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31.01.2008
Franco Marini nommé chef du gouvernement provisoire
Après le refus des Sénateurs de renouveller la confiance à Romano Prodi et à son gouvernement, l'Italie est entrée en crise politique. Cette affaire, qui a commencé par la démission du Garde des Sceaux Clemente Mastella, en pleine négociation sur la réforme de la loi électorale, devrait encore avoir des répercussions. Dernier épisode de la saga politique italienne, le Président de la République Giorgio Napolitano a nommé Franco Marini, Président du Sénat de la République, chef du gouvernement provisoire. Il aura pour tâche principale de relancer et de faire voter la réforme de la loi électorale. Il devra pour cela réunir les politiciens italiens autour d'un projet. Mais ce ne sera pas évident du tout. En effet, le paysage politique italien est bien plus complexe que le nôtre. Il y a beaucoup plus de partis politiques, donc de petits partis. Ce sont eux qui risquent de bloquer la réforme, à l'instar de l'UDEUR. Les petits partis veulent une loi qui leur permet d'être représentés à la Chambre et au Sénat. Dans l'autre sens, les grands partis (Parti Démocrate et Forza Italia) veulent une loi leur assurant une majorité stable. Même si le Président du Sénat est un homme assez consensuel, il n'est pas dit qu'il réussisse à mener la réforme. Contre lui et son projet, s'élèvent les voix de la droite qui réclament à grands cris des élections anticipées qu'ils sont sûrs de remporter à en croire les sondages.
Qui est Franco Marini ? Le nouveau Président du Conseil italien est né en 1933 dans un petit village des Abruzzes (centre-est de l'Italie). Il a d'abord été syndicaliste au sein de la CISL avant de rejoindre la politique comme Ministre du Travail du 7è gouvernement Andreotti en 1991. Il était d'abord au Parti Chrétien Démocrate avant de rejoindre le petit parti populaire italien. Devant l'échec électoral, ce parti se fond et se refonde au sein de la Margherita (centre). Il aura été élu au Parlement Européen en 1999 où il siègera avec ADLE. Lors des primaires à gauche en 2005, il réussit à convaincre Francesco Rutelli et Romano Prodi de la nécessité pour la Margherita de se présenter seule aux élections législatives en 2006. En mai 2006, une fois élu Sénateur, il sera élu par ses pairs Président du Sénat. Lors de son investiture, il a fait une déclaration restée célèbre : « Je serais le président de tout le Sénat et [...] je serais le président de vous tous avec une grande attention et un grand respect pour les prérogatives de la majorité et celles de l'opposition comme il se doit dans une vraie démocratie bipolaire,
à laquelle je crois également avoir modestement contribué par mon apport, à réaliser dans notre pays ». Ce démocrate de longue date occupe donc aujourd'hui un rôle de grande importance dans la recherche de la sortie de crise. Il occupera donc le Palazzo Chigi jusqu'à nouvel ordre.
14:30 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marini, Sénat, Italie, crise, Chigi, loi électorale, réforme
26.01.2008
Les nominations aux Césars
- MEILLEUR ACTEUR
- Mathieu Amalric dans Le scaphandre et le papillon
- Michel Blanc dans Les témoins
- Jean-Pierre Darroussin dans Dialogue avec mon jardinier
- Vincent Lindon dans Ceux qui restent
- Jean-Pierre Marielle dans Faut que ça danse !
- MEILLEURE ACTRICE
- Isabelle Carré dans Anna M.
- Marion Cotillard dans La Môme
- Cécile de France dans Un secret
- Marina Foïs dans Darling
- Catherine Frot dans Odette Toulemonde
- MEILLEUR RÉALISATEUR
- Olivier Dahan pour La Môme
- Abdellatif Kechiche pour La graine et le mulet
- Claude Miller pour Un secret
- Julian Schnabel pour Le scaphandre et le papillon
- André Téchiné pour Les témoins
- MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
- Sami Bouajila dans Les témoins
- Pascal Greggory dans La Môme
- Michael Lonsdale dans La question humaine
- Fabrice Luchini dans Molière
- Laurent Stocker dans Ensemble, c'est tout
- MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
- Julie Depardieu dans Un secret
- Noémie Lvovsky dans Actrices
- Bulle Ogier dans Faut que ça danse !
