10.05.2008
Palmarès des Européens préférés des Français
Bienvenus sur la 100è note de ce blog !!!
Pour illustrer cette 100è note, c'est évidemment de l'Europe dont je vais vous parler en vous présentant les résultats du Palmarès des Européens préférés des Français. Ce palmarès est un sondage commandé par touteleurope.fr à CSA. Les Français font la part belle aux sportifs et aux célébrités. Les politiciens arrivent ensuite.
C'est Michaël Schumacher, le pilote de F1 sept fois Champion du Monde, qui arrive en tête du classement. On trouve derrière lui la belle actrice Italienne Monica Bellucci. En 3è place, c'est étrangement la Reine Elysabeth II. Allez comprendre !!!! La quatrième place est détenue par Angela Merkel, qui fait figure d'exception dans ce classement, car c'est la seule politicienne dans les 10 premiers. La 5è et la 6è place sont occupés par des sportifs qui ont plus l'habitude de finir premier (encore que, en ce moment, pas pour tout le monde !!) : Ellen McArthur et Fernando Alonso. En 7è position, c'est le Pape Benoît XVI. Sans commentaire. Deux tennismen occupent les 8è et 9è place, Rafaël Nadal devant Roger Federer. C'est Carla Bruni qui arrive en 10è position. Viennent ensuite, Benoît Poelvoorde, Roberto Benigni, Lech Walesa, David Beckham et José Luis Zapatero. Puis Cristiano Ronaldo, Pedro Almodovar, Karl Lagerfeld, Justine Hénin, Felipe Gonzalez, Johnny Wilkinson, Amélie Nothomb, Gordon Brown (c'est étrange), José Manuel Barroso, Emir Kusturica, Silvio Berlusconi (quelle honte !!!), Tom Boonen, Javier Solana, Amy Whinehouse et enfin JK Rowling en 30è place.
Vous trouverez l'intégralité de ce sondage en cliquant sur le lien ci-dessous:
http://www.touteleurope.fr/fileadmin/CIE/06-observatoire/...
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09.05.2008
Bonne fête à tous les Européens

Aujourd'hui, 9 mai, c'est la journée de l'Europe ! Alors bonne fête à tous les Européens !
Cette date a été retenue pour fêter l'Europe dans tous les Etats Membres de l'UE lors du Conseil Européen de Milan en 1985. Depuis cette conférence intergouvernementale, tous les Européens se retrouvent le 9 mai pour faire la promotion de l'Union Européenne. Cette date fait référence au discours de Robert Schuman le 9 mai 1950 au Quai d'Orsay qui appellait l'Allemagne et la France à mettre en commun leurs ressources en charbon et en acier pour éviter de déclencher un nouveau conflit armé entre ces deux Etats européens qui se sont malheureusement tant fait la guerre. Ce discours du Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, inspiré par le Ministre de l'économie Jean Monnet a lancé la première communauté européenne, la CECA, en 1951. Après cet essai transformé, les dirigeants des Pays-Bas, de l'Italie, du Luxembourg, de la Belgique, de l'Allemagne et de la France ont voulu créer une autre communauté, celle de la défense. Mais cette initiative française ne verra pas le jour à cause de la France elle-même. Mais en 1957, c'est une communauté économique européenne qui est mise sur pied par le Traité de Rome, signé le 25 mars. Le même jour, c'est la création de la CEEA (Communauté Européenne de l'énergie atomique).
Depuis, les choses ont bien évoluées jusqu'à l'Union Européenne d'aujourd'hui en passant par l'Acte Unique de 1986 et les Traités de Maastricht en 1992, d'Amsterdam en 1997 et de Nice en 2000. C'est le Traité de Lisbonne qui sera, je l'espère, le prochain traité à régir les Institutions et les politiques publiques européennes dans les 27 Etats Membres.
Mais depuis le 9 mai 1950, la situation géopolitique européenne a bien changé et je souhaiterai que cette date deviennent un jour férié et chômé dans l'ensemble de l'Union Européenne. Il serait possible d'échanger cette date par une fête religieuse comme le fameux lundi de Pentecôte ou le Jeudi de l'Ascension qui n'ont plus lieu d'être dans une société française laïque.
