01.05.2008
La Mairie de Rome passe à droite
Contre toute attente, le scrutin municipal dans la ville Eternelle s’est révélé suicidaire pour le Partito democratico. Reconstituons les étapes. Romano Prodi rentre de Bruxelles après son mandat à la Commission Européenne. Il commence à préparer les élections de 2006. Francesco Rutelli est alors maire de Rome. Les primaires à gauche ont vu s’affronter Prodi et Rutelli. Ils ont conclu un accord avant que la gauche et le centre démocrate ne se déchirent trop. En cas de victoire, le chef de l’Ulivo prenait la Présidence du Conseil et le chef de la Margherita la Vice-présidence tout en laissant la mairie de Rome a un autre dignitaire de la Margherita : un certain Walter Veltroni. Et ainsi fut fait en avril 2006. En 2008, après la chute du gouvernement Prodi, Veltroni devient chef de file du Partito Democratico, le parti principal de centre gauche, refonte de la Margherita et des Démocrates de gauche. Malheureusement, comme j’ai pu déjà le rappeler dans ce blog, les democrates enregistrent une défaite face à la droite de Berlusconi.
Mais Walter Veltroni, s’étant présenté pour la Présidence du Conseil, il ne pouvait pas être en même temps Maire de Rome. Des élections anticipées ont donc eu lieu. Au premier tour, Francesco Rutelli arrivait en tête mais en ballotage. La victoire semblait pourtant acquise, ils avaient une majorité relative et encore un report de voix important. Mais lundi dernier, à la surprise générale, c’est Gianni Alemanno qui l’a emporté. Ainsi, Rome est pour la première fois à droite. Elle avait toujours été à gauche ou au centre.Gianni Alemanno a fait sa campagne sur la sécurité. En face, Rutelli n’a pas tenu sur ce thème glissant pour des démocrates. Alemanno est issu du parti de Gianfranco Fini, Alleanza Nazionale, un parti de refondation fasciste adoptant un discours light. Fini avait lui été élu Vice Président du Conseil de Berlusconi entre 2001 et 2006. C’était la première fois qu’un fasciste revenait au pouvoir depuis la période noire de Mussolini. La chose s’est donc banalisée en Italie. C’est tout un symbole pour Berlusconi et ses amis que de voir la capitale très à droite. Rutelli n’a malheureusement pas su séduire les Romains qui lui avaient pourtant offert deux mandats consécutifs. Alemanno est donc une surprise totale pour tous les observateurs de la politique italienne. Le poulain de Fini et Berlusconi aura donc fort à faire pendant son mandat car les Romains attendent une amélioration sur la délinquance mais ne le laisseront pas dilapider leurs valeurs de Dolce Vita.
13:02 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rome, rutelli, alemanno, veltroni, municipales, élections
15.04.2008
Berlusconi pour la troisième fois
Que ce soit au Sénat ou à la Chambre des députés, la droite sera majoritaire. Sortant d'une coalition fragile de centre gauche à l'extrême gauche, l'Italie a voulu donner une marge de manoeuvre suffisante à ses dirigeants. Cette coalition de gauche emmenée par Romano Prodi avait chuté fin janvier à cause de Clemente Mastella, alors Ministre de la Justice et Président de l'UDEUR (Union des Démocrates Européens – centre). Toute la fragilité politique italienne s'était illustrée au cours de cet événement. On se souvient des cris au Sénat lors du vote de la motion de censure contre le gouvernement Prodi et des sénateurs de droite débouchant le Champagne dans l'hémicycle ou même d'un Sénateur de Alleanza Nazionale mangeant un morceau de Mortadelle représentant Bologne, la ville de Prodi. La politique italienne est donc d'une puérilité à toute épreuve. Berlusconi qui avait perdu les élections d'une poignée de voix en 2006 demandait à chaque intervention publique de recompter les bulletins de vote et ce jusqu'en décembre 2007. Il n'avait vraiement pas digéré sa défaite pourtant salutaire pour l'Italie alors même qu'il avait utilisé des méthodes frauduleuses pour tenter de l'emporter : envoi de sms le jour du scrutin, demande d'envois de mms par les électeurs prouvant leur vote en faveur de la droite en échange de rémunération...
