04.11.2009
Le Traité de Lisbonne entrera en vigueur le 1er décembre 2009
Enfin !! Le Président europhobe de la République Tchèque Vaclav Klaus s’est enfin décidé à signer le Traité de Lisbonne mettant ainsi fin à une décennie de tentatives de réforme des institutions européennes ! Le plus étonnant finalement, c’est la rapidité avec laquelle il s’est exécuté une fois que la Cour Constitutionnelle tchèque a rendu sa sentence. Le Traité de Lisbonne entrera donc en vigueur le 1er décembre 2009. On retiendra pour la petite histoire qu’aucune photo n’a pu être prise pendant que le président Klaus paraphait le texte européen mais selon quelques journalistes, il était vêtu tout de noir avant de faire une déclaration stupide comme il en a le secret !
Le traité de Nice de 2001 va donc enfin disparaître et laisser place au Traité de Lisbonne ! 9 ans après la déclaration de Laeken annonçant une nécessaire réforme du fonctionnement de l'Union Européenne, l'Europe sort enfin de ce processus par le haut. Certes le texte est loin de celui issu de la Convention présidée par le Président Giscard. Mais il s'agit réellement d'une avancée démocratique, historique et salutaire.
Alors que se préparent partout en Europe les célébrations des 20 ans de la Chute du mur de Berlin, événement hautement symbolique pour l’unité européenne, voire le plus symbolique, il faudra maintenant retenir le 3 novembre 2009 comme la date qui fait entrer l’Union Européenne dans une nouvelle ère. C’est tout simplement un événement historique que nous vivons. La volonté de construire encore et toujours l’Europe a tenu tête au scepticisme et au nationalisme des dirigeants européens les plus hostiles à l'idéal fédéraliste. Nous devons nous réjouir. Il s’agit de notre victoire ! La victoire des tous les Européens !
Espérons que l’Europe pourra désormais aller de l’avant sereinement en évitant les trop nombreuses embuches du passé ! Espérons que l’Europe fédérale puisse triompher aussi rapidement que l’Europe le pourra ! Espérons enfin que les citoyens européens sauront apprécier cette nouvelle Europe et que l'Union Européenne saura mieux se faire apprécier de ses citoyens !
Quelles peuvent être les prochaines étapes ? Quelques propositions dans le désordre :
1- L'élection au suffrage universel paneuropéen direct du Président du Conseil Européen.
2- Faire du 9 mai et du 9 novembre des jours fériés partout en Europe.
3- Retravailler le mode de scrutin du Parlement Européen pour rendre cette élection plus claire et plus populaire.
4- Réinsérer les symboles de l'Union Européenne dans les traités.
5- Continuer l'élargissement en intégrant notamment la Croatie, l'Islande et la Norvège.
6- Approfondir les politiques sociales et environnementales de l'UE.
15:53 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : klaus, europe, union européenne, traité de lisbonne, victoire, histoire
04.01.2009
Présidence Tchèque vue par les Guignols
La République Tchèque a pris la présidence de l'UE le 1er janvier 2009. La deuxième fois dans l'histoire de l'Union Européenne qu'un pays issu de l'ancien bloc de l'est préside. On sait la République Tchèque plutôt europhobe mais dans la satire des Guignols, c'est Sarkozy qui devient "tchécophobe". C'est particulièrement outrancier ! A vous de juger !
16:29 Publié dans Divertissements, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les guignols de l'info, république tchèque, sarkozy, présidence, union européenne, topolanek, klaus
02.01.2009
Les Jeunes Démocrates dans le Taurillon
Chers lecteurs,
C'est avec une note sur le thème de l'Europe que je vais vous souhaiter une bonne et heureuse année. Cette année 2009 sera européenne ou ne sera pas. Les élections de Juin 2009 vont mobiliser tous les citoyens autour de cette construction aussi importante qu'indispensable. C'est pour dégrossir un peu la campagne électorale qui va se lancer dans les 2-3 mois à venir que j'ai interpelé dernièrement Quentin Thévenon, Secrétaire Général des Jeunes Démocrates et Président des Jeunes Démocrates du Rhône, sur les thématiques européennes. Cette interview est publiée sur le Taurillon, le webzine des Jeunes Européens - France. Vous pourrez voter pour cet article sur le site du Taurillon et laisser vos commentaires.
