la barrière de pneus. La voiture médicale immédiatement sortie des stands, se rend sur les lieux de l'accident alors que le Safety Car jugule le peloton. Heureusement pour le Finlandais, il va bien et son état est stable. Mais j'ai eu sur le coup une très grosse frayeur. Nick Heidfeld, le pilote allemand de l'écurie BMW Sauber, était rentré aux stands pendant que la pit lane était fermée à cause du Safety Car. Il a donc dû s'immobiliser une nouvelle fois devant son box pour 10 secondes. Le calme reprend alors ses droits, immanquablement ponctué de cette satanée publicité. Et soudain, les commentateurs s'agitent. La raison en est compréhensible et bien dommage. Le seul qui pouvait peut-être faire vibrer cette course subi une casse moteur. Le chouchou du public, Fernando Alonso, courageusement revenu chez Renault qui manque quand même cruellement de performance, s'immobilise sur le bord de la piste en fin du virage 3. Et après des regrets bien compréhensibles, la course continue dans la litanie catalane. On verra ensuite Rubens Barrichello faire un tour sur son aileron et malheureusement l'abandon de Nico Rosberg sur la ligne des stands pour casse moteur.

 

1248638879.jpgRésultats : doublé des Ferrari, Raikkonen devant Massa, qui ont mené la course de bout en bout sans encombre, Lewis Hamilton termine 3è malgré l'accident de son coéquipier qui a fait peur à toute l'écurie anglaise. Le polonais Robert Kubica prend la 4è place. Mark Webber obtient la 5è place, la meilleure place d'un moteur Renault grâce à la Red Bull. Pour les points d'honneur, Button, Nakajima et Trulli. Heidfeld finit 9è, Fisichella hisse sa Force India en 10è position. Timo Glock, David Coulthard et Takuma Sato ferment la marche.

22.10.2007

McLaren vient gâcher la fête

Un rebondissement comme seule en connaît la F1 : les écuries Williams-Toyota et BMW-Sauber auraient utilisé un système de refroidissement de l'essence lors du dernier Grand-Prix de la saison au Brésil. Les machines de Nico Rosberg (4è), Kubica (5è), Heidfeld (6è) et Nakajima (10è) ont eu lors de la course une température de carburant inférieur à la marge autorisée. Ce sont les relevés télémetriques opérés au moment des ravitaillements qui l'attestent. Résulat: suivant le règlement technique de la FIA, ces 4 pilotes doivent être déclassés. Conséquence: Lewis Hamilton empocherait alors les 5 points de la 4è place et serait donc le nouveau champion du monde.

McLaren a donc saisi la FIA pour faire annuler les positions des monoplaces blanches et bleues et bleues et blanches. Ainsi le protégé Hamilton récupèrerait le titre qui l'attendait au Brésil. Une aubaine pour McLaren qui ne marquera aucun point au championnat constructeur. Mais hier soir, la FIA a décidé de ne pas sanctionner! Pourquoi? On la sait pourtant bien à cheval sur les règles. Du coup, McLaren a fait appel. Räikkönen est donc un champion virtuel. Il faut attendre le verdict de la Cour d'Appel de la FIA. Elle a été convoquée en fin de mois.

21.10.2007

Räikkönen : on a vu ses dents

Ce soir, le pilote finlandais Kimi Räikkönen a remporté le Grand-Prix du Brésil et du même coup le titre mondial. Iceman est donc le nouveau champion du monde de Formule 1. Il devait absolument s'imposer pour remporter le championnat. Chose faite ! Alonso, qui pour obtenir son 3è titre consécutif, devait finir au pire 2è. Il n'a pas réussi et a terminé la course en troisième position. Hamilton, le prodige anglais de McLaren devait finir 5è pour s'imposer. Lui aussi a échoué alors qu'il partait de la deuxième place. Il a connu un problème d'électronique en début de course qui l'a relégué à la 18è place. Il s'est alors battu contre la montre et contre la stratégie ridicule de McLaren pour remonter jusqu'au 7è rang. Ses 2 points ne lui ont donc pas suffit. Avec 110 points, le finlandais de chez Ferrari gagne son titre avec un point d'avance seulement sur Hamilton et Alonso.

Le pilote brésilien Felipe Massa, qui partait en Pôle position et qui a mené le Grand-Prix jusqu'au dernier tiers, a terminé deuxième de sa course à domicile. Son coéquipier scandinave l'a dépassé à l'occasion de son dernier arrêt au stand. Contre toute attente, le finlandais decroche donc le titre !

Ce soir c'est donc la fête à Sao Paulo dans le stand Ferrari. La Vodka et la Cachaça couleront à flot. Du côté de chez McLaren, ce sera un whisky et au lit. Il va maintenant falloir travailler beaucoup pour oublier ce Grand-Prix qui promettait un titre à un pilote McLaren.  

Rendez-vous pour la saison 2008 avec le Grand-Prix d'Australie en mars. D'ici là, place aux transferts, aux reglages mécaniques et aérodynamiques et aux essais.

14.10.2007

Romain Grosjean : un nouveau champion

Lors de la dernière manche du championnat de Formule 3 Euroseries sur le circuit d'Hockenheim, le pilote français Romain Grosjean a remporté le titre européen. Le pilote de l'écurie française ASM qui en était à sa deuxième saison de F3ES cette année a réussi à succéder à Lewis Hamilton, actuel leader en F1. C'est de bonne augure pour ce jeune pilote qui a débuté en F3ES dans le team français Signature-Plus. Après une bataille féroce cette année contre le Suisse Sebastian Buemi, Romain Grosjean a fait la différence par un très bon coup de volant, une bonne gestion de la pression, une machine fiable et un bon ingénieur. Ce coktail gagnant le propulsera peut-être en GP2, l'anti-chambre de la F1. Cela dit, Flavio Briatore, le team manager de Renault F1 parle déjà de lui comme pilote essayeur pour 2008. Il est en effet suivi par la filière RDD (Renault Driver Development). Représentant de l'équipe de France, il a réussi avec l'aide de Yann Clairay, Franc Mailleux et Jean-Karl Vernay notamment à faire triompher la France sur le championnat des nations. Au niveau du championnat Rookies, c'est l'Italien Edoardo Mortara qui s'est imposé, grâce au travail de son Team français Signature-Plus et de sa maîtrise de la monoplace. Une belle saison de F3ES vient de s'achever. Il faut juste espérer la même réussite l'année prochaine aux autres pilotes français et une belle victoire tricolore lors du Grand-Prix de Macao en Novembre.