20.10.2009

Accoyer dénonce la pratique inconstitutionnelle du gouvernement

accoyer.jpgLe président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé lundi que la manière utilisée par le gouvernement pour empêcher vendredi le vote d'une proposition de loi PS, faute "d'assiduité" des élus UMP, n'était "pas une bonne pratique de la Constitution".

Vendredi, le secrétaire d'Etat aux collectivités locales, Alain Marleix, avait annoncé que le vote d'une proposition de loi socialiste concernant le redécoupage électoral, et de ses amendements, serait repoussée à mardi, alors que les députés UMP étaient minoritaires en séance. Les élus socialistes avaient alors claqué la porte de l'Hémicycle pour protester contre "une parodie de débat".

"Je déplore", a déclaré M. Accoyer à BFM TV, "qu'on demande au gouvernement d'utiliser l'article 44 [de la Constitution qui permet] de réserver les votes parce que la majorité était minoritaire". "Cela n'est pas une bonne pratique de la Constitution", a-t-il poursuivi, expliquant que cet article était "fait pour maîtriser les majorités rétives". Or vendredi, cet article n'a pas été utilisé "en ce sens". "On déforme un moyen de la Constitution par manque d'assiduité" des députés UMP, a conclu M. Accoyer.

09.09.2009

"Ils n'ont pas du tout pris la mesure du problème"


Nicolas Hulot.jpgInterview

Pour Nicolas Hulot, la querelle politique sur la taxe carbone masque les enjeux. Il livre son mode d’emploi d’une fiscalité écologique et sociale.

Comme prévu, la taxe carbone et le cafouillage gouvernemental sur le dossier ont largement occupé le campus d’été de l’UMP, qui se déroulait ce week-end à Seignosse (Landes). Cafouillage ? Pas du tout, selon le conseiller élyséen Henri Guaino : «Il n’y a pas de cafouillage, il y a des discussions.» Mais rien d’anormal, officiellement, dans le désaveu infligé au Premier ministre sur les arbitrages (Libération de samedi). Les modalités de la taxe, les vraies, devraient être connues jeudi, selon Christine Lagarde. Sauf si les «discussions» s’éternisent…

Agacé par la tournure très politicienne prise par le débat, Nicolas Hulot, qui avec sa Fondation a porté et médiatisé la Contribution climat énergie (CCE) depuis le Grenelle, lance dans Libération un appel à la raison.

Libération : A entendre ses adversaires, Royal en tête, la taxe carbone c’est 7 centimes de plus à la pompe et c’est inefficace…

Nicolas Hulot : C’est une présentation étriquée et simpliste des choses. Aucun expert objectif ne doute de l’efficacité du signal prix pour agir sur les comportements. Si on veut créer de la vertu collective, pousser l’industrie à proposer des biens et des services plus sobres, il faut que chacun ait à l’esprit que le prix ne baissera plus jamais. Cela dit, le contexte de la rentrée politique a sans doute pesé, notamment à gauche… Certains ont trouvé un point d’accroche, mais ce n’est pas un sujet sur lequel il faut polémiquer. C’est trop grave, ne faisons pas de démagogie. C’est contraire à l’esprit du Pacte écologique que tous avaient signé.

Pourquoi faut-il une taxe carbone ?

Donner un prix au carbone fait consensus chez tous les économistes qui se sont penchés sur le sujet. D’abord, pour lutter contre le réchauffement. On s’est engagé à Kyoto à diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Ça ne se fera pas avec des petites corrections. Plus on ajourne la transition, plus ce sera lourd, voire insupportable, surtout pour les plus démunis.

Il s’agit aussi, selon vous, de se préparer à l’après-pétrole…

On va vers la fin des énergies fossiles, notamment du pétrole. L’idée qu’on ait le choix entre faire ou ne rien faire est fausse. Soit on organise cette mutation, soit on la subit. Les choses vont changer de gré ou de force. Si c’est de force, les prix vont augmenter brutalement… et ce sont les précaires qui vont subir. Planifier la hausse, c’est amortir les crises. C’est bien une préoccupation sociale.

Ne faut-il pas d’abord se concentrer sur l’industrie ?

Le marché des quotas existe déjà : il touche les émissions industrielles concentrées. Il faudra le durcir, l’améliorer, mais on ne peut pas dire que l’industrie lourde est épargnée. Cela ne représente de toute façon qu’un tiers des émissions françaises.

Cette taxe serait socialement injuste…

Ce qui est injuste et dangereux, c’est de critiquer sans rien proposer de structurant et de livrer ceux qui sont en situation de précarité aux effets d’une crise majeure sans anticiper. Pour être efficace, la contribution climat énergie doit s’appliquer à tous. Et le produit peut permettre d’accompagner les gens en difficulté. Pour ceux qui travaillent la nuit, qui n’ont pas accès aux transports en commun, il faut des dispositifs d’accompagnement. Et puis, le débat sur le changement climatique ne s’arrête pas à la CCE. Ce doit être une pièce centrale d’un dispositif : normes, bonus, malus, crédit d’impôt, subventions… C’est aussi à cela que doit servir le grand emprunt : il faut une «écoconditionnalité» intransigeante des investissements.