13:17 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 9 mai, journée de l'europe, fête, union européenne, européens, histoire, traité
06.05.2008
Petit tour d'actualité européenne
Ces deux dernières semaines ont été bien riches pour l'actualité politique et institutionnelle européenne.
Portugal : L'Assembleia da República a ratifié le Traité de Lisbonne le 23 avril par 208 voix pour et 21 contre. Le Portugal est donc le 9è Etat à ratifier.
Danemark : Le Folgetinget a ratifié le Traité de Lisbonne le 24 avril dernier par 90 voix pour et 25 contre. Le Danemark est le 10è Etat à ratifier.
Allemagne : Le Bundestag a validé le projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne le 24 avril par 514 voix pour, une abstention et 58 voix contre. Le Bundesrat se prononcera le 23 mai.
Italie : Renato Schifani a été élu Président du Sénat et Gianfranco Fini Président de la Chambre des députés. L'élection de Fini s'est faite au 4è tour. Le leader de Alleanza Nazionale accède donc à Montecitorio et ser
a donc le voisin de Silvio Berlusconi qui lui sera au Palais Chigi. Les élections municipales ont aussi vu la consécration de Gianni Alemanno (photo), membre lui aussi de Alleanza Nazionale, à la Mairie de Rome. Francesco Rutelli qui était candidat à la mairie pour le Partito Democratico, n'a pas réussi à se faire réélire. Giorgio Napolitano, Président de la République Italienne, a posé le 28 avril dernier la première pierre de la construction du tunnel de Brennero qui doit relier Innsbrück en Autriche à la région du Südtyrol italien en Trentino Alto Adige. Ce tunnel fera 56 km de long, un des plus long de monde. Il devrait être achevé en 2022. Enfin, la Commission européenne lance un recours contre l'Italie pour manquement à ses obligations dans la crise des déchets en Campanie où s'entassent encore 30.000 tonnes de détritus. La gestion des déchets dans le Latium a aussi fait l'objet d'un avertissement avant une amende pour non exécution d'une décision de la Cour de Justice des Communautés Européennes.
Autriche : le Bundesrat a validé le Traité de Lisbonne par 58 voix contre 4. Le Président autrichien Heinz Fischer a donc ratifié le Traité de Lisbonne le 28 avril. L'Autriche est le 11è pays à avoir ratifié.
Eurostat : l'institut européen de statistiques a publié les chiffres du chômage pour mars 2008. Le taux dans la Zone Euro est de 7,1% de la population active, alors que dans l'ensemble de l'Union Européenne, il s'élève à 6,1%. Le meilleur élève est les Pays-Bas avec 2,6% alors que le taux le plus élevé est en Slovaquie (9,8%). En avril, le taux d'inflation était de 3,3%, soit une baisse de 0,3 point par rapport à mars.
Irlande : le Premier Ministre irlandais Bertie Ahern remet à 18h sa démission à la Présidente Mary McAleese. Demain, la chambre basse irlandaise, le Dail, devra élire Brian Cowen (photo), ministre des finances sortant, comme nouveau Premier Ministre (Taoieseach).
Commission : suite aux élections législatives en Italie, Franco Frattini va entrer au gouvernement de Berlusconi. C'est Jacques Barrot, le commissaire français aux Transports qui assure l'intérim et qui prendra par la suite son portefeuille de Commissaire à la Justice, à la Sécurité et aux Libertés. Le futur commissaire italien sera donc en charge des transports.
Royaume-Uni : les élections municipales en Angleterre et au Pays de Galle ont vu la victoire nette du Parti Conservateur. Les Travaillistes se sont faits tancer par les électeurs, notamment à Londres où Ken Livingstone ne sera pas réélu. C'est le Conservateur Boris Johnson (photo) qui a remporté la Mairie notamment sur une campagne concernant les transports publics. Brian Paddick, LibDem est arrivé en troisième position, devant Siân Berry du Green Party.