- Ludivine Sagnier dans Un secret
- Sylvie Testud dans La Môme
- MEILLEUR FILM
- La graine et le mulet réalisé par Abdellatif Kechiche produit par Claude Berri
- La Môme réalisé par Olivier Dahan produit par Alain Goldman
- Persépolis réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud produit par Marc-Antoine Robert et Xavier Rigault
- Le scaphandre et le papillon réalisé par Julian Schnabel produit par Jérôme Seydoux
- Un secret réalisé par Claude Miller produit par Yves Marmion
- MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
- Nicolas Cazalé dans Le fils de l'épicier
- Grégoire Leprince-Ringuet dans Les chansons d'amour
- Johan Libéreau dans Les témoins
- Jocelyn Quivrin dans 99 F
- Laurent Stocker dans Ensemble, c'est tout
- MEILLEUR ESPOIR FÉMININ
- Louise Blachère dans Naissance des pieuvres
- Audrey Dana dans Roman de gare
- Adèle Haenel dans Naissance des pieuvres
- Hafsia Herzi dans La graine et le mulet
- Clotilde Hesme dans Les chansons d'amour
- MEILLEUR PREMIER FILM
- Ceux qui restent réalisé par Anne le Ny produit par Jean-Philippe Andraca et Christian Bérard
- Et toi t'es sur qui ? réalisé par Lola Doillon produit par Saga Blanchard
- Naissance des pieuvres réalisé par Céline Sciamma produit par Bénédicte Couvreur et Jérôme Dopffer
- Persépolis réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud produit par Marc-Antoine Robert et Xavier Rigault
- Tout est pardonné réalisé par Mia Hansen-Love produit par David Thion et Philippe Martin
- MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL
- Olivier Dahan pour La Môme
- Julie Delpy pour 2 days in Paris
- Abdellatif Kechiche pour La graine et le mulet
- Anne le Ny pour Ceux qui restent
- Laurent Tirard et Grégoire Vigneron pour Molière
- MEILLEURE ADAPTATION
- Claude Berri pour Ensemble, c'est tout
- Christine Carrière pour Darling
- Ronald Harwood pour Le scaphandre et le papillon
- Claude Miller et Nathalie Carter pour Un secret
- Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud pour Persépolis
- MEILLEUR FILM ÉTRANGER
- 4 mois, 3 semaines et 2 jours réalisé par Christian Mungiu
- De l'autre côté réalisé par Fatih Akin
- La nuit nous appartient réalisé par James Gray
- Les promesses de l'ombre réalisé par David Cronenberg
- La vie des autres réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck
- MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE
- Les animaux amoureux réalisé par Laurent Charbonnier
- L'avocat de la terreur réalisé par Barbet Schroeder
- Les Lip, l'imagination au pouvoir réalisé par Christian Rouaud
- Le premier cri réalisé par Gilles de Maistre
- Retour en Normandie réalisé par Nicolas Philibert
- MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM
- Alex Beaupain pour Les chansons d'amour
- Olivier Bernet pour Persépolis
- Alexandre Desplat pour L'ennemi intime
- Zbigniew Preisner pour Un secret
- Archie Shepp pour Faut que ça danse !
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10:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, nominations, César, acteur, actrice, film, adpatation
25.01.2008
Le retour de la vieille politique italienne
Je vous l'avais annoncé avant même que les JT n'en parlent, Prodi devait se soumettre à la procédure de la question de confiance. Cette fois-ci, je n'ai pas la prétention d'être le premier. Mais le résultat est le même. A la chambre, bien évidemment, la confiance a été adoptée. Mais le souci de la loi électorale Berlsuconi, c'est bien le Sénat.