Et la redistribution ?

L’esprit, c’est à terme de basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique et environnementale. Avec la Fondation, nous avions proposé l’allocation universelle, la même somme reversée pour tout le monde (à l’exception des revenus élevés). Dans la majorité des cas, selon nos modèles, ceux qui ont les revenus les plus faibles allaient recevoir plus que ce qu’ils payaient. Et il fallait ajuster pour les cas particuliers. Il y a d’autres pistes, réduire les charges sociales ou l’impôt sur le revenu… C’est aux politiques de trancher. Encore faut-il que le débat se fasse dans la raison et non dans la passion politicienne.

Vous en appelez à plus de sérénité ?

Il serait productif qu’on acte le principe de la contribution climat énergie dans la loi de finances 2010 et sa progressivité. Mais peut-être serait-il sage que l’on se donne deux mois supplémentaires pour organiser un débat constructif entre la gauche et la droite sur l’affectation des ressources, l’équité de la taxe. Et l’on fera un projet de loi de finances rectificatif. Le chantier est ouvert. Il mérite de mutualiser les intelligences et l’imagination de tous bords, c’est le rôle des politiques. Mais fustiger la CCE dans son principe, après l’avoir soutenue, ce n’est pas très responsable.

Comment faire pour que la population n’y voie pas qu’une taxe de plus ?

C’est une préoccupation légitime, mais si on ne trouve pas une solution, les conséquences sociales seront bien plus importantes. Ne rien faire, c’est une lecture à très court terme. Le baril ne va pas rester au niveau d’aujourd’hui. Quand j’entends dire qu’il suffit de faire des voitures électriques pour tenir nos engagements sur le climat, je me dis que certains n’ont pas du tout pris la mesure du problème. Ce sont des arguments de magiciens, pas d’écologistes, encore moins d’économistes.

La France peut-elle agir seule ?

Elle a intérêt à le faire : ça va nous permettre de prendre de l’avance. Et de nous préparer à la pénurie. D’autant qu’on peut en attendre une autre vertu : si on baisse notre dépendance énergétique, on améliore notre balance commerciale et on crée de l’emploi, car les services qui aident à baisser cette consommation sont chez nous, non délocalisables. D’ailleurs, nous ne sommes pas seuls. La Suède a déjà une taxe carbone à 100 euros par tonne de CO2.

Le gouvernement n’a-t-il pas une responsabilité dans la confusion actuelle ?

On ne peut imaginer qu’une réforme puisse se faire sans remous. Il y a eu des erreurs de communication. On a laissé planer le doute sur le fait que cette taxe pouvait compenser la taxe professionnelle ou combler le déficit. Dans l’esprit des gens, c’est devenu : on va prendre l’argent des particuliers pour payer à la place des sociétés. Cela a créé un rejet compréhensible.

François Fillon a évoqué 14 euros la tonne de CO2. C’est suffisant ?

Le plus important c’est de démarrer. Mais si on considère que le but c’est de changer les comportements et que le signal prix est un bon levier alors il faut un niveau de départ plus élevé, à 20 euros au moins. Mais s’il n’y a pas de progressivité, ça ne sert à rien. Il faut s’engager pour 50 à 55 euros en 2020, 100 en 2030. Et on n’échappera pas à réguler aussi l’électricité. C’est bien la contribution «climat énergie». Quand on dit que l’électricité n’émet pas de CO2, c’est faux : dans les périodes de pointe, on va la chercher dans les énergies fossiles. Tout le monde est d’accord pour dire que c’est toute la consommation énergétique qu’il faut baisser.

La mutation écologique est-elle incompatible avec le libéralisme ?

C’est incompatible parce que le libéralisme, c’est l’absence de limites. Ce qui pose problème dans nos sociétés, ce sont nos excès. La planète nous fixe des limites. Comment prospérer sans croître, c’est l’équation du «développement durable», même si c’est un mot que je n’aime plus trop, parce qu’il est utilisé à toutes les sauces, une camomille mielleuse pour nous faire ingérer tous nos excès. Notre économie repose sur l’exploitation des ressources naturelles et des matières premières, et si on arrive à épuisement sur la plupart des stocks, je ne vois pas comment les systèmes sociaux et économiques vont perdurer et comment nos démocraties vont résister. C’est une perspective envisageable. Sur le pétrole, on n’a pas de plan B.

Le carton d’Europe Ecologie aux européennes vous a surpris ?

Ce succès est très significatif. Ça montre que, dans notre pays, le travail de fond progresse. Et quand, pour une fois, des écologistes ne s’étripent pas, mais font campagne sur l’Europe et l’écologie, ça fonctionne. Ce n’était pas sain que l’écologie politique soit si disproportionnellement faible, si petite par rapport à l’aspiration de nos concitoyens. Ça oblige les politiques à recentrer le jeu sur le sujet, notamment le PS, qui était aux abonnés absents.

Une candidature Hulot en 2012 ?