Budget UE : l'Allemagne a annoncé qu'elle n'est pas prête à engager plus de 1% du RNB (Revenu National Brut, indicateur proche du PIB) pour le prochain budget de l'Union. Cette nouvelle annonce des négociations tendues dans les mois à venir, lorsque les négociations commenceront véritablement après le processus de ratification du Traité de Lisbonne. Par ailleurs, la France a indiqué qu'elle était prête à renégocier la PAC, mais si l'Allemagne obtient gain de cause, la PAC subira des coupes franches dans son budget.
Belgique : la crise gouvernementale pourrait reprendre. En effet, il est encore question de la scission de la circonscription électorale BHV (Bruxelles-Hal-Vilvorde). Cette circonscription est enclavée en territoire Flamand et regroupe des territoires francophones. Si la scission est votée, les Wallons pourraient quitter le gouvernement de Yves Leterme, en place depuis seulement 3 mois. En effet, une scission de cette circonscription entrainerait l'impossibilité pour les citoyens francophones de cette zone de pouvoir voter pour des listes francophones car ils ne seraient plus assez nombreux pour envoyer un député à la chambre fédérale.
19:01 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité de lisbonne, ratification, portugal, eire, brian cowen, commission, belgique
24.03.2008
Les risques du processus de ratification du traité de Lisbonne
Il serait ainsi souhaitable, pour des raisons pratiques, que la quasi-totalité des ratifications soient achevées avant juin 2008. Sur le plan politique, la ratification irlandaise par référendum - prévue pour le 12 juin - s'en trouverait sans doute facilitée. Le processus a d'ailleurs rapidement démarré fin 2007 et début 2008 par la ratification de 5 États membres, dont la France et 4 des nouveaux États membres (Hongrie / Malte / Roumanie / Slovénie). Par ailleurs, 16 États membres ont déclaré envisager la clôture de leurs procédures avant l'été 2008. Par chance, aucune échéance électorale majeure (sauf en Italie) ne devrait intervenir courant 2008 dans les 27 États membres qui serait susceptible de retarder le processus (parlementaire) de ratification. D'autre part, la quasi-totalité des gouvernements, des majorités parlementaires et des partis politiques des 27 États membres se sont déclarés favorables à la ratification du Traité. Toutefois, certaines difficultés persistent - ou ont surgi - dans une dizaine d'États membres qui pourraient retarder, voire mettre en péril, le processus :
En Allemagne : la « loi fondamentale » doit être amendée avant que le Parlement puisse voter la loi de ratification (l'amendement visera à autoriser les deux Chambres à intenter, le cas échéant, un recours devant la Cour de Justice de l'Union européenne, en cas de violation du principe de subsidiarité). Par ailleurs, la loi de ratification une fois votée fera vraisemblablement l'objet d'un recours devant la Cour constitutionnelle (notamment pour atteinte supposée à la protection des droits fondamentaux des citoyens). Bien que ce recours n'ait pas juridiquement de caractère suspensif, le Président de la République fédérale pourrait néanmoins décider d'attendre la décision de la Cour avant de signer l'acte final de ratification - provoquant ainsi un retard de plusieurs mois dans le processus. Retard qui pourrait être considérablement aggravé au cas où la Cour constitutionnelle considèrerait le recours comme fondé.
En Belgique : bien que le Sénat ait déjà voté la loi de ratification et que la Chambre des députés s'apprête à le faire, la Constitution belge exige également le vote positif des cinq assemblées régionales / communautaires. Les votes pourraient être compliqués par des considérations de politique intérieure liées au fonctionnement du système fédéral belge. La longue crise gouvernementale traversée par la Belgique pourrait également créer de nouveaux problèmes malgré la détermination positive des principaux partis politiques.
Au Danemark : le Gouvernement et le Parlement se sont engagés en faveur d'une ratification rapide. Toutefois, l'opposition s'est alarmée d'un récent arrêt de la Cour de Justice de l'Union européenne sur les droits de manifestation / négociations des salariés et a demandé au Gouvernement des assurances sur la sauvegarde de ces droits dans le cadre du Traité de Lisbonne avant de procéder à la ratification. Par ailleurs, le Premier Ministre, M. Rasmussen, a annoncé un probable référendum fin 2008 visant à la renonciation par le Danemark aux quatre dérogations dont il « bénéficie » en matière monétaire, de défense, de justice et de citoyenneté. Cette perspective ne concerne pas directement la ratification du Traité de Lisbonne, mais pourrait provoquer des conflits politiques internes avant l'achèvement du processus.