Pour cette élection anticipée de 2008, il semblerait que des méthodes similaires aient été utilisées par la mafia sicilienne et la mafia calabraise dont les bulletins de vote sont acquis à Berlusconi depuis bien longtemps. En tout état de cause, le leader de la droite italienne l'a emporté et il faudra faire avec de l'autre côté des Alpes. Quels ont été les enjeux politiques lors de cette élection? On peut citer la crise économique italienne, la crise des déchets en Campanie, l'éternel fossé Nord Sud, les infrastructures longues à se développer, la corruption en politique, le systéme électoral et la loi électorale, les liens avec le Vatican, les avancées sociales...
L'Italie déjà bien en retard économiquement et socialement, ce n'est certainement pas Berlusconi et son parti qui vont réussir à relever ce magnifique pays. En effet, ils vont devoir encore une fois gouverner avec la Ligue du Nord, parti d'extrème droite réclamant l'autonomie du nord de l'Italie, économiquement plus en avance que le sud. Ce parti est aussi celui qui avait sorti en 2004 la loi sur l'immigration très très peu favorable à l'entrée sur le territoire pour les populations extra communautaires et à la limite de la légalité pour les citoyens de l'Union Européenne. Il faut donc craindre que ce parti d'extrème droite anti européen ait une influence trop importante sur Berlusconi. En effet, Berlusconi n'aura la majorité absolue à la Chambre qu'avec les sièges de la Lega Nord. On retombe donc dans les fragilités du système politique italien où les coalitions contre nature sont nécessaires pour gouverner. Berlusconi a su prouver par le passé qu'il savait faire, on peut alors se demander si cette alliance droite – extrème droite est réellement contre nature !
Quoiqu'il arrive, c'est le Pape et la Conférence Episcopale Italienne qui vont être contents. Ils vont pouvoir encore s'ingérer joyeusement dans la politique italienne sans vergogne. C'est eux qui avaient appelés à l'abstention sur le référendum sur l'avortement, c'est eux encore qui ont poussé pour que le PaCS italien ne voient jamais le jour... Ils sont donc importants en Italie et encore plus influents lorsque la droite est au pouvoir.
Revenons maintenant sur la personnalité du futur Président du Conseil : Silvio Berlusconi. Il a déjà été deux fois à ce poste de 1994 à 1996 et de 2001 à 2006. C'est le seul à avoir réussi l'exploit de terminer un mandat. Parti de rien, vendeur d'aspirateurs, il est devenu l'homme le plus riche d'Italie. Il détient un club de football, le Milan AC, trois chaînes de télévisions (Rete 4, Canale 5 et Italia 1). Il est donc évidemment très proche de la Confindustria (association des patrons italiens). Vu comme le sauveur de l'Italie, ce vieil homme de 71 ans n'a peur de rien pour le paraître. Un trait de caractère et de marketing politique qui le rapproche en de nombreux points du Président français. Marié à une femme plus jeune que lui, maintes fois trompée, adepte du lifting et des lampes à UV, Berlusconi s'est fait changer le coeur après une attaque cardiaque lors d'un meeting dans la province de Parme pendant l'hiver dernier. Mais cet homme a une confiance absolu dans le système chirurgical de son pays et même de l'Union Européenne, car l'intervention chirurgicale a eu lieu non pas en Italie ou en Allemagne ou même en France ou au Royaume-Uni mais aux Etats-Unis chez son ami Georges W. Bush. Un ami qu'il apprécie énormément puisqu'il l'a aidé à intervenir en Irak avec quelques milliers de soldats contre la volonté des Italiens. En réalité, il n'a fait que suivre toute sa ribambelle d'amis : Aznar en Espagne, Blair en Angleterre, Kascynzski en Pologne. Dans l'Europe d'aujourd'hui, nombreux sont ses amis : Merkel, Brown, Vaclav Klaus en République Tchèque et Sarkozy bien évidemment, aussi petit et autoritaire que lui. Berlusconi entretient également de très bonnes relations avec les Grands dirigents d'entreprises. Avec les médias, on n'est pas dans la stratégie Sarkozy de copinages avec les rédacteurs en chef et les directeurs de l'information puisque c'est lui le patron des plus grands médias. C'est donc logiquement du Grand chef que viennent les directives. Et maintenant qu'il va être Président du Conseil pour la troisième fois, il aura aussi la main-mise sur les chaînes publiques de TV. Je parie sans prendre beaucoup de risque qu'une épuration intellectuelle aura lieu à la RAI dans les 12 prochains mois. Pour tous ceux qui ne connaissent pas encore bien les problèmes de conflits d'intérêts en Italie, je conseille vivement de regarder le documentaire VIVA ZAPATERO. Il faudra donc être patient en Italie et il faudra supporter nos concitoyens européens transalpins face à ce qu'il se passera dans leur pays en mettant l'accent critique sur les dérives politiques à venir qui seront malheureusement inévitables.