Sans langue de bois, mon horizon se limite à la conférence climatique de Copenhague, en décembre. Toute mon énergie est là, en tant qu’ONG ; 2012, c’est le grand futur, il va se passer tant de choses d’ici là que, au moment où on se parle, mon rôle me semble plus important là ou je suis. Je pense que ce sera le cas pour longtemps.

Pourquoi l’écologie est souvent vue comme une préoccupation de bobos ?

Ceux qui disent ça jouent avec le feu. Cela fait vingt ans que j’entends que l’écologie, c’est un truc de riches. Mais c’est un devoir de riches. Au Nord comme au Sud, ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer. Et pas dans cent cinquante ans. On est face à des menaces de crises majeures.

Vous devenez gauchiste ?

Au risque de vous choquer, je ne sais pas où je me situe. Je ne sais pas s’il y a un protocole de gauche ou de droite. Les contraintes sont telles que le réalisme prime sur l’idéologie. Dans le contexte de gravité et de complexité actuelle, ce clivage-là n’est plus opérant.

Votre fondation est financée par des multinationales, ça ne vous gêne pas ?

Ça fait des années que j’assume : pour agir, il faut des moyens. Plutôt que d’aller les chercher seulement auprès des particuliers, je souhaite aussi me tourner vers les entreprises, pour nouer un dialogue. A la condition expresse que mon indépendance de parole ne soit jamais prise en défaut. On est dans une forme de guerre. Je me refuse à me tenir à l’écart dans une attitude de puriste. Ne diabolisons pas les entreprises.

Pourquoi avez-vous appelé votre prochain film (sur le réchauffement), le Syndrome du Titanic ?

Depuis trois ans, la crise écologique a rencontré la crise énergétique, économique et démocratique. Ce titre a un sens : on voit l’obstacle, on est incapables de changer de cap ; on prend l’eau, l’orchestre continue à jouer, les gens en cabine de luxe pensent qu’ils vont mieux s’en sortir que ceux qui sont en fond de cale et on garde toute confiance dans l’invulnérabilité de notre paquebot ! Il faut une révolution culturelle autant qu’économique. L’archaïsme c’est l’inertie, le modernisme c’est la mutation écologique.

 

Par MATTHIEU ECOIFFIER, GUILLAUME LAUNAY

Source : http://www.liberation.fr/terre/0101589161-ils-n-ont-pas-d...

Thanks to www.ecolorama.fr

16.12.2008

Mais qui est Bruno Le Maire ?

ministere-des-affaires-etrangeres-et-europeennes.jpgLe vendredi 12 décembre 2008, alors que le Conseil Européen marquant la fin de la présidence française du conseil de l'Union Européenne se tenait et que les Jeunes Européens - Fédéralistes manifestaient dans plus de 80 villes d'Europe, on apprenait le nom du successeur de Jean-Pierre Jouyet.

 

En effet, le Secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, incarnation de l'ouverture du Président Sarkozy, a été nommé directeur de l'Autorité des Marchés Financiers. Le meilleur ami de l'ex couple Hollande-Royal doit donc quitter son poste au gouvernement après 20 mois au Quai d'Orsay sous la tutelle du Ministre Kouchner, lui aussi de l'ouverture. Comme quoi les socialistes du gouvernement sont mis à l'extérieur...

 

Après le couac de Rama Yade, à qui, semble-t-il, on avait proposé le poste et qui a refusé au motif qu'un poste européen ne lui permettait pas pleinement de s'exprimer (quand on se souvient les couleuvres qu'elle avait dû avaler au moment de la visite de Kadhafi, c'est assez délicieux à attendre), le Chef de l'Etat, donc, qui hésitait, a vu son choix fait beaucoup plus simplement que prévu. Et il a choisi - roulement de tambour - M. Bruno Le Maire.

 

Bruno Le Maire 2.JPGQui est-il ? Et bien c'est un type brillant bardé de diplômes : ENS, IEP Paris, ENA ; excusez du peu ! Pour la petite histoire, il est né en 69 à Neuilly sur Seine, si si !! Fraichement élu en 2007 député de l'Eure dans la circonscription de Jean-Louis Debré, il a réussi à se faire élire en 2008 (malgré la conjoncture) Conseiller municipal de la ville d'Evreux (ville divers gauche). A l'Assemblée Nationale, il était membre de la Commission des finances et rapporteur pour cette commission sur les sujets de sécurité sanitaire. Il était aussi membre du groupe d'étude sur la tauromachie !! Mais en réalité, ce n'est pas pour des rapports sur la boucherie taurine que Le Maire est connu.

 

Bruno Le Maire (ou BLM) a aussi été très tôt dans les petits papiers de l'Etat. Sorti de l'ENA, il travaillera à la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement. Il sera ensuite collaborateur de Dominique de Villepin alors Secrétaire Général de l'Elysée. Il le suivra ensuite à l'Intérieur et enfin à Matignon. Enfin, la nomination de Pierre Mongin, Directeur de Cabinet du Premier Ministre Villepin, à la RATP, lui libèrera le poste de Directeur de Cabinet du Premier Ministre de la République.