Prodi n'avait plus de majorité depuis la défection des parlementaires de l'Unione dei Democratici per l'Europa (UDEUR) partis avec Mastella. L'effet boule de neige que je pressentais est donc survenu.
Prodi a donc présenté sa démission au Quirinale hier soir après avoir perdu la question de confiance devant le Sénat par 151 voix contre 156. Romano Prodi a dû se démettre après ce vote dont le malheureux résultat est l'oeuvre des sénateurs à vie (4 sur 5 présents ont voté contre). Pour l'instant Romano Prodi expédie les affaires courantes, selon ce que lui a demandé
Giorgio Napolitano, le Président de la République. Dès cet après-midi, Napolitano commencera les consultations. Il recevra dans un premier temps Fausto Bertinotti, Président de la Chambre des députés et Franco Marini, Président du Sénat de la République. Je suppose que vous avez été aussi choqués que moi en voyant les images filmées à l'intérieur de l'hémicycle du Palais Madame montrant les sénateurs majoritaires d'opposition déboucher le Champagne, criant, manifestant leur joie en insultant allègrement les sénateurs de l'Unione. C'est donc une victoire de Berlusconi qui s'est empressé de demander la convocation d'élections législatives anticipées avec le système électoral actuel. Heureux, Il Cavaliere a rappelé qu'il essayait de faire chuter le gouvernement depuis Noël. A cette occasion, on a aussi vu le retour d'un homme plus que détestable: le fameux Rocco Buttiglione
, leader de l'UDC (Union des Chrétiens-Démocrates). Souvenez-vous, il s'agit du malheureux candidat italien à la Commission Européenne, écarté par la menace de censure de la Commission par le Parlement Européen. A l'époque, le Parlement Européen avait invoqué les propos homophobes de Buttiglione.
Mais revenons sur les déclarations du Président du Conseil démissionnaire. Prodi a déclaré hier soir "je savais depuis 24 heures que je ne passerai pas au Sénat. Je l'ai fait quand même par honnêteté institutionnelle. Le seul espoir était que Mastella change d'avis et alors les autres auraient fait marche arrière. Je l'ai fait par respect pour les électeurs. Il ne faut pas de nouvelles élections comme le demande Berlusconi. Ce serait un désastre, on retomberait dans cette espèce de tunnel dans lequel je me suis trouvé et qui m'a ralenti pendant 20 mois. Il faut arriver à un gouvernement de trève". On l'a su hier, Prodi s'était rendu au Quirinale pour s'entretenir avec le Président à deux reprises. Giorgio Napolitano lui avait suggéré de démissionner avant et ainsi ne pas se soumettre à l'humiliation inévitable du Sénat.
Mais Romano Prodi a voulu aller jusqu'au bout. C'est honorable. Le Vice-président du Conseil, l'ancien maire de Rome Francesco Rutelli a la défaite amer. Quand les journalistes lui ont demandé ce qu'il retirait de la soirée, il a déclaré : Pugnalatori !(Poignardeurs).
Si le Président Napolitano convoque des élections anticipées, qui pourrait succéder à Prodi ? A droite, il y a 3 candidats possibles :
Berlusconi évidemment, Fini (l'ami de Sarkozy plus à droite que Berlusconi) et Buttiglione (supo du Vatican). Côté gauche, je vois aussi 3 candidats issus du nouveau Parti Démocrate : Walter Veltroni
(maire de Rome), Francesco Rutelli, Vice-président du Conseil sortant ou Piero Fassino (ancien Communiste). Je parierais sur un combat Veltroni-Berlusconi. Mais les sondages sont acquis à la droite pour l'instant.
12:30 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Italie, démission, Prodi, Berlsuconi, Napolitano, Buttiglione, Rutelli
Quantum of Solace

La nouvelle est tombée hier. Le nouveau James Bond s'intitulera en anglais Quantum of Solace. A l'origine, ce 22ème film devait prendre le nom de "22". Pourquoi avoir finalement choisi ce nom ? Il s'agit du titre d'une nouvelle de Ian Fleming publiée en 1961 dans le recueil For your eyes only. Ce film sortira en France le 5 novembre 2008 mais avec un autre nom non encore communiqué.
