04.11.2009
Le Traité de Lisbonne entrera en vigueur le 1er décembre 2009
Enfin !! Le Président europhobe de la République Tchèque Vaclav Klaus s’est enfin décidé à signer le Traité de Lisbonne mettant ainsi fin à une décennie de tentatives de réforme des institutions européennes ! Le plus étonnant finalement, c’est la rapidité avec laquelle il s’est exécuté une fois que la Cour Constitutionnelle tchèque a rendu sa sentence. Le Traité de Lisbonne entrera donc en vigueur le 1er décembre 2009. On retiendra pour la petite histoire qu’aucune photo n’a pu être prise pendant que le président Klaus paraphait le texte européen mais selon quelques journalistes, il était vêtu tout de noir avant de faire une déclaration stupide comme il en a le secret !
Le traité de Nice de 2001 va donc enfin disparaître et laisser place au Traité de Lisbonne ! 9 ans après la déclaration de Laeken annonçant une nécessaire réforme du fonctionnement de l'Union Européenne, l'Europe sort enfin de ce processus par le haut. Certes le texte est loin de celui issu de la Convention présidée par le Président Giscard. Mais il s'agit réellement d'une avancée démocratique, historique et salutaire.
Alors que se préparent partout en Europe les célébrations des 20 ans de la Chute du mur de Berlin, événement hautement symbolique pour l’unité européenne, voire le plus symbolique, il faudra maintenant retenir le 3 novembre 2009 comme la date qui fait entrer l’Union Européenne dans une nouvelle ère. C’est tout simplement un événement historique que nous vivons. La volonté de construire encore et toujours l’Europe a tenu tête au scepticisme et au nationalisme des dirigeants européens les plus hostiles à l'idéal fédéraliste. Nous devons nous réjouir. Il s’agit de notre victoire ! La victoire des tous les Européens !
Espérons que l’Europe pourra désormais aller de l’avant sereinement en évitant les trop nombreuses embuches du passé ! Espérons que l’Europe fédérale puisse triompher aussi rapidement que l’Europe le pourra ! Espérons enfin que les citoyens européens sauront apprécier cette nouvelle Europe et que l'Union Européenne saura mieux se faire apprécier de ses citoyens !
Quelles peuvent être les prochaines étapes ? Quelques propositions dans le désordre :
1- L'élection au suffrage universel paneuropéen direct du Président du Conseil Européen.
2- Faire du 9 mai et du 9 novembre des jours fériés partout en Europe.
3- Retravailler le mode de scrutin du Parlement Européen pour rendre cette élection plus claire et plus populaire.
4- Réinsérer les symboles de l'Union Européenne dans les traités.
5- Continuer l'élargissement en intégrant notamment la Croatie, l'Islande et la Norvège.
6- Approfondir les politiques sociales et environnementales de l'UE.
15:53 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : klaus, europe, union européenne, traité de lisbonne, victoire, histoire
22.06.2009
Les députés européens élus
Les élections européennes du 7 juin 2009 ont permi d'élire dans la circonscription sud-est 13 députés européens qui nous représenteront. Malgré le désintérêt des citoyens pour cette élection, du à une campagne calamiteuse de toutes parts (mensonges à la gauche du PS, inepties à l'extrême droite - comme d'habitude -, campagne nationale pour le PS et le Modem et campagne pro-présidence française du côté de l'UMP), mais aussi à une actualité catastrophe attirant tous les projecteurs (grippe A et Airbus Rio-Paris). Les partis politiques et les médias sont donc les principaux responsables du score effarant de l'abstention pour une élection aussi importante.
Après avoir été sensbile à la campagne européenne (une vraie campagne européenne) d'Europe Ecologie, j'ai finalement glissé un autre bulletin dans l'urne bien vide du bureau 725 du 7è arrondissement de Lyon. Je ne reviendrai pas sur la déconfiture du modem et du ps, car qui sème le vent récolte la tempête.