Bonne lecture et Bonne année 2009 !
Taurillon : Vous êtes Secrétaire Général des Jeunes Démocrates. Si vous étiez député européen, sur quelles politiques communiqueriez-vous le plus pour défendre le bilan des Démocrates au Parlement Européen ?
Quentin Thévenon : Avant toute chose, il faut voir le bilan des Démocrates au Parlement Européen comme un bilan global de participation pleine, entière et assidue aux travaux du Parlement Européen. Ensuite, il faut saluer le travail de l’ensemble du groupe ADLE. La politique au niveau européen est une politique de consensus et à ce titre, il serait peu opportun de tirer la couverture à nous.
Ceci étant dit, on peut relever deux séries de politiques sur lesquelles les Démocrates ont joué un grand rôle au Parlement Européen : c’est le bilan de la législature au niveau des droits de l’homme et les politiques en matière de transport et de protection de l’environnement. Sur le champs des Droits de l’Homme, beaucoup de choses ont été faites, dites et rendues publiques. Il y a notamment la position sur le Tibet et les Jeux Olympiques, ou encore celle sur la Biélorussie, qui ont permis à cette institution d’avoir une réelle visibilité politique.
L’autre politique, qui à mes yeux est aussi de première importance puisqu’elle concerne des centaines de millions de citoyens européens dans leur vie de tous les jours, c’est la politique en matière de transport, de protection des voyageurs et de protection de l’environnement. Dans ce domaine, les députés ADLE ont été particulièrement productifs et il faudra les en remercier.
Taurillon : La citoyenneté est un sujet qui tient à cœur chez les Démocrates. Pour vous, c’est quoi la citoyenneté européenne ?
QT : L’Europe d’aujourd’hui, malgré le niveau d’intégration actuel qui est quand même relativement important, n’est pas assez tangible pour les citoyens. Pourtant on la voit tous les jours dans le fait de pouvoir aller et venir librement en Europe pour apprendre, travailler et échanger, qu’il s’agisse d’échanges commerciaux ou culturels.
Sans l’Union Européenne, les accords de Schengen n’auraient probablement pas pu être trouvés et on n’aurait pas de programme Erasmus. On voit donc que la citoyenneté européenne est une réalité. Pour les Démocrates, en plus de la reconnaissance de ces avancées, il y a la volonté de construire un monde différent de celui qu’on est entrain de construire aujourd’hui, il y a une volonté d’unir les femmes et les hommes sur des valeurs humanistes qui sont des valeurs qui relèvent de l’être et non de l’avoir.
Enfin et surtout, la citoyenneté européenne, c’est le droit de vote européen. Et à ce sujet on pourrait aller plus loin en votant le même jour dans les 27 Etats Membres pour des listes qui seraient les mêmes dans tous les pays.
Taurillon : Les élections européennes, justement, approchent à grand pas. Les démocrates européens avanceront-ils unis jusqu’au 7 juin 2009 ? Présenteront-ils un candidat à la présidence de la Commission ?
QT : En ce moment, et depuis déjà quelques mois, François Bayrou fait le tour des capitales européennes en ce sens. Mais l’unité va être difficile dans la mesure où les élections ont lieu dans le cadre des territoires nationaux. Il est néanmoins essentiel de faire entendre une voix démocrate européenne et de trouver un écho sur les listes qui partagent un idéal humaniste et démocrate en Europe.
Quant au candidat, le PDE a fait savoir qu’il voulait présenter un candidat. Le souhait est bien là et il faut que les Démocrates soient représentés. Je crois qu’il faut personnaliser cette élection et faire savoir au préalable le candidat soutenu de façon à créer un débat citoyen. Il y a une personne qui selon moi serait un très bon candidat, c’est Graham Watson.