En Finlande : des difficultés pourraient être causées par les revendications des îles d'Aland (région semi-autonome), portant sur leur représentation au Parlement européen et sur plusieurs directives communautaires relatives aux oiseaux migrateurs et au ... tabac à chiquer. Bien que l'accord du parlement d'Aland sur la ratification du Traité de Lisbonne ne soit pas juridiquement nécessaire, un refus de sa part pourrait provoquer une crise institutionnelle et politique susceptible de retarder la ratification de la Finlande.
En Irlande : le référendum aura probablement lieu le 12 juin 2008. Le Gouvernement et les principaux partis politiques sont à présent fortement engagés dans une campagne en faveur de la ratification mais les oppositions restent vives. La principale inconnue demeure le taux de participation au référendum qui sera déterminant pour l'issue du scrutin.En Italie : en dépit de l'appel du Président Giorgio Napolitano, la ratification parlementaire n'aura probablement lieu qu'après les élections parlementaires du 13 avril 2008, très probablement à l'automne. Bien que l'issue du scrutin ne semble pas devoir remettre en cause le vote positif du Parlement, des retards pourraient être entraînés par des difficultés éventuelles de remise en place des pouvoirs publics suite aux élections.
En Pologne : l'opposition (dirigée par l'ancien Premier Ministre M. Jaroslaw Kaczynski), a récemment menacé de bloquer le vote de ratification parlementaire au cas où la loi de ratification ne fournirait pas « de garantie juridique pour le respect de la souveraineté de la Pologne » (en l'occurrence un droit de veto sur les décisions du Conseil prises à la majorité) et ne garantirait pas la pérennité de la dérogation polonaise vis à vis de la Charte des droits fondamentaux. Le Président de la République, M. Lech Kaczynski, qui doit signer la loi de ratification en dernière instance, soutient cette position. Le Premier Ministre, M. Donal Tusk, a déclaré que, en cas d'obstruction à la ratification parlementaire, un référendum devrait être organisé (ainsi que, le cas échéant, des élections législatives anticipées).
En Slovaquie : le Parlement a dû reporter à deux reprises le vote sur la ratification du Traité de Lisbonne suite à l'obstruction de l'opposition portant sur une question de politique intérieure, en l'occurrence un projet de loi sur la presse.. Aucune date n'a pour l'instant été fixée pour une nouvelle tentative. Le Président du Parlement européen, M. Hans-Gert Pöttering, a lancé un appel aux partis politiques slovaques afin qu'ils « se rendent compte de l'énorme responsabilité politique qui est la leur dans cette circonstance. »
En Suède : le Gouvernement a prévu d'achever la procédure de ratification en novembre 2008 seulement, de manière à organiser au préalable un débat public. M. Frederik Reinfeldt a confirmé devant le Parlement européen le 19 février 2008 le fort engagement européen du Gouvernement et du Parlement suédois. La Suède présidera le Conseil des Ministres (sauf celui des Affaires européennes), au second semestre 2009.
En République tchèque : l'achèvement de la procédure de ratification n'est pas prévu avant l'automne 2008. Le vote du Parlement pourrait être retardé, voire remis en cause, par un éventuel recours préalable auprès de la Cour constitutionnelle par un des partis de la majorité en place. Le cas échéant la Cour pourrait juger nécessaire une modification préalable de la Constitution tchèque. D'autre part le Gouvernement tchèque doit assurer la Présidence du Conseil à partir de Janvier 2009 et pourrait se satisfaire d'un report au deuxième semestre 2009 de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.
