24.03.2009
Le cirque de la F1 repart
Et voilà que le cirque de la Formule 1 va repartir pour un an. Elle a eu chaud aux fesses cette saison. La crise étant passée par là, de nombreux changements auraient pu survenir. Malgré tout, les choses ne seront pas comme avant.
Cette année, ne cherchez pas le Grand-Prix de France. Allez tout de suite à Monaco. Cette année, ne cherchez pas non plus l'écurie Honda. Le géant japonais s'est retiré de la F1 et a cédé l'écurie à Ross Brawn, un ancien de chez Ferrari à l'époque Schumacher qui était parti chez Honda justement.
A la place on aura donc une écurie Brawn GP dotée d'un moteur Mercedes. Button et Barrichello ont donc bien un volant pour la saison. Et mieux, au vu des premiers résultats d'essais libres en Espagne, l'écurie Brawn GP se place devant à plusieurs reprises. Une révolution ? Peut-être. En tous cas, il faut être patient et attendre sagement les premières courses avant de prétendre dire qui sont les meilleurs.
Sur le plan technique, de nombreuses choses ont changé. Pneus complètement slics ! Donc aérodynamique complètement retravaillé. Peut-on pur autant dire que toutes les cartes sot redistribuées ? J'aimerais bien ! Sur le plan esthétique, les voitures ne sont pas très belles. Mais pour le spectacle, ce sera sans doute plus agréable à regarder.
Au niveau des pilotes, pas de changements fondamentaux : Coulthard prend sa retraite et c'est Sebastian Vettel qui le remplace chez Red Bull aux côtés de Marc Webber, le local de la première course. A la place de Vettel chez Toro Rosso, c'est un autre Sebastian, mais Suisse celui-là : c'est Buemi. A ses côtés, on retrouvera Sébastien Bourdais. Pour piloter en F1 en 2009, il fallait décidément s'appeller Seb. McLaren, Ferrari, BMW Sauber, Renault F1, Williams, Force India et Toyota gardent les mêmes pilotes.
Au niveau du calendrier, là ça bouge. Si on commence toujours par l'Australie et la Malaisie, la troisième course sera en Chine et non pas à Bahrein. Imola ne revient pas au calendrier et donc la première épreuve européenne sera Barcelone comme l'an dernier. Autres changements : pas de courses en Amérique du nord. Disparition du Grand-Prix de France.
La course allemande se disputera au Nürburgring et non à Hockenheim. Le GP d'Europe sera encore dans les rues de Valencia et nous promet déjà une bonne sieste. Le fiasco de Singapour la nuit sera réitéré, espérons cette fois qu'il y ait moins de casse. Et le Grand-Prix du Brésil se voit voler la vedette de la dernière course de l'année. Cette fois, c'est Abu Dahbi qui verra la clôture de la F1 2009. Ce sera le 1er novembre. J'espère juste que ça ne signera pas la fin de la F1 !!
Pour les courageux, rendez-vous devant votre TV dimanche matin avec les approximatifs, inintéressants et soporifiques commentaires de TF1. Une astuce : coupez le son de la TV et mettez les commentaires de RMC INFO ! Vous verrez que la F1 ça peut être bien !!
16:59 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : formule 1, f1, mclaren, ferrari, brawn, williams, red bull, toro rosso, bourdais, hamilton
03.03.2009
Interview de Fabienne Faure dans Le Progrès
Fabienne Faure, conseillère régionale, présidente du groupe Modem à Charbonnières, élue de Ferney-Voltaire et présidente départementale du Modem, sera numéro deux sur la liste emmenée par le Marseillais Jean-Luc Benhamias, député européen sortant. Interview de la numero deux de la liste du Mouvement démocrate dans le Sud-Est.

F. FAURE : Je l’aborde avec humilité. C’est une campagne en équipe pour une élection de liste. Je suis enthousiaste et raisonnablement optimiste. Pour avoir deux élus, peut-être trois, il nous faudra faire 12 % et arriver troisième. Avec Jean-Luc Benhamias, nous nous sommes partagé le territoire. Moi au nord, lui au sud. Je ressens la légitimité du militant qui a réalisé un long parcours. J’ai commencé au CDS, puis à l’UDF et au Modem où j’étais, avant ma désignation, l’un des neuf membres du comité de conciliation et de contrôle, un peu le conseil constitutionnel du parti. Je suis proche de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.
LE PROGRES : Quelle campagne électorale ferez-vous ?
F. FAURE : Elle sera en prise avec les préoccupations des électeurs autour d’une question, « L’Europe peut-elle aider à surmonter la crise? » Elle débutera avec les militants. Puis la campagne nationale nous emmènera dans les 22 régions avec François Bayrou. Des conventions thématiques seront organisées dans les sept circonscriptions ainsi que des réunions publiques dans nos seize départements, dont l’Ain. L’enjeu est important. C’est le premier test réel pour le Modem avec une élection à la proportionnelle, donc pas soumise au vote utile.
