03.03.2009
Interview de Fabienne Faure dans Le Progrès
Fabienne Faure, conseillère régionale, présidente du groupe Modem à Charbonnières, élue de Ferney-Voltaire et présidente départementale du Modem, sera numéro deux sur la liste emmenée par le Marseillais Jean-Luc Benhamias, député européen sortant. Interview de la numero deux de la liste du Mouvement démocrate dans le Sud-Est.

F. FAURE : Je l’aborde avec humilité. C’est une campagne en équipe pour une élection de liste. Je suis enthousiaste et raisonnablement optimiste. Pour avoir deux élus, peut-être trois, il nous faudra faire 12 % et arriver troisième. Avec Jean-Luc Benhamias, nous nous sommes partagé le territoire. Moi au nord, lui au sud. Je ressens la légitimité du militant qui a réalisé un long parcours. J’ai commencé au CDS, puis à l’UDF et au Modem où j’étais, avant ma désignation, l’un des neuf membres du comité de conciliation et de contrôle, un peu le conseil constitutionnel du parti. Je suis proche de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.
LE PROGRES : Quelle campagne électorale ferez-vous ?
F. FAURE : Elle sera en prise avec les préoccupations des électeurs autour d’une question, « L’Europe peut-elle aider à surmonter la crise? » Elle débutera avec les militants. Puis la campagne nationale nous emmènera dans les 22 régions avec François Bayrou. Des conventions thématiques seront organisées dans les sept circonscriptions ainsi que des réunions publiques dans nos seize départements, dont l’Ain. L’enjeu est important. C’est le premier test réel pour le Modem avec une élection à la proportionnelle, donc pas soumise au vote utile.
LE PROGRES : Pour vous, la différence entre votre liste et les autres se fera sur quoi ?
F. FAURE : Sur deux points… D’abord, notre famille politique est la seule qui n’a pas à prouver son attachement à l’Europe. Ensuite, l’humanisme. Pendant des années, ce mot a fait sourire. La crise que nous subissons est venue tout chambouler. Ce mot a retrouvé sa place dans le cœur des gens. Il est l’un des piliers de notre projet. Maintenant, à nous de mobiliser les électeurs pour qu’ils aillent voter.
Propos recueillis par Jean-Marc Perrat, Le Progrès, éd. du 2 mars 2009.
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02.03.2009
Vincent Peillon et son parachute
Le Parti Socialiste a annoncé samedi ses listes pour les élections européennes. On a appris, avec surprise, que c'est le noniste Vincent Peillon qui sera tête de liste. Parachuté du département de la Somme (Picardie), le socialiste royaliste se retrouve dans une région crève-coeur selon ses dires. Et au lieu de faire le dos rond pour faire passer la pillule, il en rajoute : "je suis envoyé contre mon gré". Bah Vincent, faut pas te forcer si tu veux pas venir chez nous. On s'en passera bien volontiers.
Mais l'eurodéputé du Nord-Ouest a fait une petit pirouette ce matin dans le quotidien régional La Provence : "le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller" a-t-il déclaré. Quel toupet ! Mais alors, pourquoi notre petit Vincent a-t-il été subitement attiré par le Sud-Est ? Héliotropisme ? La merveilleuse ville de Lyon ? Les sublimes gorges de l'Ardèche ? Le Verdon ? La Camargue ? Les oiseaux de la Dombes ? Le fromage corse ? Le Mercantour ? Ah, je sais, les îles d'Hyères ! Non ? C'est pas ça ? Le village de Peillon dans les Alpes maritimes alors ? Toujours pas ?

Donc c'est qu'il ne veut pas perdre son siège !
En tous cas, heureusement qu'il a été laché au dessus des terres royalistes ! Le parachutage en bonne et due forme n'en sera que moins difficile d'adaptation. Les barons locaux du PS Collomb et Guérini sont là pour l'accueillir, plus ou moins chaleureusement d'ailleurs !
Dans cette histoire, plus que le parachutage en lui-même qui est bien regrettable tant il prend les électeurs des c..., c'est le PS qui frise encore une fois le ridicule. Quelques semaines après les affrontements stériles du Congrès de Reims, le parti de Martine et Ségolène semblait se remettre sur de bonnes voies. En effet, après ses annonces, pour une fois constructives, contre le plan de relance du gouvernement, contre la nomination frauduleuse de Perrol à la nouvelle banque (et encore, on a plus entendu Bayrou) ou par ses actions dans l'hémicycle contre la suppression de la pub sur le service public, le parti de la gauche française semblait se réunir peu à peu.