Taurillon : Les Jeunes UDF ne voulaient pas de la Turquie dans l’Union Européenne, quelle est la position des Jeunes Démocrates aujourd’hui ?
QT : Il n’y a pas encore de position des Jeunes Démocrates à ce sujet. Une chose est sûre, c’est que la Turquie a une partie de son territoire clairement en Europe et qu’Istanbul est une ville européenne qui contribue au rayonnement de l’Europe depuis sa fondation. Cependant, je vois deux problèmes : dans un premier temps des frontières directes avec le Caucase et le Moyen-Orient qui sont de véritables poudrières et dans un second temps le fait qu’à force d’élargir l’Union Européenne on se créé des problèmes.
Je pense qu’il faut attendre d’avoir des Institutions qui fonctionnent sur des bases saines avant de s’atteler à un challenge qu’on n’est pas encore en mesure de régler.
Taurillon : Selon les Jeunes Démocrates, l’orientation politique qui découle des péripéties au Parti Socialiste sera-t-elle une bonne chose pour la démocratie européenne ?
QT : D’abord je ne vois pas quelle est l’impact du Parti Socialiste français sur la politique européenne : la Commission est à droite, le PS est dans l’opposition en France et dans de nombreux pays d’Europe. Ensuite, je pense que la nouvelle direction du PS est floue. L’arlequin politique que constitue le Parti Socialiste aujourd’hui, avec des personnalités d’une gauche dure et noniste mélangées à des partisans d’une démocratie sociale qui se trouvent plus à droite que Jean-Louis Borloo, manque de sérieux.
Je note aussi un manque de visibilité puisque grâce au congrès du PSE, on a appris qu’ils soutiendront Barroso. Il faudra donc avoir à l’esprit en juin que voter PS aux Européennes, c’est voter UMP !
15:18 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : taurillon, démocrate, quentin thévenon, europe, union européenne, élections, graham watson
09.08.2008
L'Union Européenne fait son entrée au tableau des médailles

Les Jeunes Européens Fédéralistes ont mis en place un site Internet visant à comptabiliser les médailles européennes aux J.O. de Pékin. Jessica Pennet, Vice-Présidente des Jeunes Européens Fédéralistes et ancienne Présidente des Jeunes Européens - France en explique les motivations ci-dessous.
Après l’opération « I want my flag back » menée en décembre 2007 à l’occasion de la signature du Traité de Lisbonne, il nous semblait important d’attirer l’attention des citoyens européens à l’occasion de l’événement sportif mondial de cet été : les Jeux Olympiques !
Les événements sportifs sont souvent l’occasion de mettre en exergue des sentiments de fierté nationale exacerbée c’est pourquoi il nous a semblé intéressant de profiter de cet événement pour faire passer un message de solidarité entre les pays tout en diffusant les valeurs de l’Europe.
C’est pourquoi j’ai le plaisir de vous annoncer la création de la 1ère équipe olympique de l’Union européenne ! Cette équipe est composée des athlètes représentants les 27 pays actuellement membres de l’Union européenne.
Si le projet semble ambitieux, le concept sur lequel il repose est assez simple : à chaque grande compétition internationale, nous constatons que si les médailles européennes étaient décomptées ensemble, l’Union européenne aurait un poids sensiblement plus important dans le tableau des médailles et serait en capacité de tenir la dragée haute aux États-Unis, à la Chine ou à la Russie !
Ainsi, un décompte précis du nombre de médailles remportées par cette équipe sera tenu sur le site web : www.euolympics.eu. « Unis dans leur diversité », les performances de ces athlètes donneront corps au célèbre adage « l’Union fait la force » et permettront de diffuser ce sentiment d’appartenance à un ensemble commun.
Au-delà de cette initiative, il nous a semblé important de profiter du fait que les Jeux Olympiques avaient lieu dans un pays tel que la Chine pour exprimer de nouveau notre attachement aux valeurs européennes de liberté, de solidarité et de démocratie. La nécessité de continuer à défendre les Droits de l’Homme est apparue comme criante aux yeux de nombreux observateurs internationaux du fait des récents événements au Tibet et une association telle que la nôtre ne pouvait pas rester silencieuse dans ce contexte.