Les députés européens élus pour les 5 prochaines années dans notre circonscription SUD-EST sont donc :
- Damien Abad, Nouveau Centre, siègera au PPE
- François Alfonsi, Parti de la Nation Corse au sein d'Europe Ecologie, siègera avec les Verts - ALE
- Malika Benarab-Attou, Europe Ecologie, siègera avec les Verts - ALE
- Jean-Luc Bennahmias, Mouvement Démocrate, siègera dans le groupe ADLE
- Nora Berra, UMP, siègera au PPE, Michel Dantin, UMP, siègera au PPE (remplace Nora Berra qui a préféré devenir secrétaire d'Etat aux aînés et qui a donc démissionné deux semaines seulement après son élection).
- Gaston Franco, UMP, siègera au PPE
- Françoise Grossetête, UMP, siègera au PPE
- Sylvie Guillaume, PS, siègera au PSE
- Jean-Marie Le Pen, siègera ou pas, mais avec les non-inscrits
- Vincent Peillon, PS de Picardie, siègera au PSE,
- Michèle Rivasi, Europe Ecologie, siègera avec les Verts - ALE
- Marie-Christine Vergiat, Front de gauche, siègera avec la Gauche Unitaire Européenne
- Dominique Vlasto, UMP, siègera au PPE.
La victoire de la droite dans la grande majorité des Etats membres de l'UE a pour conséquence de confirmer José Manuel Barroso à son poste de Président de la Commission Européenne. L'accord technique entre les groupes PPE et PSE devrait conduire, pour l'instant, à faire élire comme Président du Parlement Européen pour un premier mi-mandat Jerzy Buzek, centre-droit polonais, et dans un second temps, Martin Schultz, social-démocrate allemand. Mais un potentiel accord avec le groupe ADLE laissera le champs libre à l'anglais Graham Watson. Tout reste encore à écrire.
Je vous ferai prochainement un trombinoscope des députés européens élus dans la circonscription Sud-Est et je mettrai à jour le trombinoscope de la Commission dès que sa future composition sera connue (à mon avis, pas avant le référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne).
Pour tous les autres résultats et les premières analyses : le blog des JE Lyon.
00:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : députés, européens, europe, groupe, parlement européen, modem, ps, ump, europe écologie
06.06.2009
LE 7 JUIN, VOTONS !
Vous aviez aimé la vidéo 5 friends 4 Europe ?
Alors voici une version raccourcie et sous-titrée en français !
Et le MAKING OF :
20:41 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, voter, 5 friends 4 europe, video, jeunes européens
04.06.2009
Message de Sylvie Goulard
Voici un message de Sylvie Goulard, tête de liste MODEM aux Européennes dans la circonscription OUEST (Bretagne, Pays-de-Loire, Poitou-Charente). Sylvie Goulard est aussi l'auteur de nombreux ouvrages parlant d'Europe comme "L'Europe pour les nuls", "Le grand Turc et la République de Venise" ou encore "Il faut cultiver notre jardin européen". Sylvie Goulard est enfin la Présidente du Mouvement Européen - France et a été collaboratrice de Romano Prodi lorsqu'il était Président de la Commission Européenne entre 2001 et 2004.
DE L'ABSTENTION ? COMMENT EST-CE POSSIBLE ?
La manière dont les commentateurs s’étonnent d’une probable abstention a quelque chose de touchant. On a pourtant fait le maximum, vraiment, pour que les électeurs s’intéressent à l’Europe.