Pour officialiser le retour au calme, 10 royalistes ont été invités à rejoindre le Conseil national du PS le week-end dernier. Et clash sur les européennes ! Le PS semble donc plus préoccupé par ses guerres internes que par l'enjeu de l'élection européenne. Le parachutage de Peillon dans le Sud-Est est réellement digne d'une politique bizarre. Martine Aubry aurait-elle commis sa première boulette ? En voulant réunir les socialistes, elle a finalement lancé une nouvelle pomme de discorde.
Au niveau local, Patrick Mennucci qui était pressenti pour être tête de liste, ou au moins en position éligible, va se retouver directeur de campagne de Peillon. Hummm ! La bonne couleuvre !! Bernard Soulage, promu à Bruxelles depuis fin janvier avec le départ de Michel Rocard, n'aura pas le temps de prendre goût aux débats européens. Neuvième sur la liste, son élection relèverait d'un miracle. Et Gérard Collomb qui voulait promouvoir Thierry Philip, le maire du 3è arrondissement, devra s'en passer. La Première Secrétaire Aubry s'est assise sur les préconisations et les conseils des locaux, quel sera le résultat final ? Mystère ! Mais ça risque de swinguer sévère au PS au soir du 7 juin si les résultats ne sont pas au rendez-vous !
Un bon score dans le Sud Est va être difficile à atteindre dans ces conditions pour le PS. Peut-être faudra-t-il que le petit Vincent aille prier à Notre Dame de la Garde et allumer des cierges à Fourvière. Le parachutage est un fait, mais c'est l'atterrissage qui risque d'être fort douloureux.
15:03 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : peillon, ps, parachutage, élections, européennes, sud-est, collomb, guérini, royal, aubry
02.01.2009
Les Jeunes Démocrates dans le Taurillon
Chers lecteurs,
C'est avec une note sur le thème de l'Europe que je vais vous souhaiter une bonne et heureuse année. Cette année 2009 sera européenne ou ne sera pas. Les élections de Juin 2009 vont mobiliser tous les citoyens autour de cette construction aussi importante qu'indispensable. C'est pour dégrossir un peu la campagne électorale qui va se lancer dans les 2-3 mois à venir que j'ai interpelé dernièrement Quentin Thévenon, Secrétaire Général des Jeunes Démocrates et Président des Jeunes Démocrates du Rhône, sur les thématiques européennes. Cette interview est publiée sur le Taurillon, le webzine des Jeunes Européens - France. Vous pourrez voter pour cet article sur le site du Taurillon et laisser vos commentaires.
Bonne lecture et Bonne année 2009 !
Taurillon : Vous êtes Secrétaire Général des Jeunes Démocrates. Si vous étiez député européen, sur quelles politiques communiqueriez-vous le plus pour défendre le bilan des Démocrates au Parlement Européen ?
Quentin Thévenon : Avant toute chose, il faut voir le bilan des Démocrates au Parlement Européen comme un bilan global de participation pleine, entière et assidue aux travaux du Parlement Européen. Ensuite, il faut saluer le travail de l’ensemble du groupe ADLE. La politique au niveau européen est une politique de consensus et à ce titre, il serait peu opportun de tirer la couverture à nous.
Ceci étant dit, on peut relever deux séries de politiques sur lesquelles les Démocrates ont joué un grand rôle au Parlement Européen : c’est le bilan de la législature au niveau des droits de l’homme et les politiques en matière de transport et de protection de l’environnement. Sur le champs des Droits de l’Homme, beaucoup de choses ont été faites, dites et rendues publiques. Il y a notamment la position sur le Tibet et les Jeux Olympiques, ou encore celle sur la Biélorussie, qui ont permis à cette institution d’avoir une réelle visibilité politique.
L’autre politique, qui à mes yeux est aussi de première importance puisqu’elle concerne des centaines de millions de citoyens européens dans leur vie de tous les jours, c’est la politique en matière de transport, de protection des voyageurs et de protection de l’environnement. Dans ce domaine, les députés ADLE ont été particulièrement productifs et il faudra les en remercier.
Taurillon : La citoyenneté est un sujet qui tient à cœur chez les Démocrates. Pour vous, c’est quoi la citoyenneté européenne ?
QT : L’Europe d’aujourd’hui, malgré le niveau d’intégration actuel qui est quand même relativement important, n’est pas assez tangible pour les citoyens. Pourtant on la voit tous les jours dans le fait de pouvoir aller et venir librement en Europe pour apprendre, travailler et échanger, qu’il s’agisse d’échanges commerciaux ou culturels.