Je communiquerai les résultats définitifs au plus tôt avec la projection en sièges.
16:04 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : berlusconi, veltroni, partito del popolo, partito democratico, élections, législatives, député
11.03.2008
Lawrence Gonzi réélu
Lors des élections législatives maltaises de samedi dernier, le Parti Nationaliste Maltais a été reconduit pour 5 ans. Avec une participation de 93%, de quoi faire pâlir les Lyonnais, les électeurs maltais ont réélu Lawrence Gonzi et son parti. Mais cette année, l'écart en nombre de sièges entre les deux formations principales est beaucoup plus serré qu'il ne l'était. On passe d'un rapport de 34 sièges pour le Parti Nationaliste et 31 pour le Parti Travailliste à un rapport beaucoup plus étroit pouvant apporter de l'instabilité dans l'archipel : 33 sièges pour les Nationalistes et 32 pour les Travaillistes. Il n'y a en effet que 65 sièges au Parlement Maltais. En même temps, Malte ne compte que 400000 habitants répartis sur 2 îles. Au niveau de la campagne électorale, les Nationalistes mettaient en avant un bilan économique et international très positif: ils ont réussi à ramener le deficit budgétaire de 10% à 1,6% du PIB en l'espace de 3 ans. De plus, le Parti de Lawrence Gonzi a fait avancé Malte sur la scène internationale : entrée dans l'Union Européenne en mai 2004, dans l'espace Schengen en décembre 2007 et dans la zone euro en janvier 2008. Son adversaire, Alfred Sant, s'était lui distingué à l'époque en refusant l'entrée du petit pays dans l'Union Européenne. On est à Malte à l'opposé des standards politiques. La droite est européenne et la gauche beaucoup moins, même s'ils ont mis de l'eau dans leur vin ces deux dernières années. Les Travaillistes voulaient rendre difficile les relations La Valette - Bruxelles sur la problématique des Chantiers Navals. Au niveau des promesses absurdes, ce sont les Travaillistes qui se sont distingués : ils souhaitaient doubler le tourisme sur l'archipel alors que l'espace ne le permet pas et ils voulaient mettre en place un service de transports par hélicoptère entre les deux îles principales. Ils avaient par contre souhaiter la création d'une classe supplémentaire entre l'équivalent du CP et du CE1.
Mais les professeurs Maltais ont trouvé cette idée inutile et trop couteuse. Au final, c'est donc Lawrence Gonzi qui continuera d'exercer ses fonctions de Premier Ministre. Les deux autres partis qui s'étaient présentés Alternative démocrate, écologistes, et Alternative Nationale, extrème-droite, n'ont obtenu aucun siège même si le système de vote par valeur aurait pu les favoriser. Les 315000 électeurs ont préféré faire confiance aux deux partis historiques, en poste depuis l'indépendance de Malte acquise en 1964.