La communication a été irréprochable. Celle qui relève de l’Etat est un modèle de sobriété. Pour toute la campagne des élections européennes, on a dépensé moins que pour le lancement d’une seule savonnette. Le ministère de l’Intérieur a évité de se perdre dans les détails : pas de campagne TV d’instruction civique incitant au vote. Pas d’affiches rappelant la date et les modalités du scrutin. Pas de mobilisation des ressortissants des autres Etats membres qui ont le droit de vote et d’éligibilité. Seuls les étrangers en situation irrégulière l’intéressent, ceux qui permettent de « faire du chiffre ». De même, au ministère des Affaires Européennes, on n’a pas voulu embrouiller les Français : pas d’explication sur les pouvoirs croissants du Parlement européen. Une fois les lampions de la présidence française éteints, à quoi bon parler encore d’Europe ?
Quant aux médias, leur intérêt constant, presque maladif pour la cause européenne ne laissait pas de marge pour accélérer en période pré-électorale. Dans notre pays, l’UE est évoquée en « prime time », en permanence. Il a fallu relâcher la pression. A force de voir les Commissaires européens tous les soirs à la télévision, les Français saturent. Il faut les comprendre. C’est d’ailleurs pourquoi TF 1 n’a pas de correspondant à Bruxelles. En revanche, la chaîne possède une équipe « insécurité », bien rôdée, capable d’intervenir avant chaque élection ! Et le CSA veille. Tout est si calibré qu’on a éliminé tout risque de passion, toute spontanéité. La vie, la compétence, le talent individuel sont rabotés. Les journalistes sont occupés à calculer les temps de parole avec un boulier. On fait une campagne comme on fait cuire des œufs à la coque, avec un sablier. Si le CSA avait existé à l’époque de l’affaire Dreyfus, je parie que Clémenceau, patron de l’Aurore, aurait dû publier un aux côtés du « J’accuse » de Zola, un « j’accuse pas » de Tartempion.
La crédibilité de nombreux partis nationaux, sur l’Europe, est maximale. Le PS et l’UMP ont sélectionné leurs candidats avec soin, éliminant certains des meilleurs (Gilles Savary, Jacques Toubon par ex.), très fatigués d’avoir beaucoup travaillé. Ceux qui avaient des réserves de productivité ont été reconduits. C’est social. Le rituel du recyclage, à Bruxelles, des personnalités défaillantes au plan national se poursuit. C’est écologique. Les candidats PS ne s’ennuient jamais : dans les temps morts, en se rappelant le référendum de 2005 dont les différences n’ont pas été surmontées, ils peuvent toujours jouer à « ni oui, ni non ». A l’UMP, dans l’Ouest, il y a eu un effort indéniable de se rapprocher du terrain, les considérations de tactique locale l’emportant même sur toute vision européenne. Désigner des candidats qui se sont préparés à la fonction, qui ont déjà des réseaux internationaux, c’est bon pour ces mauviettes d’Allemands ou d’Anglais. En France, nous avons des types formidables qui sauront d’un coup ce qu’il faut faire au Parlement européen. Et qui défendront le français dans les institutions, on est tranquille.
Enfin, les gouvernements nationaux et les grands partis simplifient les enjeux. Ils évitent d’affoler les électeurs en expliquant que les députés interviendront dans la désignation du Président de la Commission. Pas la peine de leur compliquer la vie. Les gouvernements sont en train de faire un coup de force. Pas la peine que les électeurs se dérangent. Qu’ils votent UMP ou PS, aucune différence : ils auront Barroso. Le PSE a rédigé un programme appelé « Manifesto » ; son titre sonne exotique, ibérique. Dommage que Zapatero comme Sokrates, les Premiers ministres socialistes espagnol et portugais soient prêts à reconduire Barroso, tout comme le travailliste britannique Gordon Brown. Dommage, c’était une première en politique, cette forme de sous-traitance : j’ai un programme de gauche mais j’en confie la mise en œuvre à la droite. Sept anciens dirigeants socialistes, de Felipe Gonzales à Lionel Jospin en passant par Gerhard Schröder, s’en sont d’ailleurs émus cette semaine, appelant à ce que le parti socialiste européen présente son propre candidat à la tête de la Commission. Des hommes du passé qui sont restés à l’idée un peu désuète qu’on mène un combat politique pour des idées, incarnées par une personne. Enfin, avec Barroso, nul besoin de lire un épais programme. Il ne dit pas ce qu’il fera. Dans sa vie, il a déjà été maoïste, partisan de Georges W. Bush, copain de Blair, il aime la dérégulation mais il a l’échine assez souple, c’est pour cela que les chefs de gouvernement l’aiment tant. Il ira au gré des vents dominants.
