27.07.2008
Berlusconi se fait voter son immunité
Silvio Berlusconi a remercié les parlementaires italiens de lui avoir accordé l'immunité judiciaire, synonyme pour lui de "liberazione". Il a déclaré dans une réunion à huis clos avec des sénateurs "enfin, les magistrats ne peuvent plus me persécuter, vous m'avez libéré. Maintenant, je pourrai travailler tranquillement le samedi sans avoir à rencontrer mes avocats".
Le Président de la République Giorgio Napolitano a promulgué cette loi mercredi, la loi lui étant aussi favorable. La nouvelle loi accorde en effet l’immunité aux 4 charges de l’Etat les plus importantes : le président de la République, le président du Conseil des ministres, le président de la Chambre des députés et le président du Sénat.
Cette loi a été écrite sur mesure pour le vieux magnat des médias tout lifté, qui est poursuivi dans deux affaires de corruption. Le chef du gouvernement italien est soupçonné par un magistrat milanais d'avoir versé 600.000 dollars à l'avocat britannique David Mills avec des "fonds secrets" de son empire médiatique Mediaset pour que celui-ci passe sous silence des informations potentiellement compromettantes sur ses activités. Son nom est également cité dans une enquête pour collusion entre la télévision publique et son groupe médiatique.
Se décrivant lui-même comme "la créature la plus poursuivie de l'univers", Berlu est entré en guerre ouverte contre les magistrats italiens, qu'il accuse de chercher à le déstabiliser politiquement. Au total, Berlusconi a été entendu 2500 fois par la justice, a reçu 587 visites de police et dépensé 174 millions d'euros pour se défendre durant sa carrière politique. Il a gagné tous les procès auxquels il a dû faire face, que ce soit par acquittement (intimidations ?) ou par prescription. Ses gouvernements ont fréquemment remodelé les lois relatives à la prescription et bizarrement toujours à son avantage !!
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11.07.2008
Berlusconi aime les lois ad personam

Le vieux Berlu tout lifté, le chef du gouvernement italien, a obtenu hier une première victoire à la chambre des députés en faisant adopter un projet de loi nauséabond qui accorde l'immunité aux quatre plus hautes charges de l'Etat. Et parmi ces hautes charges, bien évidemment, on trouve le Président du Conseil. Cette immunité serait limitée à la durée du mandat. C'est donc une aubaine pour le mafieux Berlusconi, actuellement impliqué dans deux procès dont un pour corruption !!! La décision des députés a beau choquer les magistrats et l'opposition, elle risque d'être confirmée par le Sénat avant la fin juillet. Et, cerise sur le gateau, un autre texte proposé par le Gouvernement suspendrait pendant un an les affaires les moins urgentes, dont celles du papi milanais.
Walter Veltroni, le Président du Parti Démocrate, a déclaré à ce sujet que l'urgence pour le Président Berlusconi ne devrait pas être cette loi mais plutôt l'intervention sur l'instrument fiscal pour les salaires et les retraites. Italia dei Valori, le parti de l'ancien juge anti-corruption Di Pietro, a organisé une manifestation mardi dernier pour dénoncer une utilisation de la justice à des fins personnelles.
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22.05.2008
Composition du "nouveau" gouvernement italien : visions d'horreur

La composition fait un peu peur. Je vous livre les détails les plus importants, parce que 59 ministres, c'est un peu beaucoup. La moyenne d'âge du gouvernement Berlusconi IV est de 58 ans. C'est un gouvernement italien dans la moyenne. Des vieux, des vieux et quelques jeunes pour faire écran. Côté parité homme-femme, bien que ce principe soit souvent très contraignant, là c'est vraiment une honte, sur 59 ministres, on trouve 9 femmes pour 50 hommes.
La coalition avec la Lega Nord pour avoir une majorité a évidemment des conséquences dans la composition : 8 membres dont les dirigeants infames Umberto Bossi (Ministre sans portefeuille aux réformes pour le fédéralisme - photo à gauche) et Roberto Maroni qui est le nouveau Ministre de l'Intérieur (photo à droite). Avec lui à l'Intérieur, je vous garantie que la police va se sentir pousser des ailes sans même avoir à prendre du RedBull. C'est un Sarkozy en bien pire, on est proche de Jean-Marie Le Pen. Imaginez un De Villiers sévère chef de la police et vous comprendrez que les libertés vont en pâtir. Mais venant de la Lega, il y a aussi le sous secrétaire d'Etat à la simplification du droit Maurizio Balocchi qui travaillera avec le Ministre sans portefeuille Roberto
Calderoli. Il y a encore Michelino Davico secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Daniele Molgora secrétaire d'Etat à l'économie, Francesca Martini, secrétaire d'Etat aux politiques sociales, Luca Zaia Ministre de l'agriculture et enfin Roberto Castelli secrétaire d'Etat aux infrastructures et aux transports. Berlusconi leur a donc laissé des places dans tous les domaines importants, comme s'il voulait les laisser verrouiller les grands projets.