 

Mais BLM c'est aussi un fin germaniste qui a été propulsé ministre à 39 ans pour, parait-il, réchauffer les relations entre Dame Merkel et Sieur Sarkozy, donc entre les gouvernements allemands et français. Il est chargé de remettre de l'huile dans le moteur franco-allemand. C'est donc à ce titre le lubrifiant de l'Europe ! Espérons donc que ça glisse pour lui comme ça a roulé jusqu'à aujourd'hui.

 

Est-il européen convaincu : Oui. Sera-t-il à la hauteur de Jouyet ? Tâche difficile, mais l'avenir nous le dira. Ce que je regrette malgré tout, c'est qu'encore une fois on change de personne à ce poste ô combien important. Et dire que ce n'est qu'un simple secrétaire d'Etat. Et dire qu'il risque de sauter au lendemain des élections européennes... Je pense que les affaires européennes devraient être dirigées par un Ministre ou au moins par un ministre délégué. Et ministre d'Etat ne serait pas de trop. Je ne dis pas que Kouchner ne mérite pas d'avoir la compétence en matières européennes, loin de là, je dis juste qu'il faudrait un ministre indépendant à ce poste. Un ministre présent à tous les conseils de ministres et non pas seulement pour les conseils qui intéressent les sujets européens. Il devrait y avoir un Monsieur (ou Madame d'ailleurs) Europe au gouvernement. Une personne capable de rester pendant un mandat ou presque à son poste. Il y en a marre des ministres ou secrétaires d'Etat aux affaires européennes aussi improbables qu'éphémères (Colonna, Haigneré, Lenoir ou encore Donnedieu de Vabres).

 

En tous cas, Le Maire t'as du bouleau ! Courage à toi, Villepiniste perdu dans un gouvernement Fillon !! Et un petit conseil pour rester à ton poste après le 7 juin : COM-MU-NI-QUE !!

09.12.2008

Rama Yade ne sera pas aux affaires européennes

Voici un article du monde.fr d'Arnaud Leparmentier qui vient de tomber !

 

Nicolas Sarkozy exclut de nommer Rama Yade aux affaires européennes

Rama-Yade-1.jpgA force de tirer sur la corde, elle casse. Rama Yade, 32 ans, a ruiné toutes ses chances de succéder à Jean-Pierre Jouyet au secrétariat d'Etat aux affaires européennes. La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme a profondément déçu Nicolas Sarkozy en annonçant, dimanche 7 décembre au "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro, qu'elle refusait de mener les couleurs de l'UMP aux élections européennes de juin 2009 et d'aller siéger à Strasbourg au Parlement européen.

L'Elysée reproche à la jeune ministre née à Dakar de manquer de sens collectif, d'avoir pris la grosse tête en étant devenue ministre à 31 ans. On estime qu'elle a commis une grave erreur de jugement sur l'importance de l'Europe et du Parlement européen, où elle aurait pu s'imposer bien plus qu'au Palais-Bourbon. "Cela prouve qu'elle n'a pas de sens politique", entendait-on mardi matin à l'Elysée, qui exclut désormais de la nommer en remplacement de M. Jouyet.

Dans ces conditions, le candidat le plus probable est le député de l'Eure, Bruno Le Maire, 39 ans, normalien et énarque, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin et germaniste. Nicolas Sarkozy compte rendre public son choix, vendredi 12 décembre, à l'issue du Conseil européen de Bruxelles.

 

C'est bien d'avoir pensé à elle, mais je pense qu'elle a raison de ne pas avoir accepté. Si elle avait dit oui, il aurait fallu changer de ministre au mois de Juin. C'est pas très sérieux. Ou alors elle ne serait pas allée siéger pou faire passer quelqu'un d'autre sur la liste derrière elle ? Non plus sérieux. Il semble donc que l'UMP ait du mal à trouver des personnalités européennes. Et Jacques Toubon dans tout cela, il devient quoi ? C'est vrai, depuis qu'il a été "recyclé" au Parlement Européen en 2004 pour éviter un procès, on en entend plus parler... Je ne vois qu'une solution pour ce ministère, Alain Lamassoure ! Ah non, Sarkozy ne l'aime pas !! Dommage...

 

02.12.2008

Politique d'hiver

Une petite video qui remet un peu de baume au coeur quand on voit l'état pitoyable de la politique en France. Entre aberrations à notre droite et déchirements à notre gauche, on se dit que finalement la voie démocrate est certainement la moins pire...

Nadine Morano nous dit ce matin qu'on a trop de vacances !! Et Frédéric Lafebvre vient raconter qu'il faudrait suivre les délinquants de maternelle !! (Citations en provenance de Trublyonne : "Moi je souhaite qu'on aille même sans doute un peu plus loin", sur "la question de la détection précoce des comportements". "Je ne suis pas un spécialiste, donc je ne déterminerai pas à quel âge il faut le faire", mais "quand vous détectez chez un enfant très jeune, à la garderie, qu'il a un comportement violent, c'est le servir, c'est lui être utile à lui que de mettre en place une politique de prévention tout de suite", a expliqué le député des Hauts-de-Seine).