LE PROGRES : Pour vous, la différence entre votre liste et les autres se fera sur quoi ?
F. FAURE : Sur deux points… D’abord, notre famille politique est la seule qui n’a pas à prouver son attachement à l’Europe. Ensuite, l’humanisme. Pendant des années, ce mot a fait sourire. La crise que nous subissons est venue tout chambouler. Ce mot a retrouvé sa place dans le cœur des gens. Il est l’un des piliers de notre projet. Maintenant, à nous de mobiliser les électeurs pour qu’ils aillent voter.
Propos recueillis par Jean-Marc Perrat, Le Progrès, éd. du 2 mars 2009.
13:31 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections, mouvement démocrate, fabienne faure, le progrès, sud est
02.03.2009
Vincent Peillon et son parachute
Le Parti Socialiste a annoncé samedi ses listes pour les élections européennes. On a appris, avec surprise, que c'est le noniste Vincent Peillon qui sera tête de liste. Parachuté du département de la Somme (Picardie), le socialiste royaliste se retrouve dans une région crève-coeur selon ses dires. Et au lieu de faire le dos rond pour faire passer la pillule, il en rajoute : "je suis envoyé contre mon gré". Bah Vincent, faut pas te forcer si tu veux pas venir chez nous. On s'en passera bien volontiers.
Mais l'eurodéputé du Nord-Ouest a fait une petit pirouette ce matin dans le quotidien régional La Provence : "le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller" a-t-il déclaré. Quel toupet ! Mais alors, pourquoi notre petit Vincent a-t-il été subitement attiré par le Sud-Est ? Héliotropisme ? La merveilleuse ville de Lyon ? Les sublimes gorges de l'Ardèche ? Le Verdon ? La Camargue ? Les oiseaux de la Dombes ? Le fromage corse ? Le Mercantour ? Ah, je sais, les îles d'Hyères ! Non ? C'est pas ça ? Le village de Peillon dans les Alpes maritimes alors ? Toujours pas ?

Donc c'est qu'il ne veut pas perdre son siège !
En tous cas, heureusement qu'il a été laché au dessus des terres royalistes ! Le parachutage en bonne et due forme n'en sera que moins difficile d'adaptation. Les barons locaux du PS Collomb et Guérini sont là pour l'accueillir, plus ou moins chaleureusement d'ailleurs !
Dans cette histoire, plus que le parachutage en lui-même qui est bien regrettable tant il prend les électeurs des c..., c'est le PS qui frise encore une fois le ridicule. Quelques semaines après les affrontements stériles du Congrès de Reims, le parti de Martine et Ségolène semblait se remettre sur de bonnes voies. En effet, après ses annonces, pour une fois constructives, contre le plan de relance du gouvernement, contre la nomination frauduleuse de Perrol à la nouvelle banque (et encore, on a plus entendu Bayrou) ou par ses actions dans l'hémicycle contre la suppression de la pub sur le service public, le parti de la gauche française semblait se réunir peu à peu.
Pour officialiser le retour au calme, 10 royalistes ont été invités à rejoindre le Conseil national du PS le week-end dernier. Et clash sur les européennes ! Le PS semble donc plus préoccupé par ses guerres internes que par l'enjeu de l'élection européenne. Le parachutage de Peillon dans le Sud-Est est réellement digne d'une politique bizarre. Martine Aubry aurait-elle commis sa première boulette ? En voulant réunir les socialistes, elle a finalement lancé une nouvelle pomme de discorde.
Au niveau local, Patrick Mennucci qui était pressenti pour être tête de liste, ou au moins en position éligible, va se retouver directeur de campagne de Peillon. Hummm ! La bonne couleuvre !! Bernard Soulage, promu à Bruxelles depuis fin janvier avec le départ de Michel Rocard, n'aura pas le temps de prendre goût aux débats européens. Neuvième sur la liste, son élection relèverait d'un miracle. Et Gérard Collomb qui voulait promouvoir Thierry Philip, le maire du 3è arrondissement, devra s'en passer. La Première Secrétaire Aubry s'est assise sur les préconisations et les conseils des locaux, quel sera le résultat final ? Mystère ! Mais ça risque de swinguer sévère au PS au soir du 7 juin si les résultats ne sont pas au rendez-vous !
Un bon score dans le Sud Est va être difficile à atteindre dans ces conditions pour le PS. Peut-être faudra-t-il que le petit Vincent aille prier à Notre Dame de la Garde et allumer des cierges à Fourvière. Le parachutage est un fait, mais c'est l'atterrissage qui risque d'être fort douloureux.
15:03 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : peillon, ps, parachutage, élections, européennes, sud-est, collomb, guérini, royal, aubry