Au Royaume-Uni : la perspective d'un référendum de ratification semble définitivement écartée grâce à la détermination du Premier Ministre, M. Gordon Brown et à un vote de la Chambre des Communes du 11 mars 2008. Toutefois, tant la forte opposition des Conservateurs et de la « grande » presse au Traité de Lisbonne, que l'orientation plutôt négative de l'opinion publique alimentent un très vif débat, potentiellement déstabilisateur. Par ailleurs, la complexité de la procédure parlementaire de ratification (deux votes successifs des deux Chambres), ne permettra pas son achèvement avant novembre 2008.
Cet « état des lieux » du processus de ratification met en évidence les écueils que comporte dorénavant toute procédure de ratification d'une révision des Traités communautaires par les 27 États membres.
La « raréfaction » des procédures référendaires de ratification (l'Irlande étant dorénavant isolée dans ce contexte et susceptible de modifier sa Constitution pour pouvoir utiliser aussi à l'avenir la procédure parlementaire), constitue un élément positif au moins sur le plan de la sûreté du processus.
Mais toute ratification de Traités nécessite le vote d'environ 50 assemblées parlementaires (nationales ou régionales), et comporte donc de multiples aléas politiques - dont le moindre n'est pas l'interruption du processus par des élections ou des crises gouvernementales nationales.
Dès lors, il convient sans doute de réfléchir à une série de mesures susceptibles de faciliter ce processus de ratification pour l'avenir.
Plusieurs recommandations ont été évoquées, parmi lesquelles on peut citer les suivantes :
Ø l'engagement des États qui ont signé tout Traité de révision de respecter l'échéance de ratification fixée par ledit Traité ;
Ø la détermination des autorités et des forces politiques nationales à ne pas laisser un vote de ratification devenir l'otage de conflits politiques internes sans rapport avec la révision du traité ;
Ø une plus grande implication des instances communautaires (par exemple des Présidents du Conseil, du Parlement européen et de la Commission), dans le « suivi politique » du processus, incluant le cas échéant un rappel au respect des engagements pris par les États en signant les Traités - bien sûr sans interférer dans les débats internes et souverains de chaque État ;
Ø une tentative de la part de ces mêmes autorités d'inciter les États à coordonner leurs calendriers respectifs de ratification - voire de viser à une certaine simultanéité des procédures (par exemple le souhait émis au sein du Parlement européen pour une ratification du Traité de Lisbonne dans la période se situant aux alentours du 9 mai 2008...).
La gravité du risque encouru par un retard excessif - voire par un échec - de tout processus de ratification, a d'ailleurs amené les auteurs du Traité de Lisbonne à prévoir des procédures de révision simplifiées de certaines dispositions des traités communautaires permettant des procédures de ratification moins lourdes.
Lors des débats de la Convention, l'idée a même été lancée de prévoir une procédure de révision majoritaire, c'est-à-dire pouvant entrer en vigueur sans l'accord unanime de tous les États (comme c'est déjà le cas dans certains régimes fédéraux, comme celui des États-Unis). Cette idée n'a finalement pas été retenue, mais pourrait être reprise en considération, sous une forme ou une autre - lors d'une révision ultérieure des Traités.