Du côté gauche : rien ! Après une semaine de déchirements à coups de "on ira devant la justice", "on veut revoter" (ça me fait penser à la défaite de Berlusconi en 2006) et autres déclarations navrantes, le parti socialiste ne semble plus être en mesure de livrer bataille au gouvernement et au Président. Un très bon article de Romain sur Lyonnitudes montre aussi l'état des scissions à gauche. En tous cas, dans un parti qui semble encore se chercher une ligne à suivre et qui vient de se doter d'un leader aussi charismatique qu'une huître de Normandie (l'huître de Marennes étant bien meilleure), il y a fort à craindre pour les européennes : LA pomme de discorde. Appuieront-ils la candidature de l'incapable et populaire (du PPE) Barroso à sa propre succession (comme de nombreux partis européens de gauche) ? Ou alors essaieront-ils tout simplement de présenter un candidat socialiste avec l'appui d'une faible part des partis sociaux-démocrates européens ? A ce sujet je conseille l'excellente note de Jean Quatremer sur son blog sur les Coulisses de Bruxelles.

26.09.2008

Bouchon sur une loi "Péage Urbain"

bouchon 2.jpgLe Péage Urbain en France ? Tout le monde en parle ! Mais existeront-ils un jour ?

 

Les rebondissements sur la future loi Grenelle 2 ne vont pas dans le sens d'une instauration rapide de cette taxe d'un nouveau genre. Le projet de loi Grenelle 2 qui doit être présenté en Conseil des Ministres au cours de l'automne ne verra finalement aucune ligne sur le Péage urbain. Alors qu'à Lyon l'éventualité semblait se profiler, le projet ne pouvant se faire sans le concours de la loi, le péage urbain de Lyon va se retrouver aux oubliettes... pour le moment ! La Capitale des Gaules, qui a déjà connu les péripéties judiciaires de TEO, est bien placée pour savoir qu'un tel projet ne pourrait accoucher que dans la douleur. Entre les défenseurs du "sans auto" et les partisans du "tout auto", il convient d'étudier un tel projet dans toutes ses dimensions (impacts sociaux, commerciaux, environnementaux, économiques..) avant d'arrêter une solution tranchée.

 

Qu'est-ce qu'un péage urbain ? Dans une acception large, le péage urbain recouvre « toute forme quelconque de paiement imposé aux automobilistes pour pouvoir circuler en certains endroits de certaines parties des zones urbaines »* Il est décidé par les autorités territoriales compétentes, en fonction des objectifs auxquels il concourt et selon les formes d’organisation (périmètre, tarifs, affectation des ressources collectées) jugées les mieux adaptées au contexte local. Les expériences ou les projets de péages urbains recouvrent ainsi une grande variété d’objectifs qui vont de la réduction de la circulation en centre-ville à la lutte contre la pollution ou à l’amélioration du cadre de vie, en passant par le financement de nouvelles infrastructures.

 

Le Ministère de l'Ecologie a démenti l'article de La Tribune du 25 septembre annonçant la future apparition du cadre législatif permettant la création des péages urbains. C'est enffet l'article 34 de la Constitution qui prévoit que les impositions de toute nature sont du ressort de la loi. L'article précise que la loi doit fixer les règles concernant l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement. Le démenti du Ministère, ou le retrait, intervient seulement une semaine après la publication par le Centre d'Analyse Stratégique d'une enquête plutôt favorable aux péages urbains. Cette enquête annonce les 5 principes à suivre pour l'instauration d'une telle loi :

- La loi doit encadrer ce que pourra être un péage urbain.

- Le péage urbain a pour but de créer un supplément d’utilité pour la collectivité dans l’organisation d’une mobilité durable.

- Le péage urbain est un élément important de l’organisation des déplacements urbains ; il devrait donc s’insérer dans une politique d’ensemble des déplacements et sa mise en oeuvre relèverait de l’autorité organisatrice des transports.

- Il appartiendra aux collectivités de choisir la tarification adaptée.

- La loi pourrait fixer un certain nombre de modalités techniques afin de faciliter la mise en oeuvre du péage par les collectivités.

 

Avant que la loi n'arrive pour poser ces principes , voyons dans quel esprit les péages urbains ont été institués chez nos voisins européens et comment fonctionnent-ils ?

 

- Les péages des villes de Norvège (Bergen, Oslo, Trondheim, Kristiansand et Stavanger) ont été mis en place pour financer le développement des capacités de transport. Le financement de ces investissements y est traditionnellement réalisé au moyen de redevances routières compte tenu de la topographie compliquée de ce pays qui implique des coûts très élevés de construction des routes. Le péage de cordon d’Oslo était destiné à financer un système de rocades et de tunnels routiers afin de décongestionner le centre-ville. En effet, par manque de financement et donc d’investissements, le développement du trafic automobile avait fini par provoquer une congestion récurrente de plus en plus problématique.