Alleanza Nazionale est aussi présent, puisque dans la coalition du Pôle des Libertés. Du coup l'estimation du nombre de représentants de cette branche très à droite de la droite italienne est difficile. Néanmoins, on peut remarquer la présence d'Altero Matteoli comme Ministre des Transports, d'Ignazio La Russa, Ministre de la Défense et d'Andrea Ronchi, Ministre sans portefeuille aux politiques communautaires. Messieurs dames, tremblez pour l'Europe avec un souverainiste à ce poste.
Pour les autres postes, Franco Frattini, rappelé de son poste de Commissaire européen à la Justice, devient le nouveau Ministre des affaires étrangères. Angelino Alfano est le Ministre de la Justice Berlusconi, il sera certainement appelé à présenter des projets de lois nauséabonds qui n'auront comme unique objectif que de sauver les fesses du Premier Ministre et de ses amis proches. Claudia Scajola est Ministre du développement économique. Le francophone et très désagréable Giulio Tremonti (photo) revient à l'économie et aux finances, c'est Christine Lagarde qui va péter un boulon en Conseil ECOFIN. Mariastella Gelmini est ministre de l'éducation, des universités et de la recherche. Maurizio Sacconi s'occupera lui de l'Emploi, de la Santé et des politiques sociales. Les homos ne sont pas prêts de voir un PaCS ! Stefania Prestigiacomo sera la Ministre de l'Environnement, de la protection du territoire et de la mer et Sandro Bondi sera en charge des Biens et des activités culturelles. Enfin, il faut noter la présence d'un ami proche du vieux Silvio comme Sous secrétaire d'Etat sans attribution auprès du Président du Conseil, il s'agit de Gianni Letta, ancien Président de la commission d'attribution du titre de Cavaliere del lavoro qui a primé ce vieux Berlu tout lifté.
C'est donc pas joli joli de l'autre côté des Alpes. Je me prend même à penser qu'on quand même super bien lotis en France avec Hortefeux et Sarkozy !!! C'est pour dire !!! Courage à tous les Italiens.
10:00 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, président du conseil, forza italia, lega nord, alleanza nazionale, berlusconi
15.04.2008
Berlusconi pour la troisième fois
Que ce soit au Sénat ou à la Chambre des députés, la droite sera majoritaire. Sortant d'une coalition fragile de centre gauche à l'extrême gauche, l'Italie a voulu donner une marge de manoeuvre suffisante à ses dirigeants. Cette coalition de gauche emmenée par Romano Prodi avait chuté fin janvier à cause de Clemente Mastella, alors Ministre de la Justice et Président de l'UDEUR (Union des Démocrates Européens – centre). Toute la fragilité politique italienne s'était illustrée au cours de cet événement. On se souvient des cris au Sénat lors du vote de la motion de censure contre le gouvernement Prodi et des sénateurs de droite débouchant le Champagne dans l'hémicycle ou même d'un Sénateur de Alleanza Nazionale mangeant un morceau de Mortadelle représentant Bologne, la ville de Prodi. La politique italienne est donc d'une puérilité à toute épreuve. Berlusconi qui avait perdu les élections d'une poignée de voix en 2006 demandait à chaque intervention publique de recompter les bulletins de vote et ce jusqu'en décembre 2007. Il n'avait vraiement pas digéré sa défaite pourtant salutaire pour l'Italie alors même qu'il avait utilisé des méthodes frauduleuses pour tenter de l'emporter : envoi de sms le jour du scrutin, demande d'envois de mms par les électeurs prouvant leur vote en faveur de la droite en échange de rémunération...
Pour cette élection anticipée de 2008, il semblerait que des méthodes similaires aient été utilisées par la mafia sicilienne et la mafia calabraise dont les bulletins de vote sont acquis à Berlusconi depuis bien longtemps. En tout état de cause, le leader de la droite italienne l'a emporté et il faudra faire avec de l'autre côté des Alpes. Quels ont été les enjeux politiques lors de cette élection? On peut citer la crise économique italienne, la crise des déchets en Campanie, l'éternel fossé Nord Sud, les infrastructures longues à se développer, la corruption en politique, le systéme électoral et la loi électorale, les liens avec le Vatican, les avancées sociales...