Sans l’Union Européenne, les accords de Schengen n’auraient probablement pas pu être trouvés et on n’aurait pas de programme Erasmus. On voit donc que la citoyenneté européenne est une réalité. Pour les Démocrates, en plus de la reconnaissance de ces avancées, il y a la volonté de construire un monde différent de celui qu’on est entrain de construire aujourd’hui, il y a une volonté d’unir les femmes et les hommes sur des valeurs humanistes qui sont des valeurs qui relèvent de l’être et non de l’avoir.
Enfin et surtout, la citoyenneté européenne, c’est le droit de vote européen. Et à ce sujet on pourrait aller plus loin en votant le même jour dans les 27 Etats Membres pour des listes qui seraient les mêmes dans tous les pays.
Taurillon : Les élections européennes, justement, approchent à grand pas. Les démocrates européens avanceront-ils unis jusqu’au 7 juin 2009 ? Présenteront-ils un candidat à la présidence de la Commission ?
QT : En ce moment, et depuis déjà quelques mois, François Bayrou fait le tour des capitales européennes en ce sens. Mais l’unité va être difficile dans la mesure où les élections ont lieu dans le cadre des territoires nationaux. Il est néanmoins essentiel de faire entendre une voix démocrate européenne et de trouver un écho sur les listes qui partagent un idéal humaniste et démocrate en Europe.
Quant au candidat, le PDE a fait savoir qu’il voulait présenter un candidat. Le souhait est bien là et il faut que les Démocrates soient représentés. Je crois qu’il faut personnaliser cette élection et faire savoir au préalable le candidat soutenu de façon à créer un débat citoyen. Il y a une personne qui selon moi serait un très bon candidat, c’est Graham Watson.
Taurillon : Les Jeunes UDF ne voulaient pas de la Turquie dans l’Union Européenne, quelle est la position des Jeunes Démocrates aujourd’hui ?
QT : Il n’y a pas encore de position des Jeunes Démocrates à ce sujet. Une chose est sûre, c’est que la Turquie a une partie de son territoire clairement en Europe et qu’Istanbul est une ville européenne qui contribue au rayonnement de l’Europe depuis sa fondation. Cependant, je vois deux problèmes : dans un premier temps des frontières directes avec le Caucase et le Moyen-Orient qui sont de véritables poudrières et dans un second temps le fait qu’à force d’élargir l’Union Européenne on se créé des problèmes.
Je pense qu’il faut attendre d’avoir des Institutions qui fonctionnent sur des bases saines avant de s’atteler à un challenge qu’on n’est pas encore en mesure de régler.
Taurillon : Selon les Jeunes Démocrates, l’orientation politique qui découle des péripéties au Parti Socialiste sera-t-elle une bonne chose pour la démocratie européenne ?
QT : D’abord je ne vois pas quelle est l’impact du Parti Socialiste français sur la politique européenne : la Commission est à droite, le PS est dans l’opposition en France et dans de nombreux pays d’Europe. Ensuite, je pense que la nouvelle direction du PS est floue. L’arlequin politique que constitue le Parti Socialiste aujourd’hui, avec des personnalités d’une gauche dure et noniste mélangées à des partisans d’une démocratie sociale qui se trouvent plus à droite que Jean-Louis Borloo, manque de sérieux.
Je note aussi un manque de visibilité puisque grâce au congrès du PSE, on a appris qu’ils soutiendront Barroso. Il faudra donc avoir à l’esprit en juin que voter PS aux Européennes, c’est voter UMP !
15:18 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : taurillon, démocrate, quentin thévenon, europe, union européenne, élections, graham watson
20.08.2008
Echéances internes 1
Le Mouvement Démocrate dans le Rhône se doit de figurer parmi les partis au pouvoir. Nous faisons de la politique parce que nous savons que nous pouvons apporter de nombreuses avancées pour la vie de nos concitoyens. Etre élu est donc la résultante de ce postulat.