J'ai déjà hâte d'autant que le casting est bon, vraiment bon. On va évidemment retrouver Daniel Craig (il aurait signé pour encore 3 films). Les bonnes surprises viennent des autres rôles. On aura le plaisir d'admirer la magnifique ukrainienne Olga Kurylenko dans le rôle de Camille (James Bond girl). Le méchant sera incarné par un Français. Pour ceux qui suivent le blog de Charlotte, vous le savez déjà, il s'agit de Mathieu Amalric. Il interprétera un businessman membre d'une organisation mystérieuse, un certain Dominic Green, voulant le contrôle des ressources naturelles. On tombe donc dans un classique méchant de James Bond façon Hugo Drax, Francisco Scaramanga, Karl Stromberg ou Gustave Graves: de bonne augure.
La production nous assure beaucoup d'action mais aussi la recherche de
la vengeance. L'action se situera chronologiquement juste après Casino Royale. La fin du film laissait ouvertement la place à une suite. Géographiquement, on va aller en Autriche (comme dans L'Espion qui m'aimait ou Tuer n'est pas jouer), en Italie (je ne citerai pas les films qui ont une scène Dolce Vita, il y en a trop) et en Amérique du Sud (Moonraker, Permis de Tuer).
Enfin ce serait mal me connaître que de penser que j'allais l'oublier. La protagoniste de métal de ce nouvel opus sera encore, et à ma plus grande joie, l'Aston Martin DBS. J'espère (on ne sait jamais) que cette fois-ci elle ne sera pas détruite et qu'on pourra l'admirer plus longuement que dans Casino Royale.

11:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : James Bond, Quantum of Solace, Daniel Craig, Mathieu Amalric, 22, Aston Martin
17.01.2008
Le Ministre de la Justice Italien démissione
La nouvelle est tombée hier soir en séance à la Chambre des députés. Le Ministre de la Justice, Clemente Mastella, a annoncé qu'il démissionait. Cette décision fait suite à un scandale de corruption dans la région de Naples, la Campania. Le parti de Clemente Mastella, l'Udeur, faisait l'objet d'une enquête de la magistrature. C'est un peu le comble pour un Ministre de la Justice !! Romano Prodi, le Président du Conseil, lui avait demandé de rester à son poste, mais les images des perquisitions au domicile conjugal montrant la femme du Ministre avec les policiers ont eu un effet net pour le Président de l'Udeur, entraînant sa démission du gouvernement. En attendant, Romano Prodi assumera l'interim.

Cette démission est de loin ce que Prodi ne pouvait pas se permettre. A la tête d'une coalition fragile, il n'y a pas de doute que l'opposition va tenter de renverser une ennième fois le gouvernement Prodi. Du point de vue de la stabilité de la coalition, cette vague pourrait faire du mal. Même si depuis la fondation du Parti Démocrate les choses vont un peu mieux, la coalition n'en est pas moins hétéroclyte. De l'extrème gauche au centre, l'Unione pourrait pâtir de cet événement. En effet, l'ex ministre, à la tête de la petite formation centriste, maintenait un certain équilibre. L'Udeur, le parti le plus à droite de la coalition de gauche, permettait d'avoir la majorité au Sénat. C'est maintenant Berlusconi qui va en faire ses choux gras s'il réussit à faire passer une motion de défiance. Alors que l'Udeur vient d'annoncer qu'il quittait la coalition gouvernementale, on est peut-être entrain d'assister aux derniers jours de Prodi au pouvoir. L'heure est donc grave au Palais Chigi, au Palais Madame et à Montecitorio.