Lettre des amis du Traité de Lisbonne
17:03 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité de lisbonne, ratification, risques, processus, référendum
11.03.2008
Lawrence Gonzi réélu
Lors des élections législatives maltaises de samedi dernier, le Parti Nationaliste Maltais a été reconduit pour 5 ans. Avec une participation de 93%, de quoi faire pâlir les Lyonnais, les électeurs maltais ont réélu Lawrence Gonzi et son parti. Mais cette année, l'écart en nombre de sièges entre les deux formations principales est beaucoup plus serré qu'il ne l'était. On passe d'un rapport de 34 sièges pour le Parti Nationaliste et 31 pour le Parti Travailliste à un rapport beaucoup plus étroit pouvant apporter de l'instabilité dans l'archipel : 33 sièges pour les Nationalistes et 32 pour les Travaillistes. Il n'y a en effet que 65 sièges au Parlement Maltais. En même temps, Malte ne compte que 400000 habitants répartis sur 2 îles. Au niveau de la campagne électorale, les Nationalistes mettaient en avant un bilan économique et international très positif: ils ont réussi à ramener le deficit budgétaire de 10% à 1,6% du PIB en l'espace de 3 ans. De plus, le Parti de Lawrence Gonzi a fait avancé Malte sur la scène internationale : entrée dans l'Union Européenne en mai 2004, dans l'espace Schengen en décembre 2007 et dans la zone euro en janvier 2008. Son adversaire, Alfred Sant, s'était lui distingué à l'époque en refusant l'entrée du petit pays dans l'Union Européenne. On est à Malte à l'opposé des standards politiques. La droite est européenne et la gauche beaucoup moins, même s'ils ont mis de l'eau dans leur vin ces deux dernières années. Les Travaillistes voulaient rendre difficile les relations La Valette - Bruxelles sur la problématique des Chantiers Navals. Au niveau des promesses absurdes, ce sont les Travaillistes qui se sont distingués : ils souhaitaient doubler le tourisme sur l'archipel alors que l'espace ne le permet pas et ils voulaient mettre en place un service de transports par hélicoptère entre les deux îles principales. Ils avaient par contre souhaiter la création d'une classe supplémentaire entre l'équivalent du CP et du CE1.
Mais les professeurs Maltais ont trouvé cette idée inutile et trop couteuse. Au final, c'est donc Lawrence Gonzi qui continuera d'exercer ses fonctions de Premier Ministre. Les deux autres partis qui s'étaient présentés Alternative démocrate, écologistes, et Alternative Nationale, extrème-droite, n'ont obtenu aucun siège même si le système de vote par valeur aurait pu les favoriser. Les 315000 électeurs ont préféré faire confiance aux deux partis historiques, en poste depuis l'indépendance de Malte acquise en 1964.
09:37 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malte, gonzi, nationalistes, travaillistes, élections
10.03.2008
Zapatero reste
Jose Luis Rodriguez Zapatero reste à La Moncloa pour les 4 prochaines années. Les élections législatives de dimanche dernier ont confirmé le Président espagnol en poste. Malgrès tout, le candidat du PSOE aura une majorité un peu affaiblie. Le PSOE aura environ 169 sièges et le PPE 153. Mariano Rajoy, soutenu par François Fillon et Nicolas Sarkozy se voyait bien élu. C'était sa deuxième tentative. On se souvient d'il y a 4 ans et le malheureux attentats Al Qaida faisant près de 300 morts, les élections avaient été maintenues et le dauphin de José María Aznar avaient encaissé une belle défaite. Le PPE avait été sanctionné du fait de la mauvaise stratégie vis-à-vis de l'ETA et du mensonge d'Aznar accusant l'ETA en sachant bien qu'il ne s'agissait pas d'eux. Rappelez-vous la manifestation de réaction à Madrid où les Espagnols s'étaient réunis en criant "Hijo De Puta" contre le terrorisme. Cette année, l'ETA a encore fait parlé de lui, mais ce coup-ci, il s'agissait bien d'eux. Un raid ETA a en effet tué un politicien basque du PSOE. Zapatero a fait preuve de sang froid et a appelé à reprendre les négociations de cessez-le-feu avec les indépendantistes basques. Toutefois, les socialistes espagnols devront faire face à de nombreux problèmes émergeant sur la péninsule ibérique. Le pouvoir d'achat, tant attendu en France aurait aussi fuit l'Espagne. La montée des prix des loyers a été un des sujets de campagne les plus abordés avec son lot de promesses électorales des deux côtés. Concernant la politique européenne, seul Zapatero a abordé les sujets en cours sur la scène européenne. Les socialistes mèneront très prochainement l'adoption du Traité de Lisbonne. Sur la laïcité, le candidat du Parti Populaire Espagnol entendait remettre la famille au coeur de la société, appuyé par un nouvel ami, le Président de la Confédération Episcopale Espagnole. Jusque là ce corps religieux était calme. Mais le Pape a mandaté un ami, du coup la CE Espagnole s'est transformée en CE Italienne avec tous les aspects détestable qu'elle comporte. Mais face à Zapatero, ce sera plus difficile de se faire entendre. Et c'est tant mieux. VIVA ZAPATERO !!!!