Enfin, la démocratie ne doit pas être un mot qui sert seulement de faire valoir mais doit être le maître-mot du fonctionnement départemental de notre mouvement. Nous ne pouvons pas prétendre être des Démocrates et agir dans le sens opposé entre nous. Une saine émulation ne peut que nous propulser vers la reconquête des Rhodaniens et des Français.12:52 Publié dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, richard moralès, moralès, élections, interne, rhône, lyon
01.05.2008
La Mairie de Rome passe à droite
Contre toute attente, le scrutin municipal dans la ville Eternelle s’est révélé suicidaire pour le Partito democratico. Reconstituons les étapes. Romano Prodi rentre de Bruxelles après son mandat à la Commission Européenne. Il commence à préparer les élections de 2006. Francesco Rutelli est alors maire de Rome. Les primaires à gauche ont vu s’affronter Prodi et Rutelli. Ils ont conclu un accord avant que la gauche et le centre démocrate ne se déchirent trop. En cas de victoire, le chef de l’Ulivo prenait la Présidence du Conseil et le chef de la Margherita la Vice-présidence tout en laissant la mairie de Rome a un autre dignitaire de la Margherita : un certain Walter Veltroni. Et ainsi fut fait en avril 2006. En 2008, après la chute du gouvernement Prodi, Veltroni devient chef de file du Partito Democratico, le parti principal de centre gauche, refonte de la Margherita et des Démocrates de gauche. Malheureusement, comme j’ai pu déjà le rappeler dans ce blog, les democrates enregistrent une défaite face à la droite de Berlusconi.
Mais Walter Veltroni, s’étant présenté pour la Présidence du Conseil, il ne pouvait pas être en même temps Maire de Rome. Des élections anticipées ont donc eu lieu. Au premier tour, Francesco Rutelli arrivait en tête mais en ballotage. La victoire semblait pourtant acquise, ils avaient une majorité relative et encore un report de voix important. Mais lundi dernier, à la surprise générale, c’est Gianni Alemanno qui l’a emporté. Ainsi, Rome est pour la première fois à droite. Elle avait toujours été à gauche ou au centre.Gianni Alemanno a fait sa campagne sur la sécurité. En face, Rutelli n’a pas tenu sur ce thème glissant pour des démocrates. Alemanno est issu du parti de Gianfranco Fini, Alleanza Nazionale, un parti de refondation fasciste adoptant un discours light. Fini avait lui été élu Vice Président du Conseil de Berlusconi entre 2001 et 2006. C’était la première fois qu’un fasciste revenait au pouvoir depuis la période noire de Mussolini. La chose s’est donc banalisée en Italie. C’est tout un symbole pour Berlusconi et ses amis que de voir la capitale très à droite. Rutelli n’a malheureusement pas su séduire les Romains qui lui avaient pourtant offert deux mandats consécutifs. Alemanno est donc une surprise totale pour tous les observateurs de la politique italienne. Le poulain de Fini et Berlusconi aura donc fort à faire pendant son mandat car les Romains attendent une amélioration sur la délinquance mais ne le laisseront pas dilapider leurs valeurs de Dolce Vita.
13:02 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rome, rutelli, alemanno, veltroni, municipales, élections
15.04.2008
Berlusconi pour la troisième fois
Que ce soit au Sénat ou à la Chambre des députés, la droite sera majoritaire. Sortant d'une coalition fragile de centre gauche à l'extrême gauche, l'Italie a voulu donner une marge de manoeuvre suffisante à ses dirigeants. Cette coalition de gauche emmenée par Romano Prodi avait chuté fin janvier à cause de Clemente Mastella, alors Ministre de la Justice et Président de l'UDEUR (Union des Démocrates Européens – centre). Toute la fragilité politique italienne s'était illustrée au cours de cet événement. On se souvient des cris au Sénat lors du vote de la motion de censure contre le gouvernement Prodi et des sénateurs de droite débouchant le Champagne dans l'hémicycle ou même d'un Sénateur de Alleanza Nazionale mangeant un morceau de Mortadelle représentant Bologne, la ville de Prodi. La politique italienne est donc d'une puérilité à toute épreuve. Berlusconi qui avait perdu les élections d'une poignée de voix en 2006 demandait à chaque intervention publique de recompter les bulletins de vote et ce jusqu'en décembre 2007. Il n'avait vraiement pas digéré sa défaite pourtant salutaire pour l'Italie alors même qu'il avait utilisé des méthodes frauduleuses pour tenter de l'emporter : envoi de sms le jour du scrutin, demande d'envois de mms par les électeurs prouvant leur vote en faveur de la droite en échange de rémunération...
Pour cette élection anticipée de 2008, il semblerait que des méthodes similaires aient été utilisées par la mafia sicilienne et la mafia calabraise dont les bulletins de vote sont acquis à Berlusconi depuis bien longtemps. En tout état de cause, le leader de la droite italienne l'a emporté et il faudra faire avec de l'autre côté des Alpes. Quels ont été les enjeux politiques lors de cette élection? On peut citer la crise économique italienne, la crise des déchets en Campanie, l'éternel fossé Nord Sud, les infrastructures longues à se développer, la corruption en politique, le systéme électoral et la loi électorale, les liens avec le Vatican, les avancées sociales...