14:25 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Mastella, Italie, démission, Prodi, ministre, justice, Udeur
15.01.2008
La Présidence slovène bridée par la France

Depuis le 1er janvier 2008, c'est la Slovénie qui est à la tête de la Présidence tournante de l'Union Européenne. Ce petit Etat de 2 millions d'habitants est le premier pays des ex nouveaux pays membres à occuper ce rôle. Ce pays fait figure de modèle pour les autres Etats provenant de l'élargissement de 2004. C'est en effet le premier à avoir adopter l'euro, même si désormais la Slovénie est rattrapée sur le sujet de la monnaie par Chypre et Malte, deux autres petits Etats de l'UE.

Mais ce super projecteur qu'est la Présidence de l'UE risque de connaître des problèmes de tension. En effet, la France qui relaiera la Slovénie au 1er juillet montre encore et toujours des signes d'arrogance en court-circuitant les objectifs slovènes à coup de grandes annonces. Ratification du Traité de Lisbonne oblige, la Slovénie va devoir se borner à jouer les seconds rôles sans faire de vague. A ce sujet, j'apprécie beaucoup la déclaration du député européen PPE Alain Lamassoure qui dit que "pendant cette période, il vaudra mieux éviter de mettre sur la table des propositions audacieuses, un peu provocantes, qui risqueraient de susciter des campagnes hostiles à l'Europe dans tel ou tel pays européen. Donc, ce pilotage de la période de ratification sera sans doute l'une des grandes tâches, ingrates mais
fondamentales, de la présidence slovène." Déjà que ce n'est pas évident de conduire une période de ratification, mais en plus si la France s'en mêle trop avant de prendre les rennes, la présidence sera encore plus désagréable que prévue pour Janez Jansa, le Premier Ministre slovène.
Cependant le petit Etat slave a plus d'un tour dans son sac. La présidence slovène va s'atteler à un sujet plus ou moins consensuel pour les citoyens de l'UE, un sujet qui ne devrait pas faire de remous dans le processus de ratification : régler le cas du Kosovo.
Alors que la région serbe est en passe de proclamer son indépendance, Ljubljana veut convaincre les Européens de jouer l'apaisement avec la Serbie en signant éventuellement un accord de partenariat. Il serait en effet plus facile de parlementer avec Belgrade pour les Slovènes qui n'ont pas participé à la guerre dans les Balkans. La position diplomatique de la Slovénie est donc relativement franche vis-à-vis de la Serbie.
23:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne, Slovénie, France, Kosovo, Jansa, Serbie, diplomatie
11.01.2008
L'Espagne va se doter de paroles à son hymne
Après presque 7000 propositions faites au jury espagnol, 2000 textes ont été retenus et examinés avec attention. Les paroles de l'hymne espagnol doivent correspondre à 3 impératifs : un style littéraire, des paroles qui exhaltent et évidemment cela doit coller aux notes de manière à pouvoir être chanté. C'est le Comité Olympique Espagnol qui a poussé pour que l'hymne ait des paroles. Pour être définitivement adoptées, ces paroles devront recevoir 500.000 signatures de soutien et être votées au Congrès des députés. Pour publier cette version avant le recueil des signatures, c'est le grand ténor Plácido Domingo
qui interprètera l'hymne au Palais des Congrès de Madrid le 21 janvier. Si le texte est adopté, alors il sera étudié à l'école. Quant aux droits d'auteurs, ils seront reversés à l'Etat espagnol. C'est peut-être pour cela qu'il m'a été impossible de trouver le nom de l'auteur. Alors je vous livre la traduction de ces paroles.
Vive l'Espagne / Chantons tous ensemble / Avec une voix différente / Et un seul coeur
Vive l'Espagne / Des vertes vallées / A l'immense mer / Un hymne de fraternité
Aime la patrie / Puisqu'elle sait embrasser / Sous son ciel bleu / Des peuples en liberté
Gloire aux fils / Qui à l'histoire donnent / Justice et grandeur / Démocratie et Paix
De très belles paroles selon moi qui ne manqueront pas d'être portées hautes par l'ensemble des sportifs espagnols parmi lesquels figurent les grands Alonso, Pedrosa, Raul, Ferrer, Nadal, Sordo, Checa...