C’est pourquoi l’ensemble des sections membres de la JEF ont été invitées à envoyer un courrier aux fédérations sportives et aux athlètes de leur pays pour les inviter à montrer leur soutien aux valeurs européennes en portant les couleurs européennes au côté de leurs couleurs nationales.
L’équipe olympique européenne est certainement encore une équipe « de rêve » mais la diffusion du message européen permet de la rendre chaque jour un peu plus concrète. Pour la première fois, le site www.euolympics.eu permettra de suivre les exploits de ces athlètes européens tout en respectant l’esprit de l’olympisme et du sport : la tolérance, le respect mutuel et la compréhension interculturelle. Espérons que ce message soit entendu et dépasse les frontières européennes.
Article de Jessica Pennet publié sur www.taurillon.org
00:55 Publié dans Europe, Sport, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : j.o., pékin, union européenne, taurillon, site, jef, jeunes européens
09.05.2008
Bonne fête à tous les Européens

Aujourd'hui, 9 mai, c'est la journée de l'Europe ! Alors bonne fête à tous les Européens !
Cette date a été retenue pour fêter l'Europe dans tous les Etats Membres de l'UE lors du Conseil Européen de Milan en 1985. Depuis cette conférence intergouvernementale, tous les Européens se retrouvent le 9 mai pour faire la promotion de l'Union Européenne. Cette date fait référence au discours de Robert Schuman le 9 mai 1950 au Quai d'Orsay qui appellait l'Allemagne et la France à mettre en commun leurs ressources en charbon et en acier pour éviter de déclencher un nouveau conflit armé entre ces deux Etats européens qui se sont malheureusement tant fait la guerre. Ce discours du Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, inspiré par le Ministre de l'économie Jean Monnet a lancé la première communauté européenne, la CECA, en 1951. Après cet essai transformé, les dirigeants des Pays-Bas, de l'Italie, du Luxembourg, de la Belgique, de l'Allemagne et de la France ont voulu créer une autre communauté, celle de la défense. Mais cette initiative française ne verra pas le jour à cause de la France elle-même. Mais en 1957, c'est une communauté économique européenne qui est mise sur pied par le Traité de Rome, signé le 25 mars. Le même jour, c'est la création de la CEEA (Communauté Européenne de l'énergie atomique).
Depuis, les choses ont bien évoluées jusqu'à l'Union Européenne d'aujourd'hui en passant par l'Acte Unique de 1986 et les Traités de Maastricht en 1992, d'Amsterdam en 1997 et de Nice en 2000. C'est le Traité de Lisbonne qui sera, je l'espère, le prochain traité à régir les Institutions et les politiques publiques européennes dans les 27 Etats Membres.
Mais depuis le 9 mai 1950, la situation géopolitique européenne a bien changé et je souhaiterai que cette date deviennent un jour férié et chômé dans l'ensemble de l'Union Européenne. Il serait possible d'échanger cette date par une fête religieuse comme le fameux lundi de Pentecôte ou le Jeudi de l'Ascension qui n'ont plus lieu d'être dans une société française laïque.
13:17 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 9 mai, journée de l'europe, fête, union européenne, européens, histoire, traité
08.03.2008
Un manque d'Européens pour les municipales dans le Rhône
Je vous fait part d'une étude réalisée par Les Jeunes Européens - Lyon :
Après avoir étudié avec attention les listes des candidats aux Municipales dans le Rhône, on peut s’appercevoir que les ressortissants de l’Union Européenne ne sont pas très nombreux. C’est dommage dans la mesure où les Communautaires ont le droit de vote et la possibilité d’être sur les listes, de faire partie des conseils municipaux ou encore de faire partie de l’équipe municipale comme adjoint. Malheureusement, un maire non français n’est pas encore possible à cause des pouvoirs de police du maire et de sa fonction de représentant de l’Etat en ce qui concerne l’état civil.
Mais revenons aux statistiques qui sont bien pauvres.