09:37 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malte, gonzi, nationalistes, travaillistes, élections
10.03.2008
Zapatero reste
Jose Luis Rodriguez Zapatero reste à La Moncloa pour les 4 prochaines années. Les élections législatives de dimanche dernier ont confirmé le Président espagnol en poste. Malgrès tout, le candidat du PSOE aura une majorité un peu affaiblie. Le PSOE aura environ 169 sièges et le PPE 153. Mariano Rajoy, soutenu par François Fillon et Nicolas Sarkozy se voyait bien élu. C'était sa deuxième tentative. On se souvient d'il y a 4 ans et le malheureux attentats Al Qaida faisant près de 300 morts, les élections avaient été maintenues et le dauphin de José María Aznar avaient encaissé une belle défaite. Le PPE avait été sanctionné du fait de la mauvaise stratégie vis-à-vis de l'ETA et du mensonge d'Aznar accusant l'ETA en sachant bien qu'il ne s'agissait pas d'eux. Rappelez-vous la manifestation de réaction à Madrid où les Espagnols s'étaient réunis en criant "Hijo De Puta" contre le terrorisme. Cette année, l'ETA a encore fait parlé de lui, mais ce coup-ci, il s'agissait bien d'eux. Un raid ETA a en effet tué un politicien basque du PSOE. Zapatero a fait preuve de sang froid et a appelé à reprendre les négociations de cessez-le-feu avec les indépendantistes basques. Toutefois, les socialistes espagnols devront faire face à de nombreux problèmes émergeant sur la péninsule ibérique. Le pouvoir d'achat, tant attendu en France aurait aussi fuit l'Espagne. La montée des prix des loyers a été un des sujets de campagne les plus abordés avec son lot de promesses électorales des deux côtés. Concernant la politique européenne, seul Zapatero a abordé les sujets en cours sur la scène européenne. Les socialistes mèneront très prochainement l'adoption du Traité de Lisbonne. Sur la laïcité, le candidat du Parti Populaire Espagnol entendait remettre la famille au coeur de la société, appuyé par un nouvel ami, le Président de la Confédération Episcopale Espagnole. Jusque là ce corps religieux était calme. Mais le Pape a mandaté un ami, du coup la CE Espagnole s'est transformée en CE Italienne avec tous les aspects détestable qu'elle comporte. Mais face à Zapatero, ce sera plus difficile de se faire entendre. Et c'est tant mieux. VIVA ZAPATERO !!!!
16:06 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zapatero, rajoy, espagne, élections, psoe, pp
08.03.2008
Un manque d'Européens pour les municipales dans le Rhône
Je vous fait part d'une étude réalisée par Les Jeunes Européens - Lyon :
Après avoir étudié avec attention les listes des candidats aux Municipales dans le Rhône, on peut s’appercevoir que les ressortissants de l’Union Européenne ne sont pas très nombreux. C’est dommage dans la mesure où les Communautaires ont le droit de vote et la possibilité d’être sur les listes, de faire partie des conseils municipaux ou encore de faire partie de l’équipe municipale comme adjoint. Malheureusement, un maire non français n’est pas encore possible à cause des pouvoirs de police du maire et de sa fonction de représentant de l’Etat en ce qui concerne l’état civil.
Mais revenons aux statistiques qui sont bien pauvres.
Seules 14 communes du Rhône ont des listes avec au moins un candidat ressortissant de l’UE. Il s’agit des communes de Caluire-et-Cuire, Chassieu, Givors, Lentilly, Lyon 3è arrondissement, Neuville sur Saône, Saint Didier au Mont d’Or, Sainte Foy les Lyon, Saint Genis Laval, Saint Priest, Sathonay Camp, Tassin la Demi Lune, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. On remarque tout de suite que Lyon fait bien pâle figure avec seulement un candidat, brittanique, en 13è position sur la liste Modem menée par Eric Lafond.
Du côté des nationalités, on trouve 7 Portugais (2 à Neuville sur la liste PRG-Modem-Verts, à Saint-Priest 1 sur les listes de l’UMP, 1 sur une liste DVG et 1 sur une liste Sans Etiquette, et 2 sur la liste du Nouveau Centre à Vaulx-en-Velin). Le pays qui est ensuite la plus représenté est l’Italie avec 6 candidats : 2 à Givors (Verts et DVD), 1 à Lentilly (Ecologistes), 1 à Sainte Foy (UMP), 1 à Sathonay
Camp (Sans Etiquette), 1 à Vaulx-en-Velin (Gauche Moderne). On trouve ensuite 3 Allemands (1 à Villeurbanne - UMP et 2 à Tassin pour les Verts) et 3 Belges (Lutte Ouvrière à Villeurbanne, Modem à Saint Genis et PS-PCF-Verts également à Saint Genis Laval). Viennent ensuite 2 Brittaniques (Lyon-Modem et Caluire-Verts), 2 Néerlandais (Chassieu-SE et Neuville-DVD), 2 Espagnols (Givors-PCF et Vaulx-en-Velin-Modem). On trouve enfin un représentant Grec sur la liste UMP de Villeurbanne et un représentant Luxembourgeois sur la liste UMP de Saint Didier.