L'Italie déjà bien en retard économiquement et socialement, ce n'est certainement pas Berlusconi et son parti qui vont réussir à relever ce magnifique pays. En effet, ils vont devoir encore une fois gouverner avec la Ligue du Nord, parti d'extrème droite réclamant l'autonomie du nord de l'Italie, économiquement plus en avance que le sud. Ce parti est aussi celui qui avait sorti en 2004 la loi sur l'immigration très très peu favorable à l'entrée sur le territoire pour les populations extra communautaires et à la limite de la légalité pour les citoyens de l'Union Européenne. Il faut donc craindre que ce parti d'extrème droite anti européen ait une influence trop importante sur Berlusconi. En effet, Berlusconi n'aura la majorité absolue à la Chambre qu'avec les sièges de la Lega Nord. On retombe donc dans les fragilités du système politique italien où les coalitions contre nature sont nécessaires pour gouverner. Berlusconi a su prouver par le passé qu'il savait faire, on peut alors se demander si cette alliance droite – extrème droite est réellement contre nature !
Quoiqu'il arrive, c'est le Pape et la Conférence Episcopale Italienne qui vont être contents. Ils vont pouvoir encore s'ingérer joyeusement dans la politique italienne sans vergogne. C'est eux qui avaient appelés à l'abstention sur le référendum sur l'avortement, c'est eux encore qui ont poussé pour que le PaCS italien ne voient jamais le jour... Ils sont donc importants en Italie et encore plus influents lorsque la droite est au pouvoir.
Revenons maintenant sur la personnalité du futur Président du Conseil : Silvio Berlusconi. Il a déjà été deux fois à ce poste de 1994 à 1996 et de 2001 à 2006. C'est le seul à avoir réussi l'exploit de terminer un mandat. Parti de rien, vendeur d'aspirateurs, il est devenu l'homme le plus riche d'Italie. Il détient un club de football, le Milan AC, trois chaînes de télévisions (Rete 4, Canale 5 et Italia 1). Il est donc évidemment très proche de la Confindustria (association des patrons italiens). Vu comme le sauveur de l'Italie, ce vieil homme de 71 ans n'a peur de rien pour le paraître. Un trait de caractère et de marketing politique qui le rapproche en de nombreux points du Président français. Marié à une femme plus jeune que lui, maintes fois trompée, adepte du lifting et des lampes à UV, Berlusconi s'est fait changer le coeur après une attaque cardiaque lors d'un meeting dans la province de Parme pendant l'hiver dernier. Mais cet homme a une confiance absolu dans le système chirurgical de son pays et même de l'Union Européenne, car l'intervention chirurgicale a eu lieu non pas en Italie ou en Allemagne ou même en France ou au Royaume-Uni mais aux Etats-Unis chez son ami Georges W. Bush. Un ami qu'il apprécie énormément puisqu'il l'a aidé à intervenir en Irak avec quelques milliers de soldats contre la volonté des Italiens. En réalité, il n'a fait que suivre toute sa ribambelle d'amis : Aznar en Espagne, Blair en Angleterre, Kascynzski en Pologne. Dans l'Europe d'aujourd'hui, nombreux sont ses amis : Merkel, Brown, Vaclav Klaus en République Tchèque et Sarkozy bien évidemment, aussi petit et autoritaire que lui. Berlusconi entretient également de très bonnes relations avec les Grands dirigents d'entreprises. Avec les médias, on n'est pas dans la stratégie Sarkozy de copinages avec les rédacteurs en chef et les directeurs de l'information puisque c'est lui le patron des plus grands médias. C'est donc logiquement du Grand chef que viennent les directives. Et maintenant qu'il va être Président du Conseil pour la troisième fois, il aura aussi la main-mise sur les chaînes publiques de TV. Je parie sans prendre beaucoup de risque qu'une épuration intellectuelle aura lieu à la RAI dans les 12 prochains mois. Pour tous ceux qui ne connaissent pas encore bien les problèmes de conflits d'intérêts en Italie, je conseille vivement de regarder le documentaire VIVA ZAPATERO. Il faudra donc être patient en Italie et il faudra supporter nos concitoyens européens transalpins face à ce qu'il se passera dans leur pays en mettant l'accent critique sur les dérives politiques à venir qui seront malheureusement inévitables.
Je communiquerai les résultats définitifs au plus tôt avec la projection en sièges.