Cette désinvolture est à pleurer. En Europe, curieusement, on demande à la dinde de préparer Noël : les gouvernements nationaux vivent la montée en puissance de l’Union européenne comme une menace, aussi font-ils délibérément le service minimum. On s’étonne de l’abstention quand on devrait se révolter de la médiocrité qui la nourrit. Au milieu d’une crise sans précédent, les responsables européens sapent la légitimité des institutions européennes. Nos gouvernants mettent en péril l’influence de la France à Bruxelles. C’est grave. C’est honteux. Le peuple, plein de bon sens, se moque du vote parce qu’on se moque de lui. A moins d’un sursaut que j’appelle de mes vœux.
Le 7 juin, ne votez pas pour ceux qui se paient votre tête, pour ceux qui voudraient confier à la Commission sortante le soin de réformer la politique agricole commune ou de la pêche, pour ceux qui parlent aujourd’hui de régulation mais n’en ont pas fait quand ils en avaient la possibilité. Le MoDem souhaite un débat public sur ces nominations, comme il est normal en démocratie. Il appelle à dresser un bilan de l’action de M.Barroso et à discuter d’un programme de travail. Le parti démocrate européen a proposé d’autres candidats, Mario Monti et Guy Verhofstadt. Deux Européens engagés et responsables, deux modérés car l’Europe a besoin de mesure et d’humanité. A vous de voter, à vous de choisir vos députés, votre avenir.
Sylvie GOULARD
16:46 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, européennes, sylvie goulard, modem, ouest, mouvement européen, campagne électorale, scrutin, médias
17.05.2009
Les résultats de l'Eurovision 2009
Ah l'Eurovision ! Chaque Printemps on y revient ! Et chaque Printemps, on se dit, va-t-on encore finir dans le fond du classement ? Seulement le millésime 2009, pour une fois, semblait un peu différent. Pourquoi ? Par la présence de Patricia Kaas, mais pas seulement.
Tout s'annonçait différent, car pour une fois, un jury d'experts présents dans la salle votait pour 50% des voix (comme Miss France en fait). Et donc on pouvait imaginer que la vieille allégeance géopolitique puante allait s'estomper au profit de la prestation des chanteurs. Car il ne faut pas oublier que si la Russie a gagnée l'an dernier, c'est grâce à l'Ukraine, la Slovaquie, la République Tchèque, la Roumanie, l'Arménie, la Lituanie, la Lettonie ou l'Estonie... C'est une honte de voir le cirque européen de l'Eurovision dans un pays où les droits des Hommes sont si ignorés, dans une ville qui se prend pour une Européenne mais dont le maire est en fait à des années lumières des valeurs européennes.
Mais revenons à notre Patricia Kaas. Idole des Russes et des pays sous influence russe, il semblait que la France, à travers notre Lorraine préférée, pouvait obtenir une très belle place, voire la victoire. Patatra ! Elle s'est retrouvée face à un jeune qui a fait craquer toute l'Europe en chantant pour la Norvège. Je ne fais pas partie de ceux qui crachent dans la soupe, la prestation de Patricia Kaas était très bien. Elle n'obtient que la 8ème place, mais quand même : Bravo !
Ce n'était pas une chose aisée de bien figurer dans le classement face au raz de marée norvégien. La prestation norvégienne était très sympa. Violon et piano, un jeune pour mettre tout cela en musique et vous avez les ingrédients du record absolu du nombre de points obtenus par un pays pour le Concours Eurovision. Alexander Rybak , avec la chanson Fairytale, s'est donc imposé et avec des cordes en moins à son archet !