Pour les partis, c’est un peu compliqué de faire des statisiques étant donnée les coalitions de différents partis, différentes dans chaque ville. Néanmoins, dans le Rhône, les partis les plus “européens” en nombre de ressortissants de l’UE sont le Modem (Lyon 3è, Neuville, Saint Genis et Vaulx-en-Velin), les Verts-Ecologistes (Caluire et Cuire, Givors, Lentilly et Tassin) et l’UMP (Saint Didier, Sainte Foy, Saint Priest et Villeurbanne) avec 5 représentants chacun. Ensuite il y a Nouveau Centre (2 à Vaulx-en-Velin) et des listes DVD (2 à Givors et Neuville). Viennent enfin, la liste DVG de Saint Priest, la liste LO de Villeurbanne, la liste Gauche Moderne de Vaulx-en-Velin, la liste PS-PCF-Verts de Saint-Genis et la liste PCF de Givors.
Il y a donc encore beaucoup de travail pour faire évoluer les mentalités. Du côté des adhérents JE Lyon, on a un candidat dans le 5è arrondissement de Lyon sur la liste UMP, un candidat dans le 7è arrondissement sur la liste PS et un autre dans le 7è aussi pour le Modem. A noter enfin, pour les cantonales, une adhérente est suppléante Modem dans le XIIè canton. Pour les postes éligibles, seuls les candidats JE de l’UMP et du PS ont une chance de siéger au Conseil d’arrondissement.
14:17 Publié dans Europe, Lyon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ressortissants, européens, parti, municipales, élections, union européenne, jeunes européens
06.03.2008
Les élections cantonales dans le canton de Lyon X
Après des débats houleux, c'est le moins qu'on puisse dire, pour les élections municipales à Lyon du côté du Mouvement Démocrate, je voudrais vous parler des élections cantonales. Ces élections servent à renouveler une partie des membres du Conseil Général et dans mon cas, le CG du Rhône (www.cg69.fr). Actuellement présidé par Michel Mercier, ex-président de la Fédération du Rhône du Mouvement Démocrate, le Conseil Général est une institutionassez vieille en France. Mais les pouvoirs qu'il détient mérite qu'on s'y intéresse et qu'on aille voter les 9 et 16 mars.
Quels pouvoirs alors ? Principalement, le Conseil Général est compétent dans le domaine de la scolarité, des transports et de la solidarité. C'est la politique de la petite enfance, l'extension des routes, les collèges, le RMI, l'aide à la réinsertion, les personnes âgées et les personnes handicapées. Ces compétences sont diablement importantes pour la vie du citoyen. De plus, à Lyon, le Conseil Général du Rhône, en tant que membre du Sytral, est compétent pour le réseau de transports en commun TCL. Le Conseil Général, c'est aussi une source de subventions importantes pour le monde associatif et c'est aussi des aides financières pour les ménages voulant s'équiper en énergies renouvelables.
Dans le 10è canton de Lyon, les candidats sont assez nombreux. Mais à mes yeux seuls 2 méritent réellement d'être élus dont un en particulier. On a donc un débat entre M. Flaconnèche, le maire PS sortant du 7è arrondissement et conseiller général sortant, M. Minchella, conseiller d'arrondissement sortant (UMP), Pierre Gripay (PCF), André Morin (FN) et je termine par les meilleurs : Bruno Charles (VERTS), directeur de la maison rhodanienne de l'environnement (rue Sainte-Hélène) et Mathias Rambourg (MoDem).
Mathias Rambourg (www.rambourg.com) a 37 ans. Il est informaticien au GrandLyon. Avant de rentrer dans la vie civile, il a été Casque Bleu dans sa jeunesse, ce qui lui a apporté une certaine vision de la politique, une capacité à prendre des décisions rapidementet à être à l'écoute de la population. Père de deux enfants, les problématiques de l'éducation et de la petite enfance sont pour lui concrêtes et non pas théorique comme la majorité des candidats dont l'âge est déjà bien avancé. Il se bat dans cette élection cantonale pour le renouveau de la classe politique. En effet, ces principaux challengers, Flaconnèche et Minchella, cumuleront certainement des mandats. Sa suppléante, Charlotte Hoffmann (http://charlotte-ettol.hautetfort.com) a 20 ans et est étudiante en sciences politiques à Lyon 2. Elle est également franco-allemande donc proche de l'Europe.