Seules 14 communes du Rhône ont des listes avec au moins un candidat ressortissant de l’UE. Il s’agit des communes de Caluire-et-Cuire, Chassieu, Givors, Lentilly, Lyon 3è arrondissement, Neuville sur Saône, Saint Didier au Mont d’Or, Sainte Foy les Lyon, Saint Genis Laval, Saint Priest, Sathonay Camp, Tassin la Demi Lune, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. On remarque tout de suite que Lyon fait bien pâle figure avec seulement un candidat, brittanique, en 13è position sur la liste Modem menée par Eric Lafond.
Du côté des nationalités, on trouve 7 Portugais (2 à Neuville sur la liste PRG-Modem-Verts, à Saint-Priest 1 sur les listes de l’UMP, 1 sur une liste DVG et 1 sur une liste Sans Etiquette, et 2 sur la liste du Nouveau Centre à Vaulx-en-Velin). Le pays qui est ensuite la plus représenté est l’Italie avec 6 candidats : 2 à Givors (Verts et DVD), 1 à Lentilly (Ecologistes), 1 à Sainte Foy (UMP), 1 à Sathonay
Camp (Sans Etiquette), 1 à Vaulx-en-Velin (Gauche Moderne). On trouve ensuite 3 Allemands (1 à Villeurbanne - UMP et 2 à Tassin pour les Verts) et 3 Belges (Lutte Ouvrière à Villeurbanne, Modem à Saint Genis et PS-PCF-Verts également à Saint Genis Laval). Viennent ensuite 2 Brittaniques (Lyon-Modem et Caluire-Verts), 2 Néerlandais (Chassieu-SE et Neuville-DVD), 2 Espagnols (Givors-PCF et Vaulx-en-Velin-Modem). On trouve enfin un représentant Grec sur la liste UMP de Villeurbanne et un représentant Luxembourgeois sur la liste UMP de Saint Didier.
Pour les partis, c’est un peu compliqué de faire des statisiques étant donnée les coalitions de différents partis, différentes dans chaque ville. Néanmoins, dans le Rhône, les partis les plus “européens” en nombre de ressortissants de l’UE sont le Modem (Lyon 3è, Neuville, Saint Genis et Vaulx-en-Velin), les Verts-Ecologistes (Caluire et Cuire, Givors, Lentilly et Tassin) et l’UMP (Saint Didier, Sainte Foy, Saint Priest et Villeurbanne) avec 5 représentants chacun. Ensuite il y a Nouveau Centre (2 à Vaulx-en-Velin) et des listes DVD (2 à Givors et Neuville). Viennent enfin, la liste DVG de Saint Priest, la liste LO de Villeurbanne, la liste Gauche Moderne de Vaulx-en-Velin, la liste PS-PCF-Verts de Saint-Genis et la liste PCF de Givors.
Il y a donc encore beaucoup de travail pour faire évoluer les mentalités. Du côté des adhérents JE Lyon, on a un candidat dans le 5è arrondissement de Lyon sur la liste UMP, un candidat dans le 7è arrondissement sur la liste PS et un autre dans le 7è aussi pour le Modem. A noter enfin, pour les cantonales, une adhérente est suppléante Modem dans le XIIè canton. Pour les postes éligibles, seuls les candidats JE de l’UMP et du PS ont une chance de siéger au Conseil d’arrondissement.
14:17 Publié dans Europe, Lyon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ressortissants, européens, parti, municipales, élections, union européenne, jeunes européens
21.02.2008
La politique européenne de la pêche : une politique durable ?
Je vous propose un petit tour d'horizon de la politique européenne de la pêche. Elle a été créée en 1970. il faut savoir que l'industrie européenne de la pêche est la seconde mondiale. Elle produit 7,3 millions de tonnes de poissons par an. Mais cette filière économique est en crise. Elle représente 260.000 pêcheurs en Europe qui risquent leur emploi à cause de problèmes apparaissant aujourd'hui comme urgent à résoudre: il y a un manque de poissons et les écosystèmes sont fragilisés par la pollution et le réchauffement climatique. Cette politique a fait l'objet d'une réforme en 2003. Cette réforme a eu pour effet d'augmenter la force de pêche européenne. Mais elle a aussi entraîné en parallèle une surpêche de nombreuses espèces comme le Thon rouge en Méditerranée ou le Cabillaud. Une espèce sur trois est menacée d'extinction.