La deuxième du concours c'est l'Islande. Autant l'an dernier c'était sympa, autant cette année, c'était super gnan-gnan. Chanteuse blonde comme les blés, boudinée dans une robe bleue pâle, des dauphins sur un écran géant derrière elle et une musique très banale. Les voir seconds, c'est un peu miracle. Autant tout le monde attendait la Norvège, autant, là, les Vikings ont fait fort en invitant l'Islande sur le podium.
Les troisièmes sont asiatiques. Et oui, l'Eurovision ne se limite pas aux frontières européennes. C'est la chanson du duo de l'Azerbaidjan qui arrive en troisième position. Une chanson relativement entraînante et une chanteuse diablement belle.
On trouve ensuite la Turquie, qui a notamment reçu 12 points de la France, avec la chanson Düm Tek Tek. Une chanson très internationale qui pourrait se retrouver facilement sur les radios d'Europe cette été. En cinquième, il y a le Royaume-Uni. Une surprise. La chanteuse chantait faux et on sentait qu'elle aurait pu beaucoup mieux faire. La chanson n'avait rien d'exceptionnel. Une place pas méritée. L'Estonie se classe 6ème. Une place méritée, elle. Le Grec Sakis Rouvas obtient la 7ème position pour sa troisième participation à l'Eurovision. Et donc, en huitième place, on trouve notre Patricia Kaas.
Sinon, dans le reste du classement, le pantalon du chanteur américain de l'Allemagne, l'étrange duo Arménien ou les bottes du chanteur croate sont à voir !!
Le classement de l'Eurovision 2009 est :
1- Norvège - 387 points
2- Islande - 218 points
3- Azerbaidjan - 207 points
4- Turquie - 177 points
5- Royaume-Uni - 173 points
6- Estonie - 129 points
7- Grèce - 120 points
8- France - 107 points
9- Bosnie-Herzégovine - 106 points
10- Arménie - 92 points
11- Russie - 91 points
12- Ukraine - 76 points
13- Danemark - 74 points
14- Moldavie - 68 points
15- Portugal - 57 points
16- Israël - 53 points
17- Albanie - 48 points
18- Croatie - 45 points
19- Roumanie - 40 points
20- Allemagne - 35 points
21- Suède - 33 points
22- Malte - 31 points
23- Lituanie - 23 points
24- Espagne - 23 points
25- Finlande - 21 points
19:25 Publié dans Divertissements, Europe, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : eurovision, 2009, concours, chanson, europe, norvège, patricia kaas, alexander rybak
05.05.2009
5 friends 4 Europe
A l’occasion des élections européennes, la Fondation pour l’innovation politique a produit et réalisé ce clip qui met en scène les Jeunes Européens s’exprimant dans toutes les langues de l’Union dans le but d’inciter les citoyens à aller voter. Clin d’œil au fameux « 5 friends » de la campagne américaine, cette vidéo a été réalisée avec la complicité active des Jeunes Européens – Universités de Paris.
Diffusez cette vidéo... à au moins 5 amis !

15:22 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : video, fondapol, jeunes européens, multilinguisme, 5 friends, europe, élections européennes, 7 juin, voter, élection
04.05.2009
La campagne du Parlement Européen qu'on ne verra jamais
Alors la semaine dernière je vous présentais les visuels pour les élections européennes. Cette semaine, je vous fais part des autres visuels, ceux-ci ne sont pas officiels et ils sont mêmes plus pertinents et plus accrocheurs. Merci à Fanny Dubray des Jeunes Européens Sciences Po Paris de l'avoir diffusé sur son Facebook.