 

péage Londres.jpg- Le péage de Londres a été mis en oeuvre dans un contexte local caractérisé par une situation dégradée en matière de transports, après des décennies de sous-investissement. Le consensus était général sur la nécessité de réduire la congestion, d’améliorer le service des bus (à l’aide des recettes du péage) et la fiabilité des durées de déplacement en automobile, de rendre la livraison des marchandises et le fonctionnement des services plus efficaces, de diminuer les émissions de CO2(réduction de 16 % des rejets les plus polluants d’ici à 2012) et de faire de la capitale britannique « la plus vaste zone à faibles émissions polluantes au monde ».

 

- L’objectif pour l’agglomération de Stockholm, confrontée depuis plusieurs années au problème récurrent de la congestion sur son réseau routier de communication entre les multiples îles et presqu’îles qui forment cette aire urbaine, était d’accroître l’accessibilité et d’améliorer l’environnement pour ses habitants, tout en fournissant des ressources financières supplémentaires pour les transports publics.

 

ecopass Milan 2.jpg- Le péage de Milan a été mis en place le 2 janvier 2008 afin de lutter contre la pollution. Pour accéder au centre-ville, les véhicules les plus polluants (immatriculés avant l’application de la norme Euro 3 et les poids lourds) doivent s’acquitter d’une taxe baptisée « Ecopass » définie en fonction du caractère polluant du véhicule. Par contre, les véhicules les moins polluants (normes Euro 3 et Euro 4, véhicules électriques…) peuvent toujours entrer gratuitement dans le coeur de la ville.

 

- Depuis le 1er janvier, tous les véhicules voulant circuler dans les villes de Berlin, de Cologne et d’Hanovre doivent posséder une vignette traduisant le niveau de pollution. Verte, orange ou rouge selon le niveau de rejet de particules fines du véhicule, la couleur de la pastille apposée sur le pare-brise du véhicule détermine les zones de la ville dans lesquelles celui-ci est autorisé à circuler. Le défaut de vignette entraîne une amende de 40 euros ainsi que le retrait d’un point sur le permis de conduire.

 

* Définition proposée en 1997 par André Lauer, à l’époque directeur du CERTU (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions)

15.09.2008

Bayrou : un croyant laïc ! Pas comme d'autres...

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Cet interview a été réalisée par des journalistes du JDD.

Parler de sa foi n'est pas naturel pour un homme politique?
Non, ce n'est pas naturel, puisque c'est intime. La foi, c'est ce qu'un être porte de plus intime. C'est comme l'amour. D'ailleurs, c'est de l'amour. Rien n'est plus dangereux que d'y mélanger la politique. Ou l'État. Ou le pouvoir. Faire sauter cette séparation, c'est dangereux pour l'État, et je vous le dis comme croyant, c'est aussi dangereux pour la religion.

Vous êtes à Lourdes aujourd'hui, pour la messe papale...
Lourdes, pour nous, dans les Pyrénées, c'est comme une maison familière ! Je ne vois pas les commerces mais les pèlerins avec leur confiance. Je lis les petites plaques de marbre sur les murs de la basilique, qui remercient avec ferveur parce que de petits ou de grands miracles ont changé la vie de ceux qui sont venus là. Et Bernadette m'émeut! Cette petite fille qui garde ses moutons au pied de la montagne, qui découvre, sur le rocher, une femme en lumière. Et elle ne sait pas qui c'est. Le curé, évidemment, ne la croit pas, se moque d'elle, la met à la porte... Alors la jeune femme lumineuse parle - en gascon!-, et dit à la gamine son secret: "je suis l'immaculée conception"! Et la petite fille en courant vers le village, tout le long du chemin, se répète "que soy era immaculada conception", pour ne pas oublier ces mots compliqués, dont elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire. Et depuis 150 ans, à la suite de cette petite fille, du monde entier, des millions de personnes marchent vers la jeune femme et vers le rocher...

Vous croyez à ce miracle?
Bernanos l'a dit une fois pour toutes: c'est une question d'esprit d'enfance...

Votre foi vient de l'enfance?
Il y a une part d'enfance et une part de maturation. Dans l'église de mon village, les femmes étaient silencieuses, mais les hommes ne cessaient de discuter entre eux pendant la cérémonie. Leur rumeur tapissait l'église, la voix du curé qui marmonnait surnageait à peine dans ce brouhaha... Une fois par semaine, par roulement, les garçons étaient requis, le matin, de servir la messe du vieux curé. Et c'était un grand silence dans le petit matin: il n'y avait personne dans l'église, en dehors de ce vieux prêtre et de cet enfant... En mûrissant, tout cela s'enracine, et alors on voit le monde, et l'homme, à cette lumière, différents, précieux. Ma femme, mes enfants, m'ont aidé à faire le chemin. Des écrivains m'ont accompagné, Bernanos. Claudel, Péguy, Clavel, Frossard. Depuis que j'ai seize ans, il ne s'est jamais passé une semaine sans que je lise Péguy...