16:04 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : berlusconi, veltroni, partito del popolo, partito democratico, élections, législatives, député
11.03.2008
Lawrence Gonzi réélu
Lors des élections législatives maltaises de samedi dernier, le Parti Nationaliste Maltais a été reconduit pour 5 ans. Avec une participation de 93%, de quoi faire pâlir les Lyonnais, les électeurs maltais ont réélu Lawrence Gonzi et son parti. Mais cette année, l'écart en nombre de sièges entre les deux formations principales est beaucoup plus serré qu'il ne l'était. On passe d'un rapport de 34 sièges pour le Parti Nationaliste et 31 pour le Parti Travailliste à un rapport beaucoup plus étroit pouvant apporter de l'instabilité dans l'archipel : 33 sièges pour les Nationalistes et 32 pour les Travaillistes. Il n'y a en effet que 65 sièges au Parlement Maltais. En même temps, Malte ne compte que 400000 habitants répartis sur 2 îles. Au niveau de la campagne électorale, les Nationalistes mettaient en avant un bilan économique et international très positif: ils ont réussi à ramener le deficit budgétaire de 10% à 1,6% du PIB en l'espace de 3 ans. De plus, le Parti de Lawrence Gonzi a fait avancé Malte sur la scène internationale : entrée dans l'Union Européenne en mai 2004, dans l'espace Schengen en décembre 2007 et dans la zone euro en janvier 2008. Son adversaire, Alfred Sant, s'était lui distingué à l'époque en refusant l'entrée du petit pays dans l'Union Européenne. On est à Malte à l'opposé des standards politiques. La droite est européenne et la gauche beaucoup moins, même s'ils ont mis de l'eau dans leur vin ces deux dernières années. Les Travaillistes voulaient rendre difficile les relations La Valette - Bruxelles sur la problématique des Chantiers Navals. Au niveau des promesses absurdes, ce sont les Travaillistes qui se sont distingués : ils souhaitaient doubler le tourisme sur l'archipel alors que l'espace ne le permet pas et ils voulaient mettre en place un service de transports par hélicoptère entre les deux îles principales. Ils avaient par contre souhaiter la création d'une classe supplémentaire entre l'équivalent du CP et du CE1.
Mais les professeurs Maltais ont trouvé cette idée inutile et trop couteuse. Au final, c'est donc Lawrence Gonzi qui continuera d'exercer ses fonctions de Premier Ministre. Les deux autres partis qui s'étaient présentés Alternative démocrate, écologistes, et Alternative Nationale, extrème-droite, n'ont obtenu aucun siège même si le système de vote par valeur aurait pu les favoriser. Les 315000 électeurs ont préféré faire confiance aux deux partis historiques, en poste depuis l'indépendance de Malte acquise en 1964.
09:37 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malte, gonzi, nationalistes, travaillistes, élections
10.03.2008
Zapatero reste
Jose Luis Rodriguez Zapatero reste à La Moncloa pour les 4 prochaines années. Les élections législatives de dimanche dernier ont confirmé le Président espagnol en poste. Malgrès tout, le candidat du PSOE aura une majorité un peu affaiblie. Le PSOE aura environ 169 sièges et le PPE 153. Mariano Rajoy, soutenu par François Fillon et Nicolas Sarkozy se voyait bien élu. C'était sa deuxième tentative. On se souvient d'il y a 4 ans et le malheureux attentats Al Qaida faisant près de 300 morts, les élections avaient été maintenues et le dauphin de José María Aznar avaient encaissé une belle défaite. Le PPE avait été sanctionné du fait de la mauvaise stratégie vis-à-vis de l'ETA et du mensonge d'Aznar accusant l'ETA en sachant bien qu'il ne s'agissait pas d'eux. Rappelez-vous la manifestation de réaction à Madrid où les Espagnols s'étaient réunis en criant "Hijo De Puta" contre le terrorisme. Cette année, l'ETA a encore fait parlé de lui, mais ce coup-ci, il s'agissait bien d'eux. Un raid ETA a en effet tué un politicien basque du PSOE. Zapatero a fait preuve de sang froid et a appelé à reprendre les négociations de cessez-le-feu avec les indépendantistes basques. Toutefois, les socialistes espagnols devront faire face à de nombreux problèmes émergeant sur la péninsule ibérique. Le pouvoir d'achat, tant attendu en France aurait aussi fuit l'Espagne. La montée des prix des loyers a été un des sujets de campagne les plus abordés avec son lot de promesses électorales des deux côtés. Concernant la politique européenne, seul Zapatero a abordé les sujets en cours sur la scène européenne. Les socialistes mèneront très prochainement l'adoption du Traité de Lisbonne. Sur la laïcité, le candidat du Parti Populaire Espagnol entendait remettre la famille au coeur de la société, appuyé par un nouvel ami, le Président de la Confédération Episcopale Espagnole. Jusque là ce corps religieux était calme. Mais le Pape a mandaté un ami, du coup la CE Espagnole s'est transformée en CE Italienne avec tous les aspects détestable qu'elle comporte. Mais face à Zapatero, ce sera plus difficile de se faire entendre. Et c'est tant mieux. VIVA ZAPATERO !!!!