23:42 Publié dans Europe, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Espagne, Hymne, paroles, Domingo, Alonso
09.01.2008
Dati et les criminels dangereux: ça sent le Fenech
Après le fiasco de la réforme de la carte judiciaire qui a soulevé de grosses vagues de protestations, la mère Dati persiste et signe en présentant, en urgence, un texte destiné à créer des centres de rétention, dans lesquels des criminels dangereux pourront indéfiniment être enfermés, à leur sortie de prison. Il y a encore de quoi s'indigner d'une telle mesure. D'autant que dans un premier temps cette loi ne devait concerner que les pédophiles. Mais, le député UMP du Rhône, Georges Fenech, rapporteur de la loi à l'Assemblée Nationale, a ajouté un amendement élargissant le nombre de personnes pouvant faire l'objet de ce deuxième enfermement. Inutile de dire que ce texte remet en cause des principes fondamentaux du droit pénal en France. En effet, le principe non bis in idem qui prévoit qu'un même délit ne peut être puni que par une seule peine va en prendre un coup. Il faut reconnaître qu'un deuxième enfermement équivaut à une seconde peine. On assiste donc, impuissants, à l'institution d'une double peine. Alors, nous dit-on, cette mesure sera encadrée par des évaluations de psychiatres et psychologues. Bien ! Mais quel médecin psychologue, face à la pression populaire et gouvernementale, va accepter de déclarer dangereux contre sa conscience un ancien détenu qui a déjà purgé la peine pour laquelle il a été mis en prison?
Il faut donc être très regardant sur les détails de l'application de cette loi. Un psychiatre est-il à même de savoir si un criminel récidivera? Qui peut se targuer de lire l'avenir sans marge d'erreur? C'est une question importante qui peut se résumer comme suit: mieux vaut-il un innocent en prison ou dix coupables en liberté? Selon moi, cette question ne mérite qu'une seule réponse, celle qu'un pays démocratique doit donner. Cette loi pose un autre problème: le respect de la présomption d'innocence. Si un criminel qui a "payé sa dette à la société" peut être enfermé une seconde fois en sortant de prison, on a alors affaire à une présomption de culpabilité. On flirt donc gravement avec la Constitution. Il faudra espérer que 60 députés ou 60 sénateurs saisiront le Conseil Constitutionnel. Car il y a matière à invalider cette loi, avec un minimum de volonté.
Une autre caractéristique de cette loi est aussi relativement choquante: l'urgence. Pourquoi diable utiliser la procédure d'urgence? Officiellement, c'est pour répondre à une préoccupation des Français à la suite de faits divers. Le texte découle en effet de plusieurs faits divers dramatiques, notamment l'affaire Enis, du nom du petit garçon enlevé et violé, en août 2007 à Roubaix par Francis Evrard un pédophile récidiviste. Il s'agit là encore de répondre à une annonce du chef de l'Etat faite après le non-lieu psychiatrique requis contre l'auteur présumé du meurtre en 2004 de deux infirmières dans un hôpital psychiatrique de Pau. Cela justifierait alors l'urgence? Le porte-parole des députés PS, André Vallini, a déploré un "retour en arrière considérable uniquement destiné à plaire à l'opinion publique" et "commandé en urgence par le président de la République à la suite d'un fait divers". C'est donc une loi d'émotion avec tout ce que cela comporte de détestable lorsqu'on parle de libertés fondamentales et de principes constitutionnels. Officieusement, et on balaye la réflexion nécessaire à un texte de cette importance, il faut faire passer cette loi avant les élections municipales puisqu'il n'est pas dit qu'il soit possible de le faire après les élections étant donnée la menace d'un remaniement. Du coup, le Président de la République fait porter le chapeau à Rachida Dati avant de la déménager de la Place Vendôme à la place Beauvau!? Cela étant, il me semble qu'en la matière, il y a urgence à attendre, il faut prendre le temps de réflechir, il faut consulter les magistrats, les avocats et les psychiatres. Cette loi est aussi puante que celle sur l'ADN et elle reflète très bien ce gouvernement et le Président de la République dans une France où désormais le paraître est plus important que le fond.