L'Italie déjà bien en retard économiquement et socialement, ce n'est certainement pas Berlusconi et son parti qui vont réussir à relever ce magnifique pays. En effet, ils vont devoir encore une fois gouverner avec la Ligue du Nord, parti d'extrème droite réclamant l'autonomie du nord de l'Italie, économiquement plus en avance que le sud. Ce parti est aussi celui qui avait sorti en 2004 la loi sur l'immigration très très peu favorable à l'entrée sur le territoire pour les populations extra communautaires et à la limite de la légalité pour les citoyens de l'Union Européenne. Il faut donc craindre que ce parti d'extrème droite anti européen ait une influence trop importante sur Berlusconi. En effet, Berlusconi n'aura la majorité absolue à la Chambre qu'avec les sièges de la Lega Nord. On retombe donc dans les fragilités du système politique italien où les coalitions contre nature sont nécessaires pour gouverner. Berlusconi a su prouver par le passé qu'il savait faire, on peut alors se demander si cette alliance droite – extrème droite est réellement contre nature !
Quoiqu'il arrive, c'est le Pape et la Conférence Episcopale Italienne qui vont être contents. Ils vont pouvoir encore s'ingérer joyeusement dans la politique italienne sans vergogne. C'est eux qui avaient appelés à l'abstention sur le référendum sur l'avortement, c'est eux encore qui ont poussé pour que le PaCS italien ne voient jamais le jour... Ils sont donc importants en Italie et encore plus influents lorsque la droite est au pouvoir.
Revenons maintenant sur la personnalité du futur Président du Conseil : Silvio Berlusconi. Il a déjà été deux fois à ce poste de 1994 à 1996 et de 2001 à 2006. C'est le seul à avoir réussi l'exploit de terminer un mandat. Parti de rien, vendeur d'aspirateurs, il est devenu l'homme le plus riche d'Italie. Il détient un club de football, le Milan AC, trois chaînes de télévisions (Rete 4, Canale 5 et Italia 1). Il est donc évidemment très proche de la Confindustria (association des patrons italiens). Vu comme le sauveur de l'Italie, ce vieil homme de 71 ans n'a peur de rien pour le paraître. Un trait de caractère et de marketing politique qui le rapproche en de nombreux points du Président français. Marié à une femme plus jeune que lui, maintes fois trompée, adepte du lifting et des lampes à UV, Berlusconi s'est fait changer le coeur après une attaque cardiaque lors d'un meeting dans la province de Parme pendant l'hiver dernier. Mais cet homme a une confiance absolu dans le système chirurgical de son pays et même de l'Union Européenne, car l'intervention chirurgicale a eu lieu non pas en Italie ou en Allemagne ou même en France ou au Royaume-Uni mais aux Etats-Unis chez son ami Georges W. Bush. Un ami qu'il apprécie énormément puisqu'il l'a aidé à intervenir en Irak avec quelques milliers de soldats contre la volonté des Italiens. En réalité, il n'a fait que suivre toute sa ribambelle d'amis : Aznar en Espagne, Blair en Angleterre, Kascynzski en Pologne. Dans l'Europe d'aujourd'hui, nombreux sont ses amis : Merkel, Brown, Vaclav Klaus en République Tchèque et Sarkozy bien évidemment, aussi petit et autoritaire que lui. Berlusconi entretient également de très bonnes relations avec les Grands dirigents d'entreprises. Avec les médias, on n'est pas dans la stratégie Sarkozy de copinages avec les rédacteurs en chef et les directeurs de l'information puisque c'est lui le patron des plus grands médias. C'est donc logiquement du Grand chef que viennent les directives. Et maintenant qu'il va être Président du Conseil pour la troisième fois, il aura aussi la main-mise sur les chaînes publiques de TV. Je parie sans prendre beaucoup de risque qu'une épuration intellectuelle aura lieu à la RAI dans les 12 prochains mois. Pour tous ceux qui ne connaissent pas encore bien les problèmes de conflits d'intérêts en Italie, je conseille vivement de regarder le documentaire VIVA ZAPATERO. Il faudra donc être patient en Italie et il faudra supporter nos concitoyens européens transalpins face à ce qu'il se passera dans leur pays en mettant l'accent critique sur les dérives politiques à venir qui seront malheureusement inévitables.
Je communiquerai les résultats définitifs au plus tôt avec la projection en sièges.
16:04 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : berlusconi, veltroni, partito del popolo, partito democratico, élections, législatives, député
05.02.2008
Convoqués aux urnes !!
Depuis que le Président du Sénat de la République Franco Marini a été nommé pour mener des négociations en vue de former un gouvernement provisoire chargé d'effectuer la réforme électorale, on entendait Berlusconi crier pour une convocation aux urnes. Le président de Forza Italia peut être heureux. Marini s'est rendu à l'évidence, il ne sera pas possible de faire cette réforme électorale, la droite y est contre et tient bon sa position. Les conclusions des consultations politiques menées par Marini aboutissent bel et bien sur un échec. Il était pourtant le seul à pouvoir réunir droite et gauche.