Quels sont les grands axes de leurs proposition ? D'abord, on peut noter plusieurs engagements concernant les collèges : cartables allégés avec un système de doubles manuels, une hygiène accrue dans les établissements et des repas équilibrées. Ils souhaitent aussi travailler pour une facilitation de la colocation intergénérationnelle pour lutter contre la solitude des personnes âgées et pour des loyers abordables pour les étudiants. Au niveau associatif, le tandem Rambourg-Hoffmann propose de pérenniser les associations qui proposent des activités sportives le week-end et des activités communes pour les enfants et les parents. Pour les logements sociaux, ils voudraient mettre en place un guichet unique pour pouvoir déposer un dossier de candidature dans n'importe quel office HLM et qui aurait également comme conséquence de simplifier l'ensemble des démarches. Sur le plan environnemental, ils se battront pour une augmentation des aides allouées pour l'équipement de centrale solaire photovoltaïque mais aussi pour l'ensemble des aides à but écologique.
Pour moi, le 9 mars, ce sont mes candidats. Compétents, jeunes et ambitieux, pour le renouveau de la classe politique et pour la pérennisation d'un Conseil Général démocrate. Continuons dans le Rhône à faire exception à la règle du bloc contre bloc. Votons Démocrate pour les Cantonales, votons Rambourg le 9 mars.
16:52 Publié dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rambourg, modem, démocrates, élections, cantonales, département, conseil général
05.02.2008
Convoqués aux urnes !!
Depuis que le Président du Sénat de la République Franco Marini a été nommé pour mener des négociations en vue de former un gouvernement provisoire chargé d'effectuer la réforme électorale, on entendait Berlusconi crier pour une convocation aux urnes. Le président de Forza Italia peut être heureux. Marini s'est rendu à l'évidence, il ne sera pas possible de faire cette réforme électorale, la droite y est contre et tient bon sa position. Les conclusions des consultations politiques menées par Marini aboutissent bel et bien sur un échec. Il était pourtant le seul à pouvoir réunir droite et gauche.
Ce matin, les journaux (de droite) italiens annoncent une hypothétique date pour les élections anticipées. Cela signifie donc, que, selon l'article 88 de la Constitution italienne de 1948, le Président de la République Giorgio Napolitano prendra le décret de dissolution des assemblées parlementaires. Il devrait le faire demain ou au plus tard jeudi. L'article 61 de la Constitution dispose que les élections doivent se tenir dans les 70 jours suivant cette dissolution. Il y a donc fort à parier que la date retenue soit celle annoncée par Il Giornale et Il Messaggero, soit le 13 avril. Cette date est bien choisie dans la mesure où de nombreuses élections locales auront lieu ce jour ou sont prévues dans cette période de l'année. Deux régions ont déjà prévu les élections régionales : le Val d'Aoste et le Friuli-Venezia Giulia tout comme 13 provinces : Rome, Bolzano, Trente, Massa Carrare, Benevento, Foggia, Agrigento, Caltanissetta, Catania, Enna, Messine, Palerme et Siracuse. Il y a aussi 539 communes appelées à renouveller le maire.
Il faut ajouter à cela, le renouvellement des dirigeants de la région Sicile. Depuis la condamnation de Salvatore Cuffaro pour corruption et sa démission du 26 janvier, des élections seront convoquées. Le Statut régional sicilien prévoit une période de trois mois, les élections se tiendront donc avant le 26 avril.
De plus, de nombreux maires vont vouloir se lancer dans la bataille législative et briguer un siège au Palais Madame ou à Montecitorio. Ce sera vraisemblablement le cas de Walter Veltroni, actuel maire de Rome et président du Parti Démocrate. Il faut donc s'attendre à des élections municipales à Rome. Veltroni pourrait être le chef de file de la coalition de centre gauche pour ces élections contre Berlusconi qui espère retrouver le Palais Chigi pour la troisième fois.
Donc il y a fort à parier que l'"Election Day" soit le 13 avril. En conséquence, si les élections sont annoncées par le Président de la République, car c'est à lui seul que revient la décision, la réforme électorale pourrait ne pas intervenir avant un an. En effet, le référendum électoral déclaré admissible par la Cour Constitutionnelle et qui devait se tenir entre le 15 avril et le 15 juin pourrait ne pas avoir lieu cette année. Il revient désormais au Président de la République de prendre le décret convoquant la consultation référendaire, après avis du Conseil des Ministres. D'ailleurs, le Conseil est convoqué demain avec ce point à l'ordre du jour. Le référenudm propose de modifier la loi électorale actuelle en supprimant la prime pour la coalition qui obtient la majorité dans les deux assemblées en l'attribuant au seul parti qui obtient la majorité des voix et en abrogeant la loi qui permet les candidatures multiples.