Péguy? "C'est embêtant se dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre"... Votre christianisme source votre patriotisme!
Je ne confonds pas mon pays avec ma religion! La foi s'enracine dans une tradition, mais elle s'épanouit en universel. Je suis d'autant plus à l'aise pour comprendre les musulmans que je suis croyant. Idem pour les juifs. Aujourd'hui, en ces temps matérialistes, tous les croyants ont en commun d'être des minoritaires! Mais ils peuvent être des minoritaires heureux: il y a quelque chose de ce bonheur dans l'ambiance du voyage du pape ou dans les JMJ...

Vous priez?
Oui. J'aime les prières de toujours, le Notre père, le Je vous salue Marie... Elles ont été prononcées des milliards de fois, par des milliards de femmes et d'hommes, d'enfants dissipés et de vieillards aux portes de la mort. Et elles portent en elles tous ces pleurs et tous ces rires insouciants.

Vous communiez?
Comme simple fidèle, oui. Mais pas quand j'assiste à une cérémonie religieuse en tant qu'homme public ; dans ce cas, je reste debout et silencieux. Car je représente aussi des incroyants. Quand je suis en fonction, je veux adopter dans une église la même attitude de retenue qui doit être la mienne dans une synagogue ou une mosquée...

Cela vous manque, de ne pas participer pleinement au rituel?
Parfois, oui. Mais cette réserve est un symbole, au nom de l'intérêt général. La France s'est construite sur des symboles comme ceux-là. Depuis la République, et même depuis Henri IV et l'édit de Nantes...

Y a-t-il des moments où vos choix politiques contredisent votre foi?
Il y a des débats de conscience. Débats sur la bioéthique, sur l'utilisation des embryons, sur l'origine de la vie... Mais quand je vote les lois, je ne les vote pas seulement au nom de mes préférences. Je dois aussi chercher le meilleur équilibre possible pour la société française. Autrement dit, tenir compte de ceux qui ne pensent pas comme moi.

Et inversement, y a-t-il des prises de positions, des projets qui découlent de votre foi?
Toute une vision de l'homme, le refus du matérialisme, tout un humanisme, la solidarité, tout cela est dans le message. Mais dans ma fonction, je pense en citoyen, non pas en religieux.

Quand vous vouliez renforcer l'école privée, en 1994, lors du débat sur la loi Falloux, c'était un geste de catholique?
C'était une maladresse politique. J'étais jeune, et hussard. Je ferraillais. C'était un engagement du programme de gouvernement. Et je l'appliquais. Je ne savais pas encore qu'on ne réforme pas sans négocier. La source de l'erreur était politique : la religion n'y était pour rien.

Les ultra-laïques auraient pu vous prendre pour cible...
Je n'emploie pas le mot d'ultras. J'ai été élève puis professeur de l'école publique! Et j'ai construit ma vision du monde dans la laïcité. Et je la défends, aujourd'hui qu'elle est si souvent mise en cause, je la défends comme citoyen et tout autant comme croyant.

Mais tout jeune, vous êtes entré en politique chez les démocrates-chrétiens?
On a oublié la trempe de ces gens-là. Ils ont été des premiers résistants! Dès 1938, au moment de Munich, quand toute la France acceptait l'accommodement avec Hitler, dans L'Aube, un petit journal d'un tout petit groupe, un jeune professeur d'histoire écrivait: "Quand il s'agit de dire non, le meilleur moment est toujours le premier!" Bidault a succédé à Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la résistance. Il a mal fini, lors de l'Algérie française, mais ce jeune chef dans la clandestinité était l'honneur de la politique...

Les croyants se reconnaissent-ils en politique?
J'ai souvent pensé que ce devrait être au moins une fraternité. C'en est loin...

Nicolas Sarkozy est-il croyant?
Je ne le sais pas et n'ai pas à le savoir. Cela appartient à sa vie personnelle. C'est à son discours officiel que j'objecte. Mélanger la religion et la politique, ce n'est bon ni pour la République, ni pour la religion. La laïcité, c'est le refus du mélange des genres. L'ordre de l'État, l'ordre du spirituel : cette séparation est fondamentale.

Le président parle d'une "laïcité positive", respectueuse des religions.
Ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot. Pour moi, la laïcité est positive en elle-même, puisqu'elle est une émancipation.

Avez-vous déjà été fier d'être chrétien, pour des raisons politiques?
Oui, au temps de Solidarnosc. La Pologne. Jean-Paul II. Walesa. Evidemment, j'ai ressenti quelque chose. Que ce soit un Pape qui porte un message universel de libération, cela a compté.

Jean-Paul II parlait au monde, Benoit XVI parle aux croyants...
Je n'ai pas à connaître et à discuter de la stratégie du pape ou de l'Église. Dans l'Eglise, je réclame le droit de ne pas proclamer d'opinion. Dans l'église, si je peux, ma place est au dernier rang, au dernier banc de la chapelle, et si possible dans l'ombre. Je refuse d'aller au-delà.