Ce matin, les journaux (de droite) italiens annoncent une hypothétique date pour les élections anticipées. Cela signifie donc, que, selon l'article 88 de la Constitution italienne de 1948, le Président de la République Giorgio Napolitano prendra le décret de dissolution des assemblées parlementaires. Il devrait le faire demain ou au plus tard jeudi. L'article 61 de la Constitution dispose que les élections doivent se tenir dans les 70 jours suivant cette dissolution. Il y a donc fort à parier que la date retenue soit celle annoncée par Il Giornale et Il Messaggero, soit le 13 avril. Cette date est bien choisie dans la mesure où de nombreuses élections locales auront lieu ce jour ou sont prévues dans cette période de l'année. Deux régions ont déjà prévu les élections régionales : le Val d'Aoste et le Friuli-Venezia Giulia tout comme 13 provinces : Rome, Bolzano, Trente, Massa Carrare, Benevento, Foggia, Agrigento, Caltanissetta, Catania, Enna, Messine, Palerme et Siracuse. Il y a aussi 539 communes appelées à renouveller le maire.
Il faut ajouter à cela, le renouvellement des dirigeants de la région Sicile. Depuis la condamnation de Salvatore Cuffaro pour corruption et sa démission du 26 janvier, des élections seront convoquées. Le Statut régional sicilien prévoit une période de trois mois, les élections se tiendront donc avant le 26 avril.
De plus, de nombreux maires vont vouloir se lancer dans la bataille législative et briguer un siège au Palais Madame ou à Montecitorio. Ce sera vraisemblablement le cas de Walter Veltroni, actuel maire de Rome et président du Parti Démocrate. Il faut donc s'attendre à des élections municipales à Rome. Veltroni pourrait être le chef de file de la coalition de centre gauche pour ces élections contre Berlusconi qui espère retrouver le Palais Chigi pour la troisième fois.
Donc il y a fort à parier que l'"Election Day" soit le 13 avril. En conséquence, si les élections sont annoncées par le Président de la République, car c'est à lui seul que revient la décision, la réforme électorale pourrait ne pas intervenir avant un an. En effet, le référendum électoral déclaré admissible par la Cour Constitutionnelle et qui devait se tenir entre le 15 avril et le 15 juin pourrait ne pas avoir lieu cette année. Il revient désormais au Président de la République de prendre le décret convoquant la consultation référendaire, après avis du Conseil des Ministres. D'ailleurs, le Conseil est convoqué demain avec ce point à l'ordre du jour. Le référenudm propose de modifier la loi électorale actuelle en supprimant la prime pour la coalition qui obtient la majorité dans les deux assemblées en l'attribuant au seul parti qui obtient la majorité des voix et en abrogeant la loi qui permet les candidatures multiples.
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19.11.2007
Berlusconi: le come-back?
L'ancien Président du Conseil Italien Silvio Berlusconi a annoncé hier soir officieusement la création d'un nouveau parti politique à droite. Aujourd'hui encore à la tête de Forza Italia, l'ancien chef de la coalition au pouvoir jusqu'en 2006 entend redonner une dynamique à droite pour une opposition plus forte au gouvernement de Romano Prodi. Ce nouveau parti politique s'appelle Partito del Popolo e delle Libertà (parti du peuple et des libertés). On note, par le nom, l'attachement au PPE (parti populaire européen) et au nom de la coalition de droite (Casa delle Libertà). Ce nouveau parti est destiné clairement a repropulsé le président de Mediaset et du Milan AC au Palais Chigi.
Mais à droite, ce nouveau parti ne fais pas l'unanimité. Il déclenche même plus de tensions que de sentiments positifs. Le leader de AN (Alleanza Nazionale - refondation du parti fasciste) Gianfranco Fini a annoncé que ce parti n'apporte rien dans la vie politique italienne. Berlusconi s'obstine à garder le leadership de l'opposition selon Fini. Il a aussi déclaré que le fait de vouloir obstinément obtenir des élections anticipées n'a comme seule conséquence de maintenir Prodi au pouvoir, avec une "assurance vie". Fini est devenu très critique face à son ancien chef de file. Il espère de moins en moins secrètement prendre la tête de la coalition de droite aux prochaines élections. Umberto Bossi, le Président de la Lega Nord (parti sécessioniste italien, anti Sud et xénophobe), a annoncé que la création de ce parti n'aura pas pour conséquence de créer un parti unique à droite. Du côté des chrétiens-démocrates de l'UDC, Pier Ferdinando Casini a annoncé que ce parti ne changeait absolument rien: "l'interlocuteur à droite reste Silvio Berlusconi". Mais l'UDC se félicite de sa volonté de s'asseoir à la table des réformes, et notamment celle du système électoral. En effet, ils sont désormais deux à droite à soutenir un système à l'allemande pour obtenir une majorité claire tout en gardant une pluralité de partis politiques. Sauf que: en Allemagne aussi la coalition est fragile.
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