13:40 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Marini, Italie, élections, Napolitano, Veltroni, Berlusconi
30.11.2007
Deux candidats ! E Basta !!
Enfin !! Les militants Modem ont donné leurs parrainages aux candidats. Ce que j'avais prédit est arrivé. Seuls 2 candidats ont leur accès pour se présenter aux votes des militants. Azouz Begag, le Diviseur, et Christophe Geourjon, le Rassembleur. J'appelle désormais Mathias Rambourg et ses soutiens à se manifester au plus vite en faveur de l'équipe dirigée par Christophe, Marc et Anne-Sophie. Les 2 autres candidats qui n'ont pas réunis les parrainages ont achevé leur croisade et peuvent désormais retourner à la réalité. Quant à Eric Lafond et Gilles Vesco, je souhaite qu'ils cessent de contribuer à la division prônée par leur candidat. Ils pourront pleinement s'épanouir et avancer librement aux côtés des Démocrates au lieu de faire les réunions d'Azouz Begag en son absence. Si celui qui espère l'investiture démocrate ne prend même pas la peine de se présenter en personne devant ceux qui font le déplacement pour l'entendre, alors c'est un candidat loin de la population que le Modem devra défendre, alors même qu'on est tous d'accord pour faire plus de proximité et plus de démocratie de terrain. Même Perros l'a remarqué.
On a donc deux candidats. Il n'y aura pas de vote de valeur dans ces conditions. Ce sera un scrutin uninominal. Celui qui obtient même 51% devra être soutenu par tous. Pour ma part, mon engagement dans cette campagne dépendra de la tête de liste.
09:35 Publié dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Geourjon, Lyon, élections, municipale, liste, Modem, Condemine
28.11.2007
Begag bave sur les siens
Le candidat à l'investiture démocrate pour les élections municipales à Lyon Azouz Begag lache son fiel dans Lyon Capitale de cette semaine. Il fait preuve d'inconscience, d'appel 'a la division alors qu'il veut se faire de héraut du rassemblement. Il a tout faux. Il veut "faire de Lyon la capitale des grandes gueules démocrates" mais il gagnerait beaucoup à fermer la sienne. Il parle de "dénoncer les crapuleries" dans les primaires à Lyon alors même qu'il en est à l'origine. Il prétend que Christophe Geourjon est l'incarnation d'une "tricherie déguisée". Fera-t-il campagne avec lui s'il est désigné? Se passera-t-il des militants qui soutiennent Geourjon? Il en rêve ! Christophe Geourjon a declaré qu'il se rangerait derrière le candidat désigné par les militants, il l'a répété à maintes reprises au cours de ses cafés politiques, il l'a répété lundi soir lors du débat officiel des candidats devant tous les adhérents de Lyon. Mais non, selon l'ancien Ministre délégué, Christophe Geourjon ne l'a pas dit. M. Begag est-il sourd? Ahh, c'est peut-être qu'il était trop loin lors du débat de lundi. "Si Begag gagne il va y avoir du déménagement historique chez les UDF historiques": voici ce qu'il annonce publiquement à la Presse en livrant son propre parti en pature, donnant du même coup aux adversaires du Modem le bâton pour se faire battre en Mars 2008. Il annonce "travailler avec des vrais démocrates" !!! Quels mensonges !!! Les vrais démocrates sont ceux qui refusent les alliances, pas ceux qui les négocient en sous-marin directement auprès de Gérard Collomb. Il est en fait entrain de préparer ses électeurs à renoncer à se battre pour tendre un pont d'honneur au maire sortant.
Azouz Begag est puant d'orgueuil, il est trop sûr de lui et manque cruellement d'ambition, il méprise les adhérents de son propre parti, ignore le travail des militants qui font le programme du Modem. Je lui donne un conseil toutefois parce que je garde mon sang froid et je contiens ma colère devant ce ramassis de mensonges: Azouz ne vole pas trop haut parce que ta chute sera longue et à l'impact ça fera mal. Un autre conseil: les menaces ne servent que les faibles !
19:20 Publié dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lyon, municipales, élections, Begag, Geourjon, Modem, UDF
27.11.2007
Premier débat d'investiture MODEM
La mairie de Lyon est un bâtiment convoité, tellement convoité qu'au Modem ils se battent pour décrocher l'investiture. Comme si l'étiquette Modem donnait à celui qui l'obtient déjà 15% des inscrits. C'est peut-être vrai, mais il ne faut pas miser trop dessus, car les électeurs sont têtus. Hier se tenait donc le premier débat officiel pour l'investiture démocrate. Il avait lieu dans le trou du ... du 5è arrondissement. Salle à moitié vide. Sur l'estrade, 4 candidats: une certaine Dame Rouveure, un Chaffringeon, Mathias Rambourg et Christophe Geourjon. Mais il en manque me direz-vous.