Avril Doyle, députée européenne irlandaise PPE-DE a déclaré que cette politique n'a été "bénéfique pour personne", elle a endommagé les fonds marins et les quotas de pêche comme les revenus des pêcheurs ne sont pas adequats. De son côté, Philippe Morillon, Président ADLE de la commission Pêche au Parlement Européen soutient qu'il faut concilier l'expertise scientifiques sur l'évolution des ressources hallieutiques et l'expérience des pêcheurs.
L'Union Européenne va donc mettre en place des mesures de protection des habitats sensibles et des espèces non ciblées par la pêche mais qui en sont victimes (les mammifères marins, les tortues ou les oiseaux). Georg Jarzembowski, député allemand PPE-DE, déclare que le plus important est de stopper le phénomène de pêche illégale.
L'Union Européenne a par ailleurs mis en place un Fond Européen de Pêche pour 2007-2013 doté de 3,8 milliards d'euros. Il suivra cinq priorités : assurer l'exploitation durable de la pêche par l'équilibre entre la capacité de la flotte et les ressources disponibles, renforcer la compétitivité des pêcheurs, promouvoir des méthodes de pêches respectueuses de l'environnement, soutenir les employés de la filière et enfin favoriser le développement durable des zones de pêches.
10:15 Publié dans Environnement, Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne, pêche, environnement, développement durable, député, Parlement, Fond Européen
17.02.2008
Un nouveau pays en Europe : le Kosovo
Aujourd'hui, le Kosovo s'est proclamé indépendant à l'unanimité des députés kosovars. Ce petit pays des Balkans, ancienne province de la Serbie, comprend environ 2,2 millions d'habitants. La majorité du pays est albanaise. Il y a aussi des minorités comme les Serbes. Le Premier Ministre s'appelle Hashim Thaçi, c'est lui qui a lancé le processus d'indépendance. Le démentellement de l'ex Yougoslavie est donc achevé. A Pristina ce soir, c'est la fête de l'indépendance, les kosovars sont heureux. Le nouveau petit Etat a donc évidemment un drapeau. Ce drapeau, qui ressemble à celui de l'Union Européenne, est composé de la carte du pays en blanc sur fond bleu marine et 6 étoiles jaunes flottant au-dessus de la carte représentant les minorités. 60% de la population kosovare est âgée de moins de 25 ans. La Mission des Nations Unies pour le Kosovo, la MINUK, a échoué sur le développement économique. Il y a 25% de chômeurs parmi la population active. Il y a donc du pain sur la planche politique des Kosovars. A noté : la monnaie du Kosovo est l'euro. Alors évidemment ce n'est pas la même monnaie que celle que nous avons dans nos poches, mais est-ce précurseur?

L'indépendance de ce pays est dans l'ordre des choses. L'Union Européenne a envoyé une mission d'accompagnement composée de 3000 policiers, de douaniers et de juristes pour que le processus d'acquisition de l'indépendance se déroule pour le mieux. Les Serbes, de leur côté n'acceptent pas ce fait. Les Russes non plus, ils en ont appelé au Conseil de Sécurité de l'ONU. Mais la Charte des Nations Unies est claire et promeut le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Dernière étape avant l'indépendance effective : la reconnaissance de la Communauté internationale. Le pays est-il viable? L'avenir nous le dira, mais pour l'heure c'est l'Union Européenne qui aidera cette Nation à croître. Elle aura bien évidemment vocation à faire partie de l'UE au même titre que la Slovénie par exemple. La Serbie a déclaré qu'elle ne reconnaîtra jamais le Kosovo comme indépendant. Mais si les Serbes veulent entrer dans l'Union Européenne, comme le souhaite Boris Tadic, fraichement réélu Président de Serbie, il faudra reconnaître cette indépendante. C'est donc là une force de l'UE en matière de politique étrangère.