16:06 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zapatero, rajoy, espagne, élections, psoe, pp
08.03.2008
Un manque d'Européens pour les municipales dans le Rhône
Je vous fait part d'une étude réalisée par Les Jeunes Européens - Lyon :
Après avoir étudié avec attention les listes des candidats aux Municipales dans le Rhône, on peut s’appercevoir que les ressortissants de l’Union Européenne ne sont pas très nombreux. C’est dommage dans la mesure où les Communautaires ont le droit de vote et la possibilité d’être sur les listes, de faire partie des conseils municipaux ou encore de faire partie de l’équipe municipale comme adjoint. Malheureusement, un maire non français n’est pas encore possible à cause des pouvoirs de police du maire et de sa fonction de représentant de l’Etat en ce qui concerne l’état civil.
Mais revenons aux statistiques qui sont bien pauvres.
Seules 14 communes du Rhône ont des listes avec au moins un candidat ressortissant de l’UE. Il s’agit des communes de Caluire-et-Cuire, Chassieu, Givors, Lentilly, Lyon 3è arrondissement, Neuville sur Saône, Saint Didier au Mont d’Or, Sainte Foy les Lyon, Saint Genis Laval, Saint Priest, Sathonay Camp, Tassin la Demi Lune, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. On remarque tout de suite que Lyon fait bien pâle figure avec seulement un candidat, brittanique, en 13è position sur la liste Modem menée par Eric Lafond.
Du côté des nationalités, on trouve 7 Portugais (2 à Neuville sur la liste PRG-Modem-Verts, à Saint-Priest 1 sur les listes de l’UMP, 1 sur une liste DVG et 1 sur une liste Sans Etiquette, et 2 sur la liste du Nouveau Centre à Vaulx-en-Velin). Le pays qui est ensuite la plus représenté est l’Italie avec 6 candidats : 2 à Givors (Verts et DVD), 1 à Lentilly (Ecologistes), 1 à Sainte Foy (UMP), 1 à Sathonay
Camp (Sans Etiquette), 1 à Vaulx-en-Velin (Gauche Moderne). On trouve ensuite 3 Allemands (1 à Villeurbanne - UMP et 2 à Tassin pour les Verts) et 3 Belges (Lutte Ouvrière à Villeurbanne, Modem à Saint Genis et PS-PCF-Verts également à Saint Genis Laval). Viennent ensuite 2 Brittaniques (Lyon-Modem et Caluire-Verts), 2 Néerlandais (Chassieu-SE et Neuville-DVD), 2 Espagnols (Givors-PCF et Vaulx-en-Velin-Modem). On trouve enfin un représentant Grec sur la liste UMP de Villeurbanne et un représentant Luxembourgeois sur la liste UMP de Saint Didier.
Pour les partis, c’est un peu compliqué de faire des statisiques étant donnée les coalitions de différents partis, différentes dans chaque ville. Néanmoins, dans le Rhône, les partis les plus “européens” en nombre de ressortissants de l’UE sont le Modem (Lyon 3è, Neuville, Saint Genis et Vaulx-en-Velin), les Verts-Ecologistes (Caluire et Cuire, Givors, Lentilly et Tassin) et l’UMP (Saint Didier, Sainte Foy, Saint Priest et Villeurbanne) avec 5 représentants chacun. Ensuite il y a Nouveau Centre (2 à Vaulx-en-Velin) et des listes DVD (2 à Givors et Neuville). Viennent enfin, la liste DVG de Saint Priest, la liste LO de Villeurbanne, la liste Gauche Moderne de Vaulx-en-Velin, la liste PS-PCF-Verts de Saint-Genis et la liste PCF de Givors.
Il y a donc encore beaucoup de travail pour faire évoluer les mentalités. Du côté des adhérents JE Lyon, on a un candidat dans le 5è arrondissement de Lyon sur la liste UMP, un candidat dans le 7è arrondissement sur la liste PS et un autre dans le 7è aussi pour le Modem. A noter enfin, pour les cantonales, une adhérente est suppléante Modem dans le XIIè canton. Pour les postes éligibles, seuls les candidats JE de l’UMP et du PS ont une chance de siéger au Conseil d’arrondissement.