Oui, il en manque un: l'ancien ministre délégué Azouz Begag. Il a voulu faire le malin en ne s'asseyant pas avec les autres candidats. Pourquoi? Il a été interpellé à ce sujet au début de la rencontre par une jeune militante. Sa réponse ne tient pas debout (comme lui alors): il parle de liberté. Certes, on est libre de parler d'où on veut, mais lorsqu'on prône le rassemblement, on se plie à un rituel qui est somme toute normal et avant tout une question de respect envers les militants: ceux qui font la campagne. Pour en terminer sur ce candidat relativement insupportable, quelques petites choses qui m'ont mis les nerfs à fleur de peau: M. Begag ne répond pas aux questions qui le dérangent, pourtant s'il est élu, il devra rendre des comptes. M. Begag ne parle pas beaucoup de Lyon. S'il a dit Lyon 5 fois en une heure et demi, c'est le bout du monde. M. Begag est largué sur les questions techniques, donc heureusement qu'il a Gilles Vesco dans ses rangs. En parlant de Vesco d'ailleurs, c'est très dommage qu'il se soit désisté pour M. Begag. Il aurait pu aller très loin sans handicap, sans devoir faire la campagne d'un autre, sans avoir de compte à rendre et avec bien plus de consensus derrière lui.
Autre candidat: Mme Rouveure. Mais d'où elle sort celle-là? Qui l'a laissée se présenter devant les militants? Il faut savoir que cette dame était candidate aux législatives face à Anne-Marie Comparini, qu'elle ne s'est pas désisté pour elle et donc qu'elle a contribué à la défaite de la candidate naturelle du Mouvement Démocrate. C'est donc une honte qu'elle puisse se présenter aux suffrages de la famille démocrate tant elle ne mérite même pas d'être sur une liste: elle est encore plus incompétente qu'un militant qui vient de rejoindre le parti. Elle non plus n'a pas répondu aux questions, mais selon moi, rien de volontaire.
Suivant: Jean-Marc Chaffringeon. Le candidat de Chassieu n'est pas tribun, ce n'est pas quelqu'un qui maîtrise la rhétorique, ce n'est même pas un beau parleur. Oralement, il faut le reconnaître, c'est une catastrophe. Par contre, il a des idées, il a des connaissances techniques. Mais là s'arrête les couleurs agréables de son portrait. Le reste m'évoque l'ennui, la colère parfois et de mauvais souvenirs. Chaffringeon n'est pas un homme de terrain. C'est un homme de l'ombre, un exécutant, un homme de dossier. Il n'a pas les capacités de diriger.
Next: Mathias Rambourg. Un peu pédant par moment, mais terriblement efficace. Il n'a pas réponse à tout et le reconnaît. Il s'imagine simplement travailler dans l'équipe démocrate. Un point fort. Apparemment il sait diriger, il sait dire ce qui lui plait et ce qu'il n'aime pas. Il a appris à prendre les bonnes décisions rapidement. Il est donc tout à fait capable. Il est jeune, ambitieux et compétent. Je ne le connaissais pas avant hier soir et c'est donc ça son point faible. Les militants ne le connaissent pas.
Enfin, il reste le cinquième candidat, le meilleur pour la fin: Christophe Geourjon. Le candidat qui veut faire de la collégialité une priorité, le candidat qui parle de liberté et d'indépendance en mettant en pratique ses théories. Le candidat qui prend en compte le travail des militants, celui qui refuse toute compromission, celui qui met en avant son équipe. Un homme complet, le candidat idéal pour la mairie de Lyon. L'homme d'une campage, l'homme du futur de Lyon. Démocratie avec les militants, démocratie avec les Lyonnais, démocratie collégiale, transparence et fidélité à lui-même, aux démocrates, aux Lyonnais, avec lui, point de secrétaire de mairie à 5000€ par mois, point de conseil de quartier ignoré, point de projet dans le dos des contrin¡buables.
Je vous parlerai du projet démocrate d'ici deux semaines... ou pas !
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