16:06 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zapatero, rajoy, espagne, élections, psoe, pp
08.03.2008
Un manque d'Européens pour les municipales dans le Rhône
Je vous fait part d'une étude réalisée par Les Jeunes Européens - Lyon :
Après avoir étudié avec attention les listes des candidats aux Municipales dans le Rhône, on peut s’appercevoir que les ressortissants de l’Union Européenne ne sont pas très nombreux. C’est dommage dans la mesure où les Communautaires ont le droit de vote et la possibilité d’être sur les listes, de faire partie des conseils municipaux ou encore de faire partie de l’équipe municipale comme adjoint. Malheureusement, un maire non français n’est pas encore possible à cause des pouvoirs de police du maire et de sa fonction de représentant de l’Etat en ce qui concerne l’état civil.
Mais revenons aux statistiques qui sont bien pauvres.
Seules 14 communes du Rhône ont des listes avec au moins un candidat ressortissant de l’UE. Il s’agit des communes de Caluire-et-Cuire, Chassieu, Givors, Lentilly, Lyon 3è arrondissement, Neuville sur Saône, Saint Didier au Mont d’Or, Sainte Foy les Lyon, Saint Genis Laval, Saint Priest, Sathonay Camp, Tassin la Demi Lune, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. On remarque tout de suite que Lyon fait bien pâle figure avec seulement un candidat, brittanique, en 13è position sur la liste Modem menée par Eric Lafond.
Du côté des nationalités, on trouve 7 Portugais (2 à Neuville sur la liste PRG-Modem-Verts, à Saint-Priest 1 sur les listes de l’UMP, 1 sur une liste DVG et 1 sur une liste Sans Etiquette, et 2 sur la liste du Nouveau Centre à Vaulx-en-Velin). Le pays qui est ensuite la plus représenté est l’Italie avec 6 candidats : 2 à Givors (Verts et DVD), 1 à Lentilly (Ecologistes), 1 à Sainte Foy (UMP), 1 à Sathonay
Camp (Sans Etiquette), 1 à Vaulx-en-Velin (Gauche Moderne). On trouve ensuite 3 Allemands (1 à Villeurbanne - UMP et 2 à Tassin pour les Verts) et 3 Belges (Lutte Ouvrière à Villeurbanne, Modem à Saint Genis et PS-PCF-Verts également à Saint Genis Laval). Viennent ensuite 2 Brittaniques (Lyon-Modem et Caluire-Verts), 2 Néerlandais (Chassieu-SE et Neuville-DVD), 2 Espagnols (Givors-PCF et Vaulx-en-Velin-Modem). On trouve enfin un représentant Grec sur la liste UMP de Villeurbanne et un représentant Luxembourgeois sur la liste UMP de Saint Didier.
Pour les partis, c’est un peu compliqué de faire des statisiques étant donnée les coalitions de différents partis, différentes dans chaque ville. Néanmoins, dans le Rhône, les partis les plus “européens” en nombre de ressortissants de l’UE sont le Modem (Lyon 3è, Neuville, Saint Genis et Vaulx-en-Velin), les Verts-Ecologistes (Caluire et Cuire, Givors, Lentilly et Tassin) et l’UMP (Saint Didier, Sainte Foy, Saint Priest et Villeurbanne) avec 5 représentants chacun. Ensuite il y a Nouveau Centre (2 à Vaulx-en-Velin) et des listes DVD (2 à Givors et Neuville). Viennent enfin, la liste DVG de Saint Priest, la liste LO de Villeurbanne, la liste Gauche Moderne de Vaulx-en-Velin, la liste PS-PCF-Verts de Saint-Genis et la liste PCF de Givors.
Il y a donc encore beaucoup de travail pour faire évoluer les mentalités. Du côté des adhérents JE Lyon, on a un candidat dans le 5è arrondissement de Lyon sur la liste UMP, un candidat dans le 7è arrondissement sur la liste PS et un autre dans le 7è aussi pour le Modem. A noter enfin, pour les cantonales, une adhérente est suppléante Modem dans le XIIè canton. Pour les postes éligibles, seuls les candidats JE de l’UMP et du PS ont une chance de siéger au Conseil d’arrondissement.
