17.12.2007

La Conférence de Bali: échec ou satisfaction?

5db198e2660b0af0c7600970c195b624.jpgDurant la semaine dernière s'est tenue à Bali la conférence intergouvernementale contre le réchauffement planétaire. Les chercheurs du GIEC avaient d'ailleurs remis des conclusions plus qu'allarmantes en préparation de ce rendez-vous international. Malheureusement, le compromis obtenu n'est pas à la hauteur de leurs espérances. Au lieu de fixer des seuils précis d'émission de CO2 à respecter, les Etats se sont juste accordés sur l'objectif de réduction des Gaz à effet de serre. C'est déjà un bon début pour le post-Kyoto dans la mesure où les Etats-Unis, seuls contre tout le reste du monde, ne voulaient pas entendre parler d'une réduction des Gaz. Ban Ki-Moon est alors intervenu pour motiver les gouvernements et essayer encore une fois de leur faire comprendre l'importance des dégats qui nous attendent. Ils ne pourront plus dire qu'ils n'étaient pas au courant. Je considère donc le concert des Nations comme responsables des futurs dommages liés à l'environnement: dérèglement climatique avec des tempêtes tropicales en Europe, amplification de El Niño, Tsunami, montées des eaux et disparition de territoires où vivent des peuples souverains, rarification de l'eau potable, migrations dues à la météo... Il y a péril en la demeurre. Les Etats-Unis ne prennent pas la mesure des enjeux. La maison brûle et l'administration Bush "fuck the world". Il est plus que temps de se retirer les doigts du cul et d'aller de l'avant (exemple: Borloo qui va planter du corail sans maillot de bain !!!)700196a0c38e8186ce5bba1ff7d9055d.jpg. Maintenant tout le monde le sait, s'ils n'agissent pas, ou pire, s'ils ne veulent pas agir, les Etats seront donc des criminels ayant déclenché indirectement les prochaines guerres sur le globe. L'économie ne sauvera pas le monde, l'écologie si ! BANZAI !

25.10.2007

Un défi pour la planète

Aujourd'hui s'est close la première partie du fameux "Grenelle de l'Environnement". Le Président de la République recevait Al Gore, le Nobel de la Paix 2007, ainsi que le Président de la Commission Européenne Jose Manuel Barroso. Les déclarations de ces deux personnages internationaux sont encourageantes pour l'avenir.

Le président Barroso a annoncé pour Janvier 2008 le lancement de négociations sur l'innovation et la technologie intégrant la dynamique écologique. Les innovations concrêtes qui sortiront de ces négociations auront pour effet d'initier une vague de progrès dans les domaines de l'économie, de la Technologie, de l'emploi et de l'agriculture. Dans le programme européen pour l'environnement 2007-2013, 2,3 milliards d'euro seront investis pour la recherche écologique et 4,1 milliards pour les systèmes de transports paneuropéens.

Le Président de la Commission fait de la Conférence des Nations Unies de Bali en décembre un rendez-vous primordial pour le futur. Il propose d'aller encore plus loin en portant à 30% l'objectif de réduction des gaz à effet de serre. Il veut également prolonger l'esprit du Protocole de Kyoto en étant beaucoup plus ambitieux quant aux objectifs à atteindre. Le premier homme de la Commission a repris une phrase du Général de Gaulle qui avait dit "les plus grands principes du monde ne valent que par l'action" L'Union Européenne va donc se mettre à l'heure de l'action.

Du côté du Nobel de la paix 2007, l'ancien Vice-président américain a salué l'organisation de ce Grenelle. Il a lancé un formidable "Now, we need a global Grenelle". En effet, utilisant un dicton africain qui dit "Pour aller vite, il faut agir seul; pour aller loin il faut agir ensemble". Ce qui laisse penser que pour aller loin et vite, il faut se doter d'un programme mondial.

Al Gore a rappelé que la fonte des glaces est 10 fois plus rapide que ce à quoi on s'attendait avant l'été. Toute la calotte glacière du nord, de la taille des Etats-Unis, pourrait disparaitre d'ici à 22 ans seulement, soit une génération. La formation de cette calotte glacière correspond à l'apparition de la vie humaine il y a 3 millions d'années. Il y a donc urgence planétaire car le changement climatique est une menace sérieuse des conditions de vie acceptables.

12.10.2007

Al Gore Noble de la Paix

L'ancien vice-président américain et candidat malheureux des élections de 2000 Al Gore a reçu aujourd'hui le Prix Nobel de la Paix. Il l'a reçu conjointement au panel de l'ONU sur le climat.

Ce prix a été attribué pour les travaux sur le changement climatique de Gore et des scientifiques de l'ONU. Le film d'Al Gore sur le réchauffement de la planète qui a été présenté dans le monde entier au ccours de l'année dernière avait reçu les hommages et les félicitations de l'ensemble des responsables de l'écologie à travers le monde. Le film a été présenté aux députés français au printemps dernier et a marqué les esprits des candidats à la présidentielle. Aujourd'hui nous sommes dans un Grenelle de l'environnement. La prise de conscience mondiale que le film au deux oscars a fait naître a été reconnue par l'accadémie de Stockholm comme vecteur de paix pour les années futures.

Ce socle de connaissance sur le climat établi par les chercheurs du panel de l'ONU sur le climat a lui aussi reçu la célèbre distinction. Ce groupe d'experts sur l'évolution du climat créé en 1988 lors d'un sommet du G7 est composé d'un milliers de scinetifiques à travers le monde. Il a pour mission d'examiner, de valider et de synthétiser l'ensemble des travaux publiés par les chercheurs du monde entier sur les problématiques du climat. Ce GIEC, comme il est surnommé, joue un rôle de courroie de transmission entre la communauté scientifique et les décisions politiques. Il est composé de trois groupes de travail. Un premier sur les aspects scientifiques du changement climatique, un deuxième sur les conséquences prévisibles et notamment les impacts économiques et sanitaires et enfin un troisième groupe sur les stratégies à adopter pour limiter les effets du réchauffement planétaire.