14:17 Publié dans Europe, Lyon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ressortissants, européens, parti, municipales, élections, union européenne, jeunes européens
25.02.2008
Du rouge à Nicosie
Les élections présidentielles chypriotes ont rendu leur verdict hier soir. Le candidat communiste Demetris Christofias a été élu Président de la République de Chypre. Il était opposé à Ioannis Kasoulidès, candidat de centre droit. Mais qui est ce Christofias. Jusqu'à présent il était le Président du parti communiste chypriote AKEL. Il a 62 ans et a été boursier de l'Union Soviétique. Alors ça peut faire un peu peur aux plus libéraux d'entre vous de voir un dirigeant européen ouvertement communiste au pouvoir. Mais rassurez-vous, Christofias ne renie pas l'économie de marché, il possède d'ailleurs quelques entreprises florissantes. Comme l'a dit Romain Blachier dans son commentaire sur la note des résultats du premier tour, l'Akel n'est vraiment communiste, même si Lénine est dans le bureau du candidat élu, mais l'Akel est plutôt une sorte de PS, du moins dans son aile gauche. D'ailleurs, il ne serait pas possible aux chypriotes de faire revivre le communisme sur leur île sans sortir au préalable de la zone euro et de l'Union Européenne.
Christofias, fort de 53,36% des voix, entend mener des négociations sous l'égide de l'ONU avec la partie turque de l'île pour aboutir à terme à
une réunification. Divisée depuis l'invasion du Nord par les forces turques en 1974 en réaction à un bref coup d'Etat approuvé par la Grèce, l'île risquerait de s'acheminer, en l'absence d'accord, vers une partition définitive. Le candidat élu a déclaré :"A partir de demain, nous unissons nos forces, nous travaillerons collectivement et à l'unisson pour parvenir à la réunification de notre patrie."De son côté, Kasoulidès, ancien ministre des Affaires étrangères âgé de 59 ans, a reconnu sa défaite en déclarant: "Je lui ai assuré que je me tiendrai à ses côtés dans ses tentatives pour trouver une solution à notre solution nationale." Lui aussi était favorable à la reprise des négociations avec le Nord contrairement à Papadopoulos, écarté dès le premier tour.
15:26 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chypre, élection présidentielle, christofias, kasoulidès, akel
21.02.2008
La politique européenne de la pêche : une politique durable ?
Je vous propose un petit tour d'horizon de la politique européenne de la pêche. Elle a été créée en 1970. il faut savoir que l'industrie européenne de la pêche est la seconde mondiale. Elle produit 7,3 millions de tonnes de poissons par an. Mais cette filière économique est en crise. Elle représente 260.000 pêcheurs en Europe qui risquent leur emploi à cause de problèmes apparaissant aujourd'hui comme urgent à résoudre: il y a un manque de poissons et les écosystèmes sont fragilisés par la pollution et le réchauffement climatique. Cette politique a fait l'objet d'une réforme en 2003. Cette réforme a eu pour effet d'augmenter la force de pêche européenne. Mais elle a aussi entraîné en parallèle une surpêche de nombreuses espèces comme le Thon rouge en Méditerranée ou le Cabillaud. Une espèce sur trois est menacée d'extinction.
Avril Doyle, députée européenne irlandaise PPE-DE a déclaré que cette politique n'a été "bénéfique pour personne", elle a endommagé les fonds marins et les quotas de pêche comme les revenus des pêcheurs ne sont pas adequats. De son côté, Philippe Morillon, Président ADLE de la commission Pêche au Parlement Européen soutient qu'il faut concilier l'expertise scientifiques sur l'évolution des ressources hallieutiques et l'expérience des pêcheurs.
L'Union Européenne va donc mettre en place des mesures de protection des habitats sensibles et des espèces non ciblées par la pêche mais qui en sont victimes (les mammifères marins, les tortues ou les oiseaux). Georg Jarzembowski, député allemand PPE-DE, déclare que le plus important est de stopper le phénomène de pêche illégale.