21:48 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Kosovo, Indépendance, Union Européenne, Europe, Etat, naissance, Serbie
14.02.2008
Ratification réussie

Ça y est !!! C'est fait ! La France a ratifié le Traité de Lisbonne. La loi autorisant la ratification a été publiée ce matin au Journal Officiel. C'en est donc fini de ce marasme dans lequel la France s'était plongée en 2005 par la faute des non-istes en tous genres (et particulièrement du non de gauche menteur, trompeur et absurde), par la faute de la très faible qualité de la campagne du Oui du Président de la République alors en poste, par celle aussi de celui qui a promulgué hier ce texte et qui avait gardé le silence pour ne pas voir retenu contre lui ce qu'il aurait pu dire pour faire avancer les choses. Bref, l'extrait du J.O.R.F. ci-dessous.
texte n° 1
LOI
LOI n° 2008-125 du 13 février 2008 autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes
NOR: MAEX0802893L
L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article unique.
Est autorisée la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes, signé à Lisbonne le 13 décembre 2007, et dont le texte est annexé à la présente loi.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.
Fait à Paris, le 13 février 2008.
Par le Président de la République :
Nicolas Sarkozy
Le Premier ministre,
François Fillon
Le ministre des affaires étrangères et européennes,
Bernard Kouchner
21:16 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ratification, traité de Lisbonne, France, Europe, Union Européenne, Journal Officiel, loi
15.01.2008
La Présidence slovène bridée par la France

Depuis le 1er janvier 2008, c'est la Slovénie qui est à la tête de la Présidence tournante de l'Union Européenne. Ce petit Etat de 2 millions d'habitants est le premier pays des ex nouveaux pays membres à occuper ce rôle. Ce pays fait figure de modèle pour les autres Etats provenant de l'élargissement de 2004. C'est en effet le premier à avoir adopter l'euro, même si désormais la Slovénie est rattrapée sur le sujet de la monnaie par Chypre et Malte, deux autres petits Etats de l'UE.

Mais ce super projecteur qu'est la Présidence de l'UE risque de connaître des problèmes de tension. En effet, la France qui relaiera la Slovénie au 1er juillet montre encore et toujours des signes d'arrogance en court-circuitant les objectifs slovènes à coup de grandes annonces. Ratification du Traité de Lisbonne oblige, la Slovénie va devoir se borner à jouer les seconds rôles sans faire de vague. A ce sujet, j'apprécie beaucoup la déclaration du député européen PPE Alain Lamassoure qui dit que "pendant cette période, il vaudra mieux éviter de mettre sur la table des propositions audacieuses, un peu provocantes, qui risqueraient de susciter des campagnes hostiles à l'Europe dans tel ou tel pays européen. Donc, ce pilotage de la période de ratification sera sans doute l'une des grandes tâches, ingrates mais
fondamentales, de la présidence slovène." Déjà que ce n'est pas évident de conduire une période de ratification, mais en plus si la France s'en mêle trop avant de prendre les rennes, la présidence sera encore plus désagréable que prévue pour Janez Jansa, le Premier Ministre slovène.
Cependant le petit Etat slave a plus d'un tour dans son sac. La présidence slovène va s'atteler à un sujet plus ou moins consensuel pour les citoyens de l'UE, un sujet qui ne devrait pas faire de remous dans le processus de ratification : régler le cas du Kosovo.
Alors que la région serbe est en passe de proclamer son indépendance, Ljubljana veut convaincre les Européens de jouer l'apaisement avec la Serbie en signant éventuellement un accord de partenariat. Il serait en effet plus facile de parlementer avec Belgrade pour les Slovènes qui n'ont pas participé à la guerre dans les Balkans. La position diplomatique de la Slovénie est donc relativement franche vis-à-vis de la Serbie.
23:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne, Slovénie, France, Kosovo, Jansa, Serbie, diplomatie