La meilleure image, selon moi, est la première. Celle avec le paresseux et le Président de la Commission Européenne est très sympa également. Hadopi aurait aussi pu inspirer le Parlement Européen qui a à peine voté une directive empêchant la coupure d'Internet. D'où la pertinence des pirates. L'auteur a aussi révélé le douloureux problème du Parlement Européen qui ne sait pas où se poser définitivement entre Bruxelles et Strasbourg. Enfin, la dernière fait référence à la PESD avec le Porte-avions Charle de Gaule dans une bassine.
Ces montages ont été faits par Cédric Puisney, l'Européen jamais content. Merci à lui !





15:20 Publié dans Blog, Divertissements, Europe, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.04.2009
La campagne du Parlement Européen
Le 7 juin, votez ! C'est en gros ce que le Parlement Européen souhaite faire passer comme message à travers sa campagne européenne de promotion de la participation aux élections européennes. Pour cela, un ensemble de visuels ont été mis en place. On les voit fleurir dans les couloirs du métro, on les verra sur les panneaux publicitaires et peut-être même à la TV. Malheureusement, l'élection des représentants au Parlement Européen est de plus en plus boudée (seulement 41% de participation en 2004) et ceci alors même que 70% des lois nationales proviennent du Parlement Européen. A travers cette campagne, le Parlement espère que cette fois-ci les urnes seront plus remplies. Pour nous donner un aperçu des différents rôles du Parlement Européen et des différentes raisons d'aller voter, vous retrouverez les 9 visuels suivants !









15:02 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : participation, élections européennes, parlement européen, publicité, visuels, voter, 7 juin, démocratie
03.03.2009
Interview de Fabienne Faure dans Le Progrès
Fabienne Faure, conseillère régionale, présidente du groupe Modem à Charbonnières, élue de Ferney-Voltaire et présidente départementale du Modem, sera numéro deux sur la liste emmenée par le Marseillais Jean-Luc Benhamias, député européen sortant. Interview de la numero deux de la liste du Mouvement démocrate dans le Sud-Est.

F. FAURE : Je l’aborde avec humilité. C’est une campagne en équipe pour une élection de liste. Je suis enthousiaste et raisonnablement optimiste. Pour avoir deux élus, peut-être trois, il nous faudra faire 12 % et arriver troisième. Avec Jean-Luc Benhamias, nous nous sommes partagé le territoire. Moi au nord, lui au sud. Je ressens la légitimité du militant qui a réalisé un long parcours. J’ai commencé au CDS, puis à l’UDF et au Modem où j’étais, avant ma désignation, l’un des neuf membres du comité de conciliation et de contrôle, un peu le conseil constitutionnel du parti. Je suis proche de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.
LE PROGRES : Quelle campagne électorale ferez-vous ?
F. FAURE : Elle sera en prise avec les préoccupations des électeurs autour d’une question, « L’Europe peut-elle aider à surmonter la crise? » Elle débutera avec les militants. Puis la campagne nationale nous emmènera dans les 22 régions avec François Bayrou. Des conventions thématiques seront organisées dans les sept circonscriptions ainsi que des réunions publiques dans nos seize départements, dont l’Ain. L’enjeu est important. C’est le premier test réel pour le Modem avec une élection à la proportionnelle, donc pas soumise au vote utile.
LE PROGRES : Pour vous, la différence entre votre liste et les autres se fera sur quoi ?
F. FAURE : Sur deux points… D’abord, notre famille politique est la seule qui n’a pas à prouver son attachement à l’Europe. Ensuite, l’humanisme. Pendant des années, ce mot a fait sourire. La crise que nous subissons est venue tout chambouler. Ce mot a retrouvé sa place dans le cœur des gens. Il est l’un des piliers de notre projet. Maintenant, à nous de mobiliser les électeurs pour qu’ils aillent voter.
Propos recueillis par Jean-Marc Perrat, Le Progrès, éd. du 2 mars 2009.
