19 décembre 2011

Triste nouvelle en Suède : Saab va disparaître

 

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Une bien triste nouvelle pour toute la Suède que cette annonce ce matin de la disparition de la marque automobile Saab. Une triste nouvelle pour moi aussi qui ai tant voyagé en Saab au cours de mon enfance et adolescence, bercé par le silence et le confort inégallable de ces voitures cossues, puissantes, solides, élégantes et sures. Une marque que mes parents avaient alors choisi pour transporter en toute sécurité leurs deux bambins, leurs matériels et les chiens.


Le tribunal de Vänersborg, à proximité du site historique d'assemblage de Trollhättan, situé sur les bords du grand lac Vänern et à 90km au nord est de Göteborg, a enregistré le 19 décembre 2011 la demande officielle de mise en faillite de Saab. 


Un communiqué publié sur le site internet du tribunal précisait que trois des principales compagnies du groupe automobile s'étaient déclarées en faillite : Saab Automobile Aktiebolag, Saab Automobile Tools AB et Saab Automobile Powertrain.


Ex-filiale de General Motors, Saab a ensuite été racheté par le petit artisan Néerlandais Spyker Cars suite à la faillite de la maison mère américaine. Intervenue le 26 janvier 2010, ce rachat n’aura donc pas été salvateur. A l’époque, Spyker avait dû faire un chèque de 400 millions de dollars pour s’offrir Saab, déjà au bord de la faillite.


Saab, liquidation, disparition, industrie, fleuron, Suède, Müller, General Motors, Swan, SpykerVictor Müller, directeur général de Swedish automobile (SWAN), l’entité propriétaire de Saab suite au rachat par Spyker, était attendu au tribunal le 19 décembre. Saab était déjà dans une procédure de protection pendant que le groupe menait des négociations en vue de trouver un accord pour se sauver. Une audience était en effet programmée pour décider si la procédure de protection de trois mois devait être levée ou prolongée.


Müller s'est démené pour trouver un accord afin de sauver Saab de la faillite, principalement auprès de deux groupes chinois, le constructeur Youngman et le distributeur Pang Da qui étaient pressentis pour racheter pour 100 millions de dollars. Mais General Motors, ancien propriétaire de Saab, a répété à plusieurs reprises qu'il s'opposerait au nécessaire transfert de brevets technologiques qu'il détient encore aux entreprises chinoises.


« Après avoir pris connaissance de la position de GM sur la transaction envisagée avec Saab Automobile, Youngman a informé Saab Automobile que le financement pour poursuivre et achever la réorganisation de Saab Automobile ne peut être conclu, a expliqué Victor Müller. Le Conseil d'administration de Saab Automobile a décidé que l'entreprise, sans financement supplémentaire, sera insolvable et que le dépôt de son bilan est fait au meilleur des intérêts de ses créanciers. Le tribunal devrait approuver ce dépôt et nommer les liquidateurs pour Saab Automobile « très prochainement », a-t-il précisé.


Ce week-end encore, GM a renouvelé son opposition à tout accord avec un prétendant chinois, une position considérée comme sonnant le glas pour Saab. Les tentatives pour vendre Saab à des partenaires chinois étaient perçues comme la dernière chance du constructeur suédois.


Les ventes de la marque ont atteint un sommet à 133.000 véhicules en 2006, mais n'ont cessé de plonger depuis cinq ans. En 2010, les volumes n'ont pas dépassé les 32.000 unités. Loin de l'objectif de production de 120.000 véhicules initialement fixé par le repreneur, et encore plus de l'objectif de rentabilité visé pour 2012. Au troisième trimestre 2011, Saab a enregistré une perte opérationnelle de 88 millions d'euros, pour des ventes de seulement 76 millions. Cette année, la production n'a été que très sporadique depuis le mois d'avril, car le groupe ne pouvait plus payer ses fournisseurs.


Cela faisait deux ans que l’avenir était incertain pour Saab. Le rachat du géant par le petit Spyker avait donné un peu de souffle à la firme de Trollhättan en janvier. Mais ce souffle n’était que de courte durée.


Alors que Saab emploie environ 3.700 personnes dont 3.400 à Trollhättan, qui attendent encore leurs salaires de novembre, cette annonce est une véritable tragédie pour les familles, à la veille de Noël. Le modèle suédois de « flex-sécurité » va devoir fonctionner à plein régime. Mais pour les salariés des filiales hors frontière ?


En France, l'impact de cette faillite se limitera au réseau de concessionnaires. Au moment où GM s'était désengagé de Saab, une trentaine d'entre eux avaient décidé de résilier leurs contrats pour ne garder que l'activité de réparation. Mais pour les autres, la fin d’année sera rude.


Cette disparition de Saab est donc une bien mauvaise nouvelle, pour les salariés, bien évidemment, mais aussi pour la technologie.

Commentaires

Ca existait encore ?...

Écrit par : Minijupe | 25 décembre 2011

Bien évidemment !!
http://www.saab.fr/fr/fr/start#/home/

Écrit par : Kulteuro | 26 décembre 2011

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