01.08.2008

Protégeons le site des Bouches de Bonifacio

Pour être en train de préparer mon mémoire de fin de M2 Recherche Droit de l'environnement sur les Aires Spécialement Protégées d'Importance Méditerranéenne, je suis particulièrement sensible à la protection du milieu marin. Pour avoir passé tant de moments inoubliables dans ces Bouches de Bonifacio, j'y suis logiquement très attaché. C'est donc très naturellement que je vous propose le communiqué de Greenpeace sur la protection de cette aire marine et la vidéo montrant leur action. Retrouvez donc ci-dessous le message de Greenpeace accompagnant la demande d'interdiction du transit des cargos dangereux dans les Bouches de Bonifacio.

Bonifacio, le 30 juillet - A 11h00 ce matin, une dizaine d’activistes de Greenpeace a déployé une banderole sur la citadelle de Bonifacio en Corse demandant de « protéger les Bouches de Bonifacio ». Une demande adressée tant au gouvernement français qu’italien.

Dans les Bouches de Bonifacio, situées entre la Corse et la Sardaigne, 3 000 navires transitent chaque année dont 300 transportant des cargaisons dangereuses. Face au risque d’accident, les gouvernements français et italien ont décidé dès 1993 d’entamer un processus de protection du site, notamment en interdisant le passage des navires transportant des cargaisons dangereuses battant pavillon français et italien. Greenpeace demande que cette interdiction soit étendue à l’ensemble des cargos dangereux quelque soit leur pavillon.

« La question n’est pas de savoir s’il existe un risque d’accident mais quand il se produira, déclare Stéphan Beaucher, chargé de campagne océans de Greenpeace France. Les autorités doivent dès maintenant agir pour protéger ce site exceptionnel menacé par le trafic maritime. Un naufrage dans les Bouches de Bonifacio conduirait à une véritable catastrophe écologique pour la Méditerranée mais aussi pour l’économie locale qui dépend majoritairement du tourisme. Ce risque est d’autant plus grand que des navires battant pavillon français et italien continuent de transiter dans ce détroit malgré l’interdiction prise par leur gouvernement ».

Les gouvernements français et italien doivent négocier et présenter à l’OMI (Organisation maritime internationale), seule autorisée à réguler le trafic maritime dans les détroits internationaux, une proposition afin que soit créée une PSSA (Particulartly Sensitive Sea Area) dans les bouches de Bonifacio, l’outil indispensable pour mettre en place des mesures qui permettraient une protection effective de la zone en terme de navigation.

Cette interdiction généralisée doit intervenir comme préalable à la création du parc marin international corso sarde, dont le processus est en panne depuis une dizaine d’années. « Jean-Louis Borloo, le ministre français de l’environnement doit se saisir de ce dossier fondamental pour la protection de la Méditerranée », ajoute Stéphan Beaucher.

Bonifacio Greenpeace.jpgBonifacio, le 31 juillet - Après avoir posé une banderole hier sur la citadelle de Bonifacio, aujourd’hui, vers 11 heures, des activistes de Greenpeace à bord de zodiacs ont déployé une banderole “Stop cargos dangereux” le long du Hyundai Supreme. Ce cargo transitait dans les bouches de Bonifacio en transportant environ 560 tonnes de substances dangereuses de catégorie 8 et 9, degrés de dangerosité les plus élevés de la classification établie par l’OMI (Organisation Maritime Internationale). Le navire battant pavillon panaméen avait préalablement déclaré sa cargaison aux sémaphores de Pertusato et de la Madallena, les autorités françaises et italiennes en charge de la surveillance du trafic maritime, au moment d’entrer par l’ouest dans le détroit des Bouches de Bonifacio.

Depuis trois jours, l’Arctic Sunrise, l’un des trois navires de Greenpeace, était présent dans les Bouches de Bonifacio pour demander l’interdiction du passage de tous les cargos dangereux dans ce détroit international. Dès que le Hyundai Supreme a déclaré par radio sa cargaison aux autorités maritimes, les activistes de Greenpeace lui ont demandé de confirmer qu’il transportait bien des matières dangereuses. Face au refus du navire, l’équipage de l’Arctic Sunrise a mis à l’eau deux zodiacs et fait décoller son hélicoptère pour aller à la rencontre du porte-conteneur transportant des cargaisons dangereuses. Les activistes ont alors déployé les banderoles le long du Hyundai Supreme et l’ont escorté jusqu’à la sortie du détroit.
Le navire contenait des substances dangereuses pour l’environnement, dont certaines classés 8 (produits ammoniaqués) et 9 (dérivés d’éthanol), degrés de dangerosité les plus élevés dans la classification internationale en vigueur pour les matières transitant par mer.

http://blog.greenpeace.fr/oceans

31.07.2008

F*CK EDVIGE

Vous aussi, signez la pétition contre EDVIGE sur http://nonaedvige.ras.eu.org/

 

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

-- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

-- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

-- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

01.07.2008

Greenpeace et la PFUE

Voici le spot de Greenpeace pour la Présidence Française de l'UE. Très bien fait, il démontre des années d'immobilisme malgré des annonces à répétition de la part des derniers gouvernements. Ça fait réfléchir, non ?

 

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