14:17 Publié dans Europe, Lyon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ressortissants, européens, parti, municipales, élections, union européenne, jeunes européens
06.03.2008
Les élections cantonales dans le canton de Lyon X
Après des débats houleux, c'est le moins qu'on puisse dire, pour les élections municipales à Lyon du côté du Mouvement Démocrate, je voudrais vous parler des élections cantonales. Ces élections servent à renouveler une partie des membres du Conseil Général et dans mon cas, le CG du Rhône (www.cg69.fr). Actuellement présidé par Michel Mercier, ex-président de la Fédération du Rhône du Mouvement Démocrate, le Conseil Général est une institutionassez vieille en France. Mais les pouvoirs qu'il détient mérite qu'on s'y intéresse et qu'on aille voter les 9 et 16 mars.
Quels pouvoirs alors ? Principalement, le Conseil Général est compétent dans le domaine de la scolarité, des transports et de la solidarité. C'est la politique de la petite enfance, l'extension des routes, les collèges, le RMI, l'aide à la réinsertion, les personnes âgées et les personnes handicapées. Ces compétences sont diablement importantes pour la vie du citoyen. De plus, à Lyon, le Conseil Général du Rhône, en tant que membre du Sytral, est compétent pour le réseau de transports en commun TCL. Le Conseil Général, c'est aussi une source de subventions importantes pour le monde associatif et c'est aussi des aides financières pour les ménages voulant s'équiper en énergies renouvelables.
Dans le 10è canton de Lyon, les candidats sont assez nombreux. Mais à mes yeux seuls 2 méritent réellement d'être élus dont un en particulier. On a donc un débat entre M. Flaconnèche, le maire PS sortant du 7è arrondissement et conseiller général sortant, M. Minchella, conseiller d'arrondissement sortant (UMP), Pierre Gripay (PCF), André Morin (FN) et je termine par les meilleurs : Bruno Charles (VERTS), directeur de la maison rhodanienne de l'environnement (rue Sainte-Hélène) et Mathias Rambourg (MoDem).
Mathias Rambourg (www.rambourg.com) a 37 ans. Il est informaticien au GrandLyon. Avant de rentrer dans la vie civile, il a été Casque Bleu dans sa jeunesse, ce qui lui a apporté une certaine vision de la politique, une capacité à prendre des décisions rapidementet à être à l'écoute de la population. Père de deux enfants, les problématiques de l'éducation et de la petite enfance sont pour lui concrêtes et non pas théorique comme la majorité des candidats dont l'âge est déjà bien avancé. Il se bat dans cette élection cantonale pour le renouveau de la classe politique. En effet, ces principaux challengers, Flaconnèche et Minchella, cumuleront certainement des mandats. Sa suppléante, Charlotte Hoffmann (http://charlotte-ettol.hautetfort.com) a 20 ans et est étudiante en sciences politiques à Lyon 2. Elle est également franco-allemande donc proche de l'Europe.
Quels sont les grands axes de leurs proposition ? D'abord, on peut noter plusieurs engagements concernant les collèges : cartables allégés avec un système de doubles manuels, une hygiène accrue dans les établissements et des repas équilibrées. Ils souhaitent aussi travailler pour une facilitation de la colocation intergénérationnelle pour lutter contre la solitude des personnes âgées et pour des loyers abordables pour les étudiants. Au niveau associatif, le tandem Rambourg-Hoffmann propose de pérenniser les associations qui proposent des activités sportives le week-end et des activités communes pour les enfants et les parents. Pour les logements sociaux, ils voudraient mettre en place un guichet unique pour pouvoir déposer un dossier de candidature dans n'importe quel office HLM et qui aurait également comme conséquence de simplifier l'ensemble des démarches. Sur le plan environnemental, ils se battront pour une augmentation des aides allouées pour l'équipement de centrale solaire photovoltaïque mais aussi pour l'ensemble des aides à but écologique.
Pour moi, le 9 mars, ce sont mes candidats. Compétents, jeunes et ambitieux, pour le renouveau de la classe politique et pour la pérennisation d'un Conseil Général démocrate. Continuons dans le Rhône à faire exception à la règle du bloc contre bloc. Votons Démocrate pour les Cantonales, votons Rambourg le 9 mars.
16:52 Publié dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rambourg, modem, démocrates, élections, cantonales, département, conseil général