13:05 Publié dans Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gouvernement, Dati, criminels, récidive, Fenech, principes, Constitution
05.01.2008
Le Dakar 2008 est annulé
Aujourd'hui, le rally automobile le plus connu, le plus beau et le plus difficile devait partir de Lisbonne. Malheureusement pour les participants et les sponsors, en 2008, il n'y aura pas de Dakar. Mais ceux qui vont le plus en pâtir, ce sont bien les Africains dont les pays devaient être traversés. En effet, au delà de la beauté de la course, des magnifiques paysages et de la compétition, le Dakar est une véritable vitrine pour l'Afrique. C'est aussi une mane économique non négligeable. Le tourisme est une des principales ressources pour un pays comme le Maroc ou le Sénégal. Il est donc très regrettable que la course ne parte pas. La raison pour laquelle le rally raid ne part pas est elle aussi relativement consternante. Il y aurait des menaces terroristes en Mauritanie et les Français seraient des cibles potentielles. Donc l'Etat français a refusé le départ. N'y avait-il pas une autre possibilité? On se souvient du Dakar-Le Caire qui devait traverser la Lybie et qui, finalement, ne l'a que survolé grâce à
un pont aérien impressionnant. Certes, cette année, ce n'étaient pas moins de 8 spéciales qui étaient prévues dans le désert mauritanien. Mais pourquoi les organisateurs du Dakar n'ont-ils pas prévu un tracé de secours au Mali, au Niger ou de plus longues étapes au Maroc et au Sénégal? L'organisation est donc défectueuse et la menace Al-Qaida en Mauritanie prend le dessus sur la plus belle compétition du continent Africain. C'est donc un Grand dommage pour l'Afrique et pour le sport et une bien triste nouvelle pour la stabilité internationale et la lutte contre le terrorisme.
12:08 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rally, Dakar, Afrique, Mauritanie, Lisbonne, course, désert
02.01.2008
Milan adopte un Péage urbain
La ville de Milan a instauré depuis ce matin un péage pour les véhicules afin de réduire le trafic et la pollution dans le centre, un "éco-pass" pouvant aller jusqu'à dix euros pour entrer dans la capitale économique italienne. Le montant du droit d'entrée dépend du véhicule, les voitures les moins polluantes en sont exonérées alors que les plus polluantes paient le prix fort. Cette expérience, la première du genre en Italie, vise à réduire la pollution de l'air à Milan, et s'inscrit dans un programme plus large de développement des transports publics et des espaces verts dans une ville souvent en proie à un brouillard de
pollution. Les visiteurs réguliers peuvent acheter un passe multi-entrées moitié moins cher que le forfait quotidien. Les habitants du centre-ville paient une taxe annuelle s'ils possèdent une voiture très polluantes, allant de 50 à 250 euros l'année. Le péage s'applique du lundi au vendredi, entre 7h30 et 19h30.
Je trouve cette initiative très intéressante. Après Londres et Stockholm, c'est une autre grande ville qui applique le système du péage urbain pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le centre-ville. Cela devient donc plus qu'une piste de reflexion. Le succès londonien en atteste. Il va falloir penser à utiliser les mêmes moyens dans nos villes françaises, à commencer par Lyon peut-être? Si on veut faire de Lyon une ville à la pointe du développement durable, je pense que c'est une des solutions à adopter. Pour un retour de la biodiversité en ville, pour des questions de santé publique et pour simplement bien vivre en ville, la réduction de la circulation est plus que nécessaire. Cela dit, pour qu'une ville réussisse un tel pari, il faut aussi repenser la politique du logement dans les centre-villes. Mais si on n'amorce pas la pompe, rien ne se fera.
23:10 Publié dans Environnement, Italie, Lyon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Milan, péage urbain, Italie, centre ville, circulation, gaz à effet de serre, pollution