13:31 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections, mouvement démocrate, fabienne faure, le progrès, sud est
02.03.2009
Vincent Peillon et son parachute
Le Parti Socialiste a annoncé samedi ses listes pour les élections européennes. On a appris, avec surprise, que c'est le noniste Vincent Peillon qui sera tête de liste. Parachuté du département de la Somme (Picardie), le socialiste royaliste se retrouve dans une région crève-coeur selon ses dires. Et au lieu de faire le dos rond pour faire passer la pillule, il en rajoute : "je suis envoyé contre mon gré". Bah Vincent, faut pas te forcer si tu veux pas venir chez nous. On s'en passera bien volontiers.
Mais l'eurodéputé du Nord-Ouest a fait une petit pirouette ce matin dans le quotidien régional La Provence : "le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller" a-t-il déclaré. Quel toupet ! Mais alors, pourquoi notre petit Vincent a-t-il été subitement attiré par le Sud-Est ? Héliotropisme ? La merveilleuse ville de Lyon ? Les sublimes gorges de l'Ardèche ? Le Verdon ? La Camargue ? Les oiseaux de la Dombes ? Le fromage corse ? Le Mercantour ? Ah, je sais, les îles d'Hyères ! Non ? C'est pas ça ? Le village de Peillon dans les Alpes maritimes alors ? Toujours pas ?

Donc c'est qu'il ne veut pas perdre son siège !
En tous cas, heureusement qu'il a été laché au dessus des terres royalistes ! Le parachutage en bonne et due forme n'en sera que moins difficile d'adaptation. Les barons locaux du PS Collomb et Guérini sont là pour l'accueillir, plus ou moins chaleureusement d'ailleurs !
Dans cette histoire, plus que le parachutage en lui-même qui est bien regrettable tant il prend les électeurs des c..., c'est le PS qui frise encore une fois le ridicule. Quelques semaines après les affrontements stériles du Congrès de Reims, le parti de Martine et Ségolène semblait se remettre sur de bonnes voies. En effet, après ses annonces, pour une fois constructives, contre le plan de relance du gouvernement, contre la nomination frauduleuse de Perrol à la nouvelle banque (et encore, on a plus entendu Bayrou) ou par ses actions dans l'hémicycle contre la suppression de la pub sur le service public, le parti de la gauche française semblait se réunir peu à peu.
Pour officialiser le retour au calme, 10 royalistes ont été invités à rejoindre le Conseil national du PS le week-end dernier. Et clash sur les européennes ! Le PS semble donc plus préoccupé par ses guerres internes que par l'enjeu de l'élection européenne. Le parachutage de Peillon dans le Sud-Est est réellement digne d'une politique bizarre. Martine Aubry aurait-elle commis sa première boulette ? En voulant réunir les socialistes, elle a finalement lancé une nouvelle pomme de discorde.
Au niveau local, Patrick Mennucci qui était pressenti pour être tête de liste, ou au moins en position éligible, va se retouver directeur de campagne de Peillon. Hummm ! La bonne couleuvre !! Bernard Soulage, promu à Bruxelles depuis fin janvier avec le départ de Michel Rocard, n'aura pas le temps de prendre goût aux débats européens. Neuvième sur la liste, son élection relèverait d'un miracle. Et Gérard Collomb qui voulait promouvoir Thierry Philip, le maire du 3è arrondissement, devra s'en passer. La Première Secrétaire Aubry s'est assise sur les préconisations et les conseils des locaux, quel sera le résultat final ? Mystère ! Mais ça risque de swinguer sévère au PS au soir du 7 juin si les résultats ne sont pas au rendez-vous !
Un bon score dans le Sud Est va être difficile à atteindre dans ces conditions pour le PS. Peut-être faudra-t-il que le petit Vincent aille prier à Notre Dame de la Garde et allumer des cierges à Fourvière. Le parachutage est un fait, mais c'est l'atterrissage qui risque d'être fort douloureux.
15:03 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : peillon, ps, parachutage, élections, européennes, sud-est, collomb, guérini, royal